28 février 2008
Les nuits blanches de l'art moderne...
Texte écrit pour la consigne d'écriture n° 64, de Paroles plurielles.

(c) Coumarine
"Il n'en a parlé à personne."
Il insiste. Balance du chef. Et du couvre-chef.
Comment faire rentrer cette vérité dans le crâne de ces raisonnables?
Il écarquille ses yeux d'une cravate à l'autre.
"Non. A personne." répète-t-il. Pas de leur secret à tous...
De mémoire d'homme peint dans un musée. Ça ne s'est jamais vu.
Impossible, pour eux, de se prendre d'amour comme ça, pour deux visiteuses...
De leur larguer le secret de folles nuits minuinesques.
Pis! De les inviter dans une soirée très privée.
"Mwouais. Alors, tout pour toi?" émet enfin Magritte...
"Moi j'en veux au moins une."
"Tais-toi et peins" jette Delvaux, glissant l'huile de lin sous les molières du vieux surréaliste.

Spilliaert, lui aussi sorti de ses cadres, s'amuse à jouer avec ses yeux.
Pif! Une bille en l'air!
paf! Un trou noir.
Bleu! Un ciel de pastel.
"Deux ou rien, ça m'est égal. Je ne suis pas ce vieux débauché de Rops..."
Un parfum de beurre d'encre coule des cadres.
"D'encre ou de seiche?" Pas gouté ça, moi, à Jabbeeke.
Et voilà Permeke, tentant son énième glissade à travers le sous-sol, un plat de pommes de terre en équilibre sur un plateau.
"Tu permets?" Proteste Emile Claus.
"Tu m'as chipé ma palette..."
"Pff! Une palette ça?" gronde Permeke.
Dégouté, il la pose dans un coin, en tas, comme une veste démodée.

Et quand dans un froufrou délicieux apparait la belle épouse de
Gallait, ennuagée de tulle, suivie de son carlin favori, tous se
taisent, muets. La beauté!
La beauté la fleur de camélier s'aventure au milieu de leurs pommes d'Adam

Et le voilà enfin, ce duo singulier, avec eux
La photographe du XXIème siècle.
Dans les yeux de l'écrivain rieur du XXème.
L'apprentie d'atelier, la gâcheuse de toile,
Et ses brillants papillons d'or
Comme de fières et fantasques visiteuses.

(c) Pivoine
Dora Carrington, (4) Tidmarsh & moi
Une version couleurs du tableau - je n'ai pas gardé les mêmes couleurs dans mes versions au pastel. Et puis, je n'ai pas dessiné les cygnes noirs - c'est trop la création personnelle de Carrington. Elle les avait inventés. J'ai simplement écrit son nom en noir, et le nom du moulin.
Un tableau de 2 m 40 sur 1 m 80. Quel travail cela a dû représenter !
Curieusement, c'est un peu comme si ces personnages historiques étaient devenus des amis. Je leur ai donné beaucoup d'énergie (trop?)
Car maintenant, je suis très, très fatiguée...........

Ce dessin-ci m'a tout de même demandé quatre longues séances de travail. Avec force passages de fixatif. Bien sûr, il y a de subtiles différences par rapport à l'original. La partie gauche est peut-être plus importante, il manque une cheminée, la maison est plus étroite que dans la "réalité", la perspective de la tour en bois n'est pas tout à fait correcte et malheureusement, je n'ai pu dessiner la grange à l'extrême-droite. Et puis, j'ai traité les arbres à ma façon. J'ai particulièrement aimé dessiner le ruisseau, "La douleur", et aussi la barrière en bois. Ca fait très puzzle anglais, jardin romantique, ou bâtisse vétuste dans un ancien dessin animé...
27 février 2008
Dora Carrington, (3) Tidmarsh & moi
Le modèle original:

Ma première esquisse, sur du simple papier à dessin. J'ai pastellé seulement la partie droite de la maison, mais avec le tunnel sur le "bief". C'est un détail que j'aime tout particulièrement. Pour donner plus d'éclat et de profondeur au pastel, je l'ai légèrement dilué (une curieuse idée...) avec de l'huile. En réalité, j'aurais aimé dessiner ce moulin avec des pastels gras.
Dora Carrington (2) & Tidmarsh...
A côté de moi, au sommet de ma PAL, il y a la biographie (en français) de Lytton Strachey par Michaël Holroyd. Ce texte a été retravaillé en 1994, en vue d'une réédition revue et augmentée. J'ai également la version anglaise, de Chattoo & Windus, qui recense toute la jeunesse de Strachey, jusqu'à sa rencontre avec Carrington, en 1915. (Tout cela parce que je me suis attelée à une biographie de Dorothy Strachey, la soeur aînée de Lytton, mariée au peintre français, Simon Bussy).
Les deux volumes reproduisent l'affiche du film "Carrington".
Dans l'édition anglaise, il y a plusieurs documents photographiques et c'est d'après la photo d'un tableau de Carrington que j'ai fait mes deux derniers pastels: une esquisse A3 et un pastel en format plus grand du moulin de Tidmarsh.
Voici ce qu'en dit Michaël Holroyd:
"Cet été-là, elle peignit à l'huile une grande toile (environ 2,40 m sur 1,80 m) de la bâtisse que Virginia [Woolf] appelait désormais "Le moulin sur la Douleur" ("The Mill on the Pang. "Pang", le nom du ru, signifie douleur"; Virginia songe aussi au Moulin sur la Floss, de George ELIOT (N.d.T.) C'est une oeuvre obsédante. La géométrie de la maison est claire et l'emploi imaginatif des couleurs, où priment les toits orange rutilants et un ciel bleu reflété dans le cours d'eau, donne une étrange intensité à la composition. Sur le bief, qui disparaît dans un tunnel, sous la maison au centre du tableau, voguent deux cygnes noirs, penchés l'un vers l'autre. Le tableau a la qualité irréelle d'un rêve qui inspire à la fois bonheur et danger."
HOLROYD (Michaël), Carrington, Paris, Flammarion, 1995.
En voici une reproduction en noir et blanc.
26 février 2008
Dora Carrington (1) & Lytton Strachey
Dora CARRINGTON, artiste-peintre, plus communément appelée "Carrington", est née à la fin du XIXème siècle (en 1893). Elle accomplit ses études artistiques à la "Slade School of Fine Art", une des six fondations d'enseignement de l'art, (liée à l'Université de Londres), financées par Felix SLADE. Les peintres Lucian FREUD et Roger FRY (également critique d'art, membre du groupe dit "de Bloomsbury, et ami des soeurs Virginia Woolf et Vanessa Bell) y étaient professeurs.
Autoportrait de Dora Carrington.
Elle s'était liée d'amitié avec un de ses condisciples, Mark Gertler, peintre de talent. (Issu d'un milieu et d'un quartier londonien d'une pauvreté extrême, il avait dû sa chance de faire ses études à la Slade grâce à une bourse octroyée par un de ces organismes de bienfaisance juifs, qui finançaient les études d'éléments particulièrement doués. )
Par lui, elle a rencontré lady Ottoline Morrell, mécène anglaise, et mieux connu Lytton Strachey, écrivain biographe. Une curieuse et très intime relation les lie jusqu'à la mort de Lytton, en 1932.
Photographie de Dora Carrington et de Lytton Strachey, cliché WIKIPEDIA.
A vrai dire, cela commence par un coup de foudre. A la fin de la guerre, Carrington est invitée à passer un week-end dans la maison de Vanessa Bell et Duncan Grant, en même temps que Lytton Strachey, leur ami de jeunesse. Il la choque par ses propos audacieux pour l'époque. Elle a un frère sur le front, en France... On est encore en 14-18 et, profondément pacifiste, opposé à la guerre, il veut acquérir le statut d'objecteur de conscience. (Il sera finalement réformé, ce qui lui épargnera la prison...) Au cours de ce week-end, Lytton embrasse Carrington sur les lèvres. Le lendemain matin, très tôt, Carrington s'introduit subrepticement dans sa chambre dans le but de lui couper la barbe. Il se réveille, elle suspend son geste et en tombe folle amoureuse.
Portrait de Lytton STRACHEY lisant.

A noter qu'il y avait également un très grand portrait de Lytton STRACHEY par Henri LAMB, à l'expo récente, "British Visions", à Gand.
Collections de la TATE GALLERY, Londres.
Plus tard, ils habitent ensemble au moulin de Tidmarsh, dans le Berkshire, puis à Ham Spray House, dans le Wiltshire. Carrington entretient une importante correspondance avec ses amis, bourrée d'illustrations de sa main, elle peint des paysages et portraiture Lytton et sa famille (lady Strachey, née Jane-Maria Grant, "Her ladyship", Julia Strachey), dessine, grave des bois pour la Hogarth Press (son mari, Ralph Partridge, seconde Léonard Woolf à la Hogarth Press), et s'occupe de la maison (décoration, jardin et cuisine).
Portrait de la mère de Lytton, lady Strachey
(Cliché: Musée des Beaux-Arts d'Edimbourg).
Portrait de Julia Strachey.
La relation très intime qui unit Lytton et Carrington nous paraît exceptionnelle, puisque Lytton était homosexuel. (La postérité l'a davantage retenu comme un écrivain homosexuel, moins malchanceux qu'Oscar Wilde, mais nettement moins célèbre aussi) que comme l'auteur du livre "Eminent victorians".) Et "Eminent victorians" est un livre très intéressant, qui permet de mieux connaître la vie de Florence Nightingale, véritable icône victorienne, infirmière pendant la guerre de Crimée.
Il est à noter qu'en Angleterre, la biographie est vraiment un genre littéraire en soi, beaucoup plus courant -et couru!- que dans les pays francophones. Le biographe de Lytton Strachey est Michael Holroyd, qui écrit aussi la biographie d'Augustus John, un peintre contemporain de Lytton). Ces biographies (qu'à priori, je trouve intéressantes), me déroutent toujours un peu en ce sens qu'elles privilégient plutôt la vie que l'oeuvre... Et que dans mes études, on m'a appris à privilégier plutôt l'oeuvre... Que la vie d'un auteur ou d'un artiste!
Voilà donc le cas de figure où l'on a une femme peintre (ce qui est déjà assez rare) vivant avec un écrivain et un intellectuel extrêmement raffiné. Elle lui sert d'amie, de confidente, de secrétaire, de gouvernante... De disciple aussi. Le film "Carrington", de 1995, a naturellement développé le côté romance impossible entre Lytton et Carrington.

Dans la réalité, si je ne mets nullement l'amour de Carrington en doute, je pense toutefois qu'elle s'est surtout rendue utile, voire indispensable, à Lytton. Sa vie avait été difficile, étant donné qu'au moment de leur rencontre, il était toujours célibataire (et célibataire malheureux), vivant avec ses parents. Leur arrangement à Tidmarsh et puis à Ham Spray leur a permis à tous deux de vivre avec mari et/ou amis, amants de passage, voire de toute une vie.
Mais Carrington aimait vraiment Lytton Strachey. En 1932, alors qu'il est mourant, elle tente une première fois de se suicider. Son mari l'en empêche. Après la mort de Lytton, elle écrit à Virginia Woolf, en lui promettant -peut-être- sa visite future. "Je viendrai ou ne viendrai pas", dit-elle. Et elle se tue d'un coup de fusil. Mal lui en a pris, la mort est survenue après quelques heures et d'atroces souffrances. Pauvre Carrington ! Dans leurs échanges de lettres, les amis et la famille de Lytton ont supposé qu'elle s'est suicidée au moment même où elle pouvait envisager de vivre sans lui. C'est-à-dire, après le pire de sa souffrance...
Affiche du film "Carrington", palme d'Or à Cannes, cliché (c) WIKIPEDIA.
"Il n'y a plus rien..." (Léo Ferré)
léo ferré : il n'y a plus rien
(...)
- Vous n'avez rien à déclarer
?
- Non.
- Comment vous nommez-vous ?
- Karl Marx.
- Allez, passez !
Nous partîmes... Nous étions
une poignée...
Bientôt, nous nous retrouverons démunis, seuls,
Avec
nos projets d'imagination dans le passé.
(...)
Nous partîmes... Nous étions une poignée
Bientôt, ça débordera sur les trottoirs
La parlotte ça n'est pas un détonateur suffisant
Le silence armé, c'est bien, mais il faut bien fermer sa
gueule...
Ecoutez-les...
Toutes des concierges !
Il n'y a plus rien, plus plus rien
Si les morts se levaient ?
Hein ?
Nous étions combien ?
Ca ira ! Ca ira... Ca ira... Ca ira..."
(...)
Léo FERRE, "Il n'y a plus rien"
(extrait) ça a un petit côté très hugolien,
très poésie des origines,
très poésie épique
très poésie française...
25 février 2008
Peintures récentes... (2)
L'ensemble...
...et le détail d'une robe... Peinte et "écrite" !
Une particularité de mon travail que je vais développer.
(Et qui enthousiasment les deux profs...
Qui savent tous les deux que j'écris autant que je peins,
ce qui me fait "sortir" des textes que j'ai écrits, jusqu'à hier).
Peut-être est-ce le début d'une conciliation?
Peintures récentes... (1)
Je viens de terminer une peinture à l'académie: deux petites filles dans un escalier.
Ici, à la maison, j'ai fait deux pastels (l'un sur feuille A3, au format "normal" - et l'autre sur un plus grand format, type A2) d'après une peinture de (Dora) Carrington. Mais ceci fera l'objet d'une autre série d'entrées, car, naturellement, il y a beaucoup à dire au sujet de Carrington, une femme peintre sur laquelle je me documente en ce moment...
Donc, voici deux détails de ma dernière peinture, un portrait dont je suis assez contente. presque contente ! Je dois rectifier les yeux, je n'aurais pas dû employer de la couleur verte, et la bouche (idem, mais là, c'est le rouge qui est trop prononcé). Enfin, malgré ça, je suis contente... Parce que les ombres et les lumières sont rigoureusement respectées, qu'il y a un côté peint, indéniablement... Et j'aime bien le côté à la fois hiératique et paisible de l'expression. C'est ce que je voulais exprimer, sans doute.

Pour les mains, il y a encore du travail, mais c'est ce qu'il y a de plus difficile en peinture.
Acrylique sur papier.
1 m x 75 cm.
24 février 2008
L'émerveillement et l'aujourd'hui
(Suite).
Lorsque Kloelle a lancé une invitation à lui envoyer notre "petite madeleine" personnelle - littéraire - le souvenir d'une lecture de notre enfance (ou de notre jeunesse), qui nous aurait particulièrement marqué, je lui ai envoyé un petit texte de présentation du livre que j'avais retenu (un album du Père Castor, bien entendu!) et qui disait ceci:
"Mamé et la maison qui chante..."
"Ma petite Madeleine littéraire, celle que je choisis aujourd'hui, parce que pour moi, elle évoque la tendresse..."
"Tendresses familiales avant tout, douceur de la voix de ma maman qui me lisait et me relisait cette histoire, tant que je ne savais pas encore lire. Tendresse des choses de tous les jours, ravissement des objets de la cuisine, tasses roses, bleues, cafetière... Tendresse entre les hommes, les humains veux-je dire, et les bêtes... Pourquoi aimé-je tant cette histoire? Elle ne comporte guère de morale, contrairement à d'autres livres pour enfants qui me plaisaient moins. C'est tout simplement une histoire d'amour. Et je voudrais bien devenir une aïeule comme la Mamé de mon histoire, mais je ne sais pas si ce sera le cas un jour... Ou peut-être que les oiseaux seront plutôt des... Chats !"
Cette histoire s'appelle "La maison qui chante".
Texte et images d'Albertine Deletaille, éditions du Père Castor
La suite, on la trouvera ici...
Et quelques pages significatives sur Albertine Deletaille, ici aussi...
Enfin, ce soir, encore, je viens de découvrir le commentaire de Nicolas Deletaille, le petit-fils d'Albertine Deletaille. Et c'est vrai, que comme me l'annonçait Kloelle, c'est un magnifique cadeau. (Puis-je en rêver de plus beau, ce soir, justement ?)
"Merci pour ces beaux mots, pas seulement ceux-ci mais tous ceux que j'ai lus sur votre blog.
Albertine Deletaille (qui est ma grand mère) nous a quittés le 2 février, quelques jours après votre e-madeleine.
Vous
me semblez très proche de sa nature et de ses goûts simples et radieux
à la fois. Je n'ai aucun doute de vous voir devenir une Mamé tout à
fait parfaite...
Grand mère aurait pu tenir un joli blog mais
elle est née en 1902 et quand les blogs sont arrivés elle était déjà
centenaire. Enfin, elle écrivait des lettres, et dans l'une d'elles,
elle m'avait écrit (ce qui me semble une réponse valable à votre
madeleine):
"Août
Comme tous les mois de l'été
amène à Montauroux
les petits, les grands, les jeunes, les vieux
que j'aime de tout mon coeur;
des joies fortes, très courtes,
des conversations qui ne s'effaceront pas,
des moments de beauté, de vérité,
qui resteront,
pour eux comme pour moi."
Je vous relirai souvent, et avec plaisir.
Nicolas Deletaille"
(Ahem! Je ne sais vraiment pas si j'ai des goûts simples, mais c'est vrai, j'aime mon intérieur... J'aime la poésie du quotidien... Les jolis objets, les chats, les chiens et le chant des oiseaux, la nuit. Tout comme la nature et le renouveau... Et les promenades à Ronquières... Et aussi les livres et la musique - et les suites pour violoncelle, de Bach o;)
23 février 2008
L'émotion et l'aujourd'hui
Aujourd'hui, malgré un excellent moment passé à Ronquières, au Plan incliné, en compagnie de la Rose, qui voudrait bien visiter les installations portuaires et techniques, le long du canal de Charleroi... J'ai traversé des moments de grande tristesse. (Quelque chose que je n'ai plus ressenti depuis longtemps, serait-ce donc que finalement, j'étais plus heureuse que je ne le pensais? Mais oui, j'étais souvent heureuse, et je le savais, car obscurément, je redoute toujours que quelque chose de grave n'arrive.... Donc, de la tristesse, du cafard, (et des cafards! Encore! Des vrais cette fois... Avec de la casse en prime) Un peu d'angoisse, des pensées qui se répètent et se répètent, inlassablement, de la peur, aussi, et surtout, le martèlement de certains mots entendus qui reviennent sans arrêt dans ma tête et devant mes yeux, comme des éclats de mortier).
***
Et puis ce soir, (après avoir regardé "Les poupées russes" à la télé ! Enfin! J'ai enfin vu la suite de "L'auberge espagnole", que j'avais tant aimé...) Je rouvre l'ordinateur, et je trouve ce commentaire prometteur de Kloelle, "Pivoine... il y un commentaire sous ta madeleine littéraire que je veux
que tu lises. Un commentaire comme un cadeau que l'on n'attend pas, un
cadeau très émouvant." (Lien vers "Les madeleines littéraires", une rubrique du blog de Kloelle).
A suivre.























