C'était mon amie "Béhémot" qui était passionnée par la vie et l'oeuvre de Boulgakov. C'est elle qui me l'a fait connaître, et qui me l'a fait lire.

Le personnage de Béhémot est d'ailleurs un chat - et un démon - dans "Le maître et Marguerite" - version russe de Faust et Marguerite.

Elle m'a raconté que
Boulgakov, né à Kiev, ukrainien - et donc, "naturellement" ou, disons plutôt, "culturellement" (il n'y a pas de fatalité, et le racisme, l'antisémitisme, la xénophobie, ça se "travaille"), culturellement teinté d'antisémitisme, avait un jour assisté à l'agression d'un Juif, tabassé et laissé pour mort. Cela l'avait durablement impressionné.

Du coup, il place, au centre de son oeuvre, "Le maître et Marguerite", non seulement, l'histoire du maître (qui se déroule à Moscou, et que symbolise la lune), mais aussi, l'histoire de Ponce Pilate et de Ieshoua, (Jésus bien sûr, Ieshoua veut dire Jésus, en araméen), qui se déroule à Jérusalem, (symbolisée par le soleil).

Voilà qui me laisse rêveuse, en me remettant en mémoire nos conversations passionnées sur la littérature, sur l'écriture, sur l'histoire, sur les révolutions, sur les trois religions du Livre, les origines juives du christianisme,
et le reste.

ILLUSTRATION:

le projet de GABRIEL, webmastre, qui illustre "Le maître et Marguerite"

maitreEtMarguerite