Les carnets de Pivoine

Le monde est plein d'images. L'image est au bout de la plume. L'image est au bout du crayon.

25 août 2007

Si tu ne t'occupes pas de politique...

La politique s'occupera de toi, c'est bien connu. C'est un peu comme le "quand les dégoûtés partent, il ne reste que les dégoûtants" (mais les dégoûtants sont bien contents que les dégoûtés sont partis!)

Je passe pas mal de temps à lire les articles en ligne (je n'ai pas de journal papier, pffff) sur la crise politique belge. Ah eh bien, demain, j'irai au moins m'acheter deux journaux. Je lirais bien De Morgen aussi, mais ça dépasse ma connaissance du néerlandais. Et pourtant, ce serait une bonne idée. Je le lirais avec mon fils et lui demanderais de me traduire les articles. Ca lui ferait un bon exercice.

J'essaie de me faire une opinion, ou plutôt de comprendre ce qui se passe, pour ne pas me réveiller en mauvaise posture quand les solutions (et le futur gouvernement) sortiront du haut-de-forme Val Duchesse. De toute façon, je me fais l'effet, déjà, d'une sous-citoyenne, et en plus, d'une sous-citoyenne qui réfléchit et s'informe... (Ce dont le monde politique se fichera éperdument, bien sûr). Evidemment, je me "sens" du mauvais côté de la frontière linguistique, pis, entre deux eaux, n'étant ni flandrienne, ni wallonne.

***

Sinon, pour le reste, je voulais commencer une composition hier après-midi, mais le Forum n'est peut-être pas le lieu idéal pour ça. Je me suis plantée. Il n'y a pas de travail ou plutôt, d'apprentissage, sans plantage. J'ai cherché où était l'erreur, après, l'erreur, c'est que je n'ai pas consacré suffisamment de temps à concevoir mon "projet" et surtout, je n'ai pas fait les croquis préalables. D'où le plantage.

Après ça, entre la discussion de deux participants en espagnol, avec une troisième larronne qui conversait (et ça résonnait vachement!) en néerlandais et en espagnol sur les meilleures assurances à prendre en cas de retour de vacances inopiné... Une autre participante qui volète, de-ci, de-là, tout tablier dehors, en piquant des pastels dans tous les râteliers (et en ne les rangeant jamais), et la conversation qui continue entre deux animateurs à la porte, entre 3 et 4 heures, fin du cours... Et un revenant qui veut savoir qui est qui et ce qu'on a déjà fait, et pourquoi et comment, qui porte le nom d'une icône russe célèbre, et a, paraît-il, une amie dans chaque port (ou dans quelques pays)...

Eh bien, tout simplement, j'ai cru devenir cinglée. Hier, ce n'était pas ma journée. Des tas de petites choses comme ça, qui mises ensemble me donnent envie de retourner au lit faire de la dentelle au crochet (familial joke), mais pour une fois, j'ai pris les choses avec philosophie. Je me suis dit que j'avais bien travaillé mardi et mercredi, qu'en somme, je décompensais, et que ça reviendrait.

Après quoi, j'ai enfin vu l'immeuble du journal Le Peuple, rue Saint-Laurent, restauré, cette merveille moderniste de Fernand et Maxime BRUNFAUT, avec ce bas-relief en pierre, (un peu constructiviste socialiste, là!)

"Pour que le peuple lise".

Rentrée chez moi, j'étais vidée et je me suis mise au lit - sans dentelle au crochet. (Je n'ai jamais su crocheter). Et maintenant, je lis tous les articles que je trouve sur le feuilleton de l'Orange bleue.

Ou plutôt de la défédéralisation de l'Etat belge.

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16 août 2007

Spa, La Gileppe, E40, Herstal...

Ben, aujourd'hui, j'ai eu (nous avons eu) de la chance. Je suis partie en excursion avec la Rose, (sans appareil photo, c'est malin!). Nous sommes allées voir une petite expo dans une galerie à Spa (on ne peut pas dire qu'on recule devant l'effort à fournir et la distance à parcourir.

La pluie (diluvienne) avait cessé juste en arrivant à Spa. Mais j'ai illico endossé un polar et une veste, faute de quoi, j'aurais gelé sur place. Je ne sais pas pourquoi, mais il fait toujours mauvais quand on va à Spa (pluvieux, venteux, brumeux, glaciaire, voire polaire). J'ai soigneusement évité les marais... Il est vrai qu'on n'était pas en marche d'orientation Adeps... Comme en mars 2004 (j'étais enlisée jusqu'à la taille dans l'eau glacée et la neige fondue). Je me suis rabattue sur un café bien chaud, parce que vraiment, la glace, je ne pouvais pas! On a bu de l'eau ferrugineuse et légèrement pétillante, au Pouhon St-Machin. Tout va bien, je suis toujours en vie, c'est qu'elle est bonne.

spa_flessen

spa

Puis, on a filé vers le barrage de La Gileppe, (cliquer sur le lien pour arriver sur le blog photo de GOLDO, Clik & clak), qu'on a parcouru en tous sens, de haut en bas, de long en large. On n'a pas vu d'OVNI (objets volants, qui, comme le nom le dit si bien, sont non identifiés) (Faut toujours que je fasse mon petit St Thomas!). Mais comme je voyais par contre un gros nuage noir à l'horizon, je lui ai dit, "tu as vu ça?" - "Oui", m'a-t-elle répondu, "filons!". Et on est repartie dare-dare. Sous la pluie. Cela ne m'empêchait pas de penser aux fantômes de Léopold II et de la reine Marie-Henriette, (elle est morte à Spa), et à leurs filles, la pauvre Marie-Louise, Clémentine, déjà plus chanceuse, et Stéphanie, (qui avait attaqué le testament de son père... En pure perte.) Sacrés Saxe-Cobourg Gotha !

De fil en aiguille, partie à la recherche de photographies du couple Léopold II + Henriette, j'atterris sur un site assez incroyable, consacré aux Bonaparte et à Napoléon III. Ceci parce que la princesse Clémentine, (vous me suivez? J'interroge dans 3 jours) a épousé, juste après la mort de son père, le prince Victor-Napoléon, un descendant euh, disons des Bonaparte. En tout cas, il était chef de la maison impériale, même s'il n'y avait plus d'empire. C'est d'ailleurs pour cela que Léopold II s'était opposé à ce mariage, vu que Napoléon III était l'ennemi n° 1 de la Belgique (morne plaine!) Je n'ai jamais vu une telle iconographie, réunie en un seul "endroit", sur le Second Empire... Epoustouflant (notamment les gravures anciennes des Tuileries, à Paris)...

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(Marie-Henriette de Habsbourg-Lorraine + Léopold,
duc et duchesse de Brabant).
(c) WIKIPEDIA.)

Quelque part, dans la région liégeoise... A Verviers?

On a vu un magnifique arc-en-ciel, alors là, vraiment beau, bien coloré, bien tracé et qui se perdait dans les maisons ouvrières. On a repris l'autoroute et assisté à un coucher de soleil gigantesque, avec des nuages de toutes les couleurs. Avec les câbles et la voie aérienne du TGV, c'aurait vraiment fait quelques photos splendides. Pendant ce retour, je n'ai pas arrêté de dessiner mentalement, avec ce que j'ai dessiné dans ma tête, j'ai déjà de quoi exposer (A Spa, tiens, en face du Pouhon!! Virtuellement, s'entend!) J'ai pensé à quelques anciens collègues, aussi qui venaient tous les jours de Liège. Je me suis demandé ce qu'ils sont devenus.

A hauteur de Herstal, grise comme les fumées de la région, et on n'en voit plus guère, j'ai pensé à la Fabrique Nationale (F.N.) et je me suis dit que si on cassait définitivement la Belgique en morceaux, les flamands, pardon, les Flandriens, ne toucheraient aucun bénéfice sur les ventes d'armes. Je rigole, je ne pense pas qu'il y ait encore de gros bénéfices à faire là-dessus.  Par contre, ce qu'on n'a pas loupé, c'est le Buffalo Bill, pardon Grill, du coin (bof, bof, à part la viande de bison (futé).

Le plus important, c'est qu'il y a eu une grève des 3000 femmes ouvrières de la FN, une grève très, très importante (février 1966). Elles réclamaient l'égalité de salaire, garantie -en mots- par l'article 119 du Traité de Rome (1957). C'est le sujet du film documentaire, "Femmes-machines", de Anne-Marie THUNISSEN, sorti en 1996, distribution, LES FILMS DE LA PASSERELLE.

+ lien vers une interview de Marie-Thérèse COENEN, historienne.
(J'aurais quand même dû faire histoire et journalisme, plutôt que l'enseignement, keske j'ai été bête tout de même...)

Femmes2

"A travail égal, salaire égal"
Cliché (c) "FEMMES-MACHINES"

Femmes1

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01 juillet 2007

Nouvelles taxes au 1.7.2007

A propos des nouvelles taxes en matière "écologique", ou, en regardant le J.T. de 19h30...

"...sam. 30/06/07 - A partir du 1er juillet de nombreux changements interviennent comme l'instauration de la taxe sur les emballages, l'augmentation du prix de la bière, un dédommagement plus rapide pour les victimes d'accidents de voiture ou l'autopsie obligatoire pour les nourissons décédés de mort subite (...)"

Source: http://www.flandrerinfo.be

Papier alu au mètre.
Panique à l'emballage.
Bouteilles en verre d'Elisabeth Sandwich.
Salades de poulet curry avec jaunisse et conservants.
Cigarettes, hasch, alcool et pansements.
Gobelets, cuillers, assiettes et verres jetables.
Bouteilles en plastique.
Sacs en plastique.
Sacs en tissu.
Sucre en dosettes.
Pampers n'utilisables qu'une fois.
Le cabas de maman.
Bouteilles de lait.
Lait en biberon.
Le biberon, la baignoire, l'eau du bain et le bébé.
Concessions à perpétuité.
Cercueils non réutilisables.
Combustions au crématorium.
Bananes au kilo.
Jus de fruits du pommier.
Tissus mélanges synthétiques.
Travail d'esclaves dans les plantations.
Travail d'enfants dans la mine hong-kongwoise.
Sapins d'importation d'Islande.
Histoires de cochenilles et d'hortensias brûlés.
Vélos des Ecolos.
Vendeurs de taxes.
Télés à écran plat.
Crétins qui graffent.
Et qui entartent la ménagère.
GSM sonnant toutes les heures.
Un Belge. Une heure. Une taxe. Un téléphone.
Trams supprimés le 2 juillet.
Mariages qui durent plus d'un an.
JT, télaudimat.
Déclarations d'impôts. Fiches 281.10.
Taxes indirectes.
tva 21 %
Produits de luxe.
Produits pas chers.
Paniers du Belge.
Pouvoir d'achat.
Contrat d'embauche.
Et tous C4 désormais fort compensatoires.

Ah! Qu'est-ce que ce blog
Qui râle sur les taxes !

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11 juin 2007

10/06/2007, rien à signaler (suite)

Il m'arrive d'éteindre l'ordi pour aller au lit et de le rallumer parce qu'il y a une idée ou des idées que j'ai envie d'exprimer. Pourtant, je m'étais promis une retraite bloguienne.

Mais les résultats des élections me poussent à la réflexion.

Finalement, tout le battage médiatique qu'on a fait autour des scandales du PS à Charleroi... Où cela a-t-il eu un effet dévastateur? A Charleroi ? En Wallonie ? Je ne crois pas... Si on veut descendre un parti sur son territoire, c'est relativement loupé. Je crois que ce battage médiatique a plutôt réussi à Bruxelles et en Flandre - toute la Flandre, je dirais la Région flamande. Les scandales du PS peuvent finalement révolter des citoyens de gauche. Alors, oui, je dis que c'est une situation dangereuse.

Pourquoi, m'intéressant à la politique, à l'analyse politique, n'ai-je jamais su militer ? Pourquoi n'ai-je pas fait sciences politiques (ou journalisme) au lieu de me lancer stupidement dans les Romanes? J'avais une copine très militante à l'école, elle me reprochait de n'aller à aucune manif. Je n'ai jamais osé le dire, mais je ne supporte pas le bruit des pétards. La foule me fait peur, une peur primaire, animale (je me demande parfois si je ne suis pas, moi aussi, une sorte de phobique sociale...)  Et, lors des seules manifs que j'aie faites (avec les enseignants, en 95), j'ai failli marcher sur un pétard pirate... Soit. Que faire alors? Je n'ai pas le talent d'une Nadia Geerts pour gérer un blog militant, laïque et politique. J'ai échoué à travers mon engagement dans la laïcité (trop vieille, trop littéraire, trop à gauche, trop bourge (?) pas assez universaire, pas assez camée... Malgré l'alprazo...) J'ai échoué ailleurs, j'ai échoué partout. (Et j'en assume la responsabilité). C'est pour cela que je continue de me réfugier dans mes rêves artistiques et littéraires, car il faut bien donner un sens à sa vie.

J'ai un peu milité chez Ecolo - à Bruxelles Ville... J'accompagnais quelqu'un qui n'était pas très apprécié par la Locale. Il n'avait pas trop le sens de la négociation... En dehors de cela, ce que j'y ai vu m'a révoltée. C'est là que j'ai vraiment touché du doigt le système et le mode de fonctionnement des polls. C'est chez Ecolo que j'ai assisté à des contradictions hallucinantes (du style, un écolo va en tribune plaider pour la "rotation" - et le fait en tout dernier moment, ce qui est un "truc" politique bien connu), une seconde après, il vote paisiblement contre la rotation. Mais dans la presse, on lira qu'il est monté à la tribune pour plaider pour...

Un militant est arrivé en même temps que moi. Il fallait plusieurs mois de fréquentation régulière de la locale pour avoir le droit de vote (au sein de la réunion) et je ne l'ai jamais obtenu (il faut dire que j'ai abandonné avant, étant donné que je bossais et suivais des cours du soir), et lui n'a même pas eu besoin de ce temps-là, il a tout de suite eu le droit de vote, a été sur la liste électorale (il est vrai que j'y étais aussi), et a emporté un titre d'administrateur d'asbl (dans le logement social, si mes souvenirs sont bons).

J'arrivais à la politique, parce que dans toutes les passions que j'avais, dans tous mes centres d'intérêt, on retrouvait la politique. En amont de l'enseignement. En amont de la culture (et même de la littérature, il suffit de regarder le rôle que joue la revue de la Communauté Française, Le Carnet les Instants...) et en amont de l'urbanisme. Autant dire que je n'avais aucune chance de me faire une place dans ces trois secteurs d'activité. Sauf à être prof dans le professionnel (3P électricité, soudure, carrosserie, boucherie, charcuterie, métaux...) - et à devoir enseigner "être papa, être maman" à des mecs de vingt ans, quand j'en avais vingt-cinq... Sauf à être animatrice culturelle dans une asbl et à devoir me battre avec tout le monde... Et sauf à être s'crétaire d'architecte dans un bureau d'architecture.

Je sais que dans beaucoup de domaines, il faut faire du lobbying. Le savoir-faire ne suffit pas. Sans doute dois-je manquer de sens de la négociation, ou de flexibilité (;) ou de sens de la compromission. Autrement dit, je ne sais pas faire de la retape.

J'ai été un peu vive dans mon article précédent. Je m'en veux d'employer des termes qui ne sont pas constitutionnellement corrects (comme le terme de particratie). Mais je suis sincèrement inquiète face à ce qui nous attend. Pour moi, les jeux sont faits. En clair, socialement, je dirais même, civiquement, je suis "out", définitivement sans doute... Je survivrai jusqu'à l'âge de la pension, où je risque d'être tellement appauvrie qu'il faut espérer que je meure vite. Oui, et c'est là le constat le plus triste finalement, et je ne déprime même pas quand je dis ça, c'est pire, c'est une réalité sociologique... Je suis une citoyenne totalement inintéressante et improductive, une charge pour la société, et je risque à tout moment de tomber dans le gouffre de la pauvreté la plus totale. Que reste-t-il à espérer d'autre que la mort, dans ces cas-là ?

Et je ne suis pas la seule qui risque ça. Et d'ailleurs, il y a des milliards de personnes dans le monde qui, non seulement, ne risquent pas ça, mais vivent ça. Et à cause de qui ? De quoi ? A méditer...

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10 juin 2007

10/06/2007, rien à signaler.

Plusse de sechuriteeiiii (= meer sekuriteit!)
Plusse de justissseei (= meer justitei!)
Et une réforme de l'Etat moderne (tu parles Charles...)

Le grand vainqueur à première vue, c'est Yves Leterme (CD&V)
Suivi par le VLAAMS BELANG (Horreur ! L'extrême droite monte ! Où va-t-elle s'arrêter ?????????)

L'extrême droite et la droite catho flamandes ! Je cauchemarde, purée ! C'est pas possible !!!
Tout ça parce que M. Belge Moyen est un dingue de la xénophobie (et antisémite et raciste).

Baisse des libéraux flamands.

Et plus de sécurité dans les quartiers (dixit Elio Di Rupo, PS)
Surtout à Charleroi, avec la Carolorégienne et tous les prévaricateurs PS en tôle.

A part ça, Ecolo a gagné, le CDH a gagné, les libéraux ont gagné, la SPA a gagné, les socialo ont gagné, le peuple a gagné, tout le monde a gagné quoi !

Donc, les coalitions possibles (saloperies de coalition... Saloperie de putain (non, non, j'veux pas insulter des femmes qui font leur boulot, un peu spééc, d'accord, mais qui bossent comme tout le monde...) de "particratie" (je sais, constitutionnellement, c'est inexistant...) représentative qui n'a RIEN de démocrate),

1) CHRETIENS FLAMANDS + SOCIALISTES
2) CHRETIENS FLAMANDS + LIBERAUX

De toute façon, retour des chrétiens flamands, autant dire l'homme de Néanderthael quoi. Joëlle Milquet dit et affirme qu'elle ne fera pas alliance avec le CD&V si c'est contre les intérêts des francophones. Ceux qui sont dans la merde, c'est les francophones bruxellois. C'est-à-dire des gens comme vous et moi. On est vraiment dans la merde et d'ailleurs, je l'ai toujours su. Mais là, je le VOIS et je le VIS.

A quand le partage des centaines de millions d'euros de la bête Justine Henin entre les (anciens et nouveaux) pauvres, hein !

On peut rêver...

Putain de bordel de merde !

Fait chier !

(sorry pour les vilains mots... C'est pas dans mes habitudes...)

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22 mars 2007

Encore une tentative...

Pour tenter d'élucider mon dossier administratif de l'année scolaire dernière.
Cette fois, j'ai donné les renseignements les plus précis possibles par courrier.
Mais il faudra sûrement me rendre au syndicat avec les documents pour qu'on liquide enfin ce dossier.

Je ne sais pas si je pourrai faire quelque chose de bon tant que ce ne sera pas réglé.
Et cela a intérêt à se régler dans les semaines qui viennent, car passé un an, c'est fini...
Assistante sociale ? Service social d'un planning familial ?
Aller à la colonne des avocats pro deo au
Palais de justice ?
Que de démarches épuisantes !

Mais je ne saurai jamais faire cela toute seule ! J'ai trop assumé, là !

Sinon, j'avais une amie qui m'avait promis de passer l'après-midi avec moi...
Eh ben non, un empêchement, et ce sera remis aux calendes grecques...
L'empêchement est de taille.
Mais alors, pourquoi m'avoir promis de passer l'après-midi avec moi ?

Je voudrais partir un week-end quelque part, souffler et respirer un autre air... Mais où.

Et d'abord, aller au lit soigner mon mal de tête...

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31 janvier 2007

Mettre au féminin (suite)

Je raconte mes oulipoteries et mises au féminin au téléphone à Pivrose qui me demande

(NB: question à la Pivrose) :

"Et pour auteur et écrivain ?"
(et pastelliste? Peintre? Croqueur ou croqueuse de modèle vivant?)

Voilà ce que ça donne :

Un auteur    Une auteure (***)

Ou auteure. Au Québec, auteure. Sans condamner les forme en -eure, courantes au Québec,
le Conseil supérieur de la langue française recommande
l'emploi des formes en -eur. En Suisse, on a une auteur ou autrice
(forme régulière qui n'est pas un néologisme).

Pivoine Blanche,
professeure (ex), autrice (et parfois)

Un écrivain    Une écrivain (***)

Ou écrivaine. Cette forme régulière est adoptée
En Suisse et au Québec.

Encore:

Un facteur    Une factrice
(Dictionnaire de l'Académie française, paru en 1932)

...

Extrait de "Mettre au féminin"
"Guide de féminisation des noms de métier, fonction, grade ou titre."
Communauté française de Belgique,
1994.

Posté par pivoineblanche7 à 14:46 - La Belgique joyeuse - Commentaires [0] - Permalien [#]

Mettre au féminin

METTRE AU FEMININ

Guide de féminisation
des noms de métier
fonction, grade ou titre.

Communauté française de Belgique
Conseil supérieur de la langue française
Service de la langue française

Sommaire :

Préface de Laurette Onkelinx
Préface de Charles Picqué

Introduction: mettre au féminin

Décret de la Communauté française, relatif à la féminisation des noms de métier,
fonction, grade ou titre

Arrêté du Gouvernement de la Communauté française établissant les règles de féminisation des noms de métier, fonction, grade ou titre.

    L'annexe 1 établit les règles de féminisation visées à l'article 1er de l'arrêté du Gouvernement de la Communauté française établissant les règles de féminisation des noms de métier, fonction, grade ou titre.

    L'annexe 2 énumère les "Recommandations générales du Conseil supérieur de la langue française en matière de féminisation des noms de métier, fonction ou titre d'origine étrangère et en matière d'emploi des formes féminines."

Liste des noms de métier, fonction, grade ou titre.

Bibliographie sélective.

***

EXTRAITS:

Un anthropologue    Une anthropologue

(cela, ça va... Cela ne choque pas, phonétiquement parlant, grâce à l'élision)

Un assesseur            Une assesseur

(par contre, "une assesseur", voilà qui me laisse perplexe. Le une ne va pas du tout avec la finale "eur". Grosse faute de grammaire française, entérinée par une loi, qui en l'occurrence, vise la lettre -sans jeu de mots- et non l'esprit...)

Un artiste        Une artiste

un assyriologue        une assyriologue

(un chou vert    une verte chou)
je plaisante, bien sûr...

Un biscuitier        Une biscuitière

Un boucher        Une bouchère
("de mon temps", la bouchère était la femme du boucher,
enfin, du temps de la boucherie de bon-papa...)

Un boutefeu        Une boutefeu
(très rigolo, ça)

Un brasseur       Une brasseuse

Un cabaretier        Une cabaretière
(quand même!)

Un cafetier        Une cafetière
(no comment)

Un camionneur        Une camionneuse
(conducteur ou conductrice d'un camion...
Ne pas confondre avec les lesbiennes dites "camionneuses"
en plus, c'est péjoratif...
qui n'ont, pour la plupart, jamais conduit de camion...)

Un colonel        Une colonelle !

Un enquêteur        Une enquêtrice
mais aussi
Un enquêteur        Une enquêteuse

Un ministre        Une ministresse Pardon, une Ministre

Un pompier        Une pompière
(tiens, quel serait le sens "érotique" de pompière? A creuser...)

Pivoine! Un peu de tenue quand même...

***

Je m'arrête, ça ne m'amuse plus...
Pour ceux que ça intéresse, j'ai le livret à la maison...

***

Le Décret précise que ces règles sont d'application, notamment

"Dans les ouvrages ou manuels d'enseignement, de formation permanente ou de recherche utilisés dans les établissements, institutions ou associations relevant de la Communauté française, soit parce que placés sous son autorité, soit parce que soumis à son contrôle, soit bénéficiant d'un concours financier."

Le ministre qui signe le Décret est Eric Tomas, alors ministre de la Culture... Actuel "Président du Parlement bruxellois, de l’Assemblée réunie de la Commission Communautaire Commune (***) et de la    Commission des Affaires Générales et des Finances." - et anderlechtois de coeur.

***

(***) Après suppression de la Province de Brabant en tant qu'organe politique et administratif provincial :

COCON: Commission Communautaire Commune (de la Région de Bruxelles-Capitale)
COCOF: Commission Communautaire Française (de la Région de Bruxelles-Capitale)

Et l'équivalent in het nederlands ? Il existe, but, I don't know the name...

***

A MEDITER:

Nul n'est censé ignorer la Loi.

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27 novembre 2006

VW (suite)

Dans un Vif l'Express (du mois de septembre) que je feuillette ce matin, un article sur le rôle des grandes entreprises allemandes durant le Troisième Reich et la seconde guerre mondiale.

Volkswagen, ou la voiture du peuple, est une émanation pestilentielle du nazisme. Sur une photographie, Hitler essaie une coccinelle sous le regard souriant des futurs bourreaux de l'Europe et de l'ex-ingénieur de Mercedes, Ferdinand Porsche.

J'aurais voulu découper cet article et l'emmener, pour en recopier des passages sur ce blog.
Mais ma bonne éducation m'interdit d'emprunter les revues dans les salles d'attente...
Bien que ce ne soit que partie remise.

Volkswagen, parmi d'autres entreprises du Troisième Reich, a aussi fabriqué des pièces d'artillerie, de l'armement, les célèbres V1...  Bref, a largement alimenté l'industrie de guerre.

Avec de la main d'oeuvre "sélectionnée" à Auschwitz.

Il semble que, dans un effort de devoir de mémoire, toutes ces enteprises aient reconnu, ces dernières années, leur implication active dans la guerre.

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(Fabrication et production de V1).

SOURCE : ZDF MEDIATHEK

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21 novembre 2006

La Belgique joyeuse

L'année 96, la Belgique est en révolution.

Deux enfants enlevées et retrouvées. Quatre meurtres élucidés, ceux de Julie, de Mélissa, d'An et Eefje. Au total, six disparitions, dont on avait beaucoup parlé, des meurtres non élucidés (comme la jeune fille retrouvée dans la champignonnière d'Auderghem, en 82, sans compter la petite Loubna, la jeune Elisabeth Brichet, (hélas!) et plusieurs autres enfants), des enlèvements... tout cela pesait lourd, très, très lourd. Bien sûr, il n'y a rien de pire que ces choses-là. D'une part, je compatissais. Vraiment. Donnant cours à des fonctionnaires, au moment des événements, j'ai accompagné la minute de silence du mois d'août 96, mais sans rien manifester. Je ne sais pas manifester une émotion en public. J'irais plutôt me cacher dans les toilettes... Ou n'importe où.

De l'autre, je redoute les emballements populaires et le rôle dangereux que jouent les médias pour faire monter la fièvre et la pression...

Dans le cadre de mes cours, j'avais d'ailleurs sélectionné l'analyse d'un journaliste français, très intéressante, sur la  communication médiatique en général, les rôles de la presse écrite et de la presse radio/télé, la nécessité du recul critique, avant la diffusion de l'information, l'avantage de la presse écrite, pour cela... Mais aussi, la contrainte, par contre, de devoir faire de l'info à tout prix... Pour tenir le public en haleine et accroître son audience...

Quand l'enquête a commencé, certains médias se sont déchaînés. On allait voir ce qu'on allait voir. A les en croire, la Belgique, était "LE" pays des ballets roses à large échelle, et toujours recommencés, (comme la mer...), voire, le pays des orgies, des messes noires, des sacrifices d'enfants... Et même... Même...

Après des perquisitions chez ABRASAX, une asbl qui faisait dans la magie noire (quelle idée, aussi... Franchement...), en Wallonie profonde, la Belgique allait, paraît-il, se réveiller pétrifiée d'horreur face aux révélations qu'on allait faire.

La Belgique attendit. Rien ne vint. Et Abrasax tomba dans l'oubli... (Et c'est bien comme ça, d'ailleurs... J'aime bien la prestigiditation, mais ça doit se limiter à de la Prestidigitation).

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