Les carnets de Pivoine

Le monde est plein d'images. L'image est au bout de la plume. L'image est au bout du crayon.

23 avril 2008

Les oignons, to krommon (4)

Je hache peau d'oignon
La peau d'oignon s'entasse
Sept années sont sèches
La paille d'or mûrit
Et le coeur verduroie

L'oignon dit le meurtre
L'eau coule sur les yeux
La chair est parfumée
Mes larmes sont salées

L'huile fond dans le wok
La cannelle fonce l'oignon
Le sucre chasse l'acide
L'anchois s'écrase créme

Minou sent le fumet
Moustaches affamées
Le chat veille sur tout
Et le rouleau de bois
Termine mon histoire

***

Posté par pivoineblanche7 à 22:20 - Gastronomie - Commentaires [18] - Permalien [#]

La pâte à pain (3)

Voyons...

300 grammes de farine ;

20 grammes de levure de boulanger ! Signe des temps, je l'ai dissoute dans un bol de lait chauffé au micro-ondes! 1 min 30 à 600 watts (merci Walrus!) Quelle précision ! Pendant ce temps, je me suis préparé un thé vert au riz grillé. (Une recette japonaise). Mmmh ! C'est délicieux ! Cela faisait des lunes que je n'en avais plus bu! Du thé vert Genmaïcha, c'est encore meilleur quand c'est du matcha genmaïcha - le matcha étant la poudre de thé vert qui sert à la cérémonie du thé, au Japon.

Donc, j'ai mélangé farine, lait + levure, 3 cuillers à soupe d'huile d'olive (première pression, etc. etc.) in-ti-me-ment, en pétrissant assez longtemps la pâte et je viens de mettre deux boules au four (attiédi entre 25 et 50°) à monter. Avec une feuille de cuisson par-dessus pour que la pâte ne sèche pas.

Je laisse lever pendant 35 minutes, j'écris un petit article pour me faire plaisir, et puis, je vais passer aux oignons ! Il me faudra bien 30 minutes et beaucoup d'eau pour préparer des oignons.

Et l'invité, c'est mon frère... S'agit pas qu'il m'oublie! Et j'espère qu'il aura faim, sinon, je connais un copain qui sera content, je pense, de terminer cette pissaladière avec moi...

Mon ex faisait souvent des pizzas ! C'était un de nos plats vedettes quand on invitait du monde. Je prévenais gentiment les gens qu'on ne mangerait pas avant 22 heures. Et je préparais des apéritifs coton ! Quand notre fils était bébé, on avait tellement de retard, parfois, que nous venions à peine de terminer les 7 biberons du soir, de la nuit et du jour à venir quand les invités arrivaient... C'était l'horreur et j'étais affamée !!!  Quelle préparation! On stérilisait tout à la casserole (nous n'avions ni lave-vaisselle ni stérilisateur et on mixait simplement le lait en poudre, l'Evian et la farine de caroube anti-régurgitations... Quel souvenir !)

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Posté par pivoineblanche7 à 20:38 - Gastronomie - Commentaires [5] - Permalien [#]

Le garum (ancêtre du pissalat) (2)

6,5 L de "garum", la sauce favorite des Romains qui entrait dans beaucoup de préparations, coûtait environ un millier d'euros. Inimaginable ! Cette denrée coûtait plus cher que les parfums les plus rares. En humanités, nous avions demandé à notre prof de latin comment les Romains mangeaient dans l'Antiquité. Elle nous avait vite fait déchanter, en nous décrivant une cuisine très salée et très épicée. Je ne sais pas si les nombreuses et fantaisistes recettes reprises dans Astérix ont une quelconque vraisemblance (par exemple, dans "Astérix chez les Helvètes", il est question de boudin d'ours figé et de tripes de je ne sais plus quel animal frites dans de la graisse "d'urus"). En tout cas, l'idée des intestins et des viscères de poisson mis à macérer dans du sel, vinaigre (?) et épices est assez effarante. Bonjour les gastro-entérites ! On dit aussi que cela se rapproche du Nuoc Mâm. Du coup, je me demande ce qu'il y a dans le nuoc mâm (à vrai dire, je m'en fiche).

Une pissaladière et me voilà partie très loin. C'est un peu comme lorsque Nuages m'avait fait découvrir le glacier Comus & Gasterea. J'avais goûté à de la glace Marrakech, parfumée au Ras-El-Hanout. Ma recherche sur le ras-el-hanout m'avait menée jusqu'aux mouches cantharides, qui entraient dans certaines de ses compositions... Voilà qui laisse rêveur.

J'adore ce genre de propos gastronomique ! Cela me fait voyager dans le temps et dans l'espace ! J'ai toujours dit que la cuisine était ma troisième passion, après l'amour et la poésie... Cela me rappelle cette anecdote curieuse... Quand j'ai été opérée à Saint-Pierre, j'avais une compagne de chambre burundaise. Je ne me suis jamais autant amusée que lors de cette hospitalisation. Nous parlions beaucoup et elle m'avait longuement décrit le processus de fabrication de la bière de banane. Cela me faisait envie !

Disons que mes passions ont un peu évolué, je dirais qu'il y a l'art, l'écriture, le blog et la gourmandise... L'amour amoureux est tout de même passé à l'arrière-plan, faute de combattants. Après ça, il y a encore plein de choses, naturellement (les promenades, les musées, les amis blogueurs, etc!)

"Aliud etiamnum liquoris exquisiti genus, quod garum vocavere, intestinis piscium ceterisque quae abicienda essent, sale maceratis, ut sit illa putrescentium sanies. Hoc olim conficiebatur ex pisce, quem Graeci garon vocabant."

(Pline l'Ancien, extrait de Histoire naturelle).

"Il y a une autre sorte de produit liquide très recherché de nos jours, que l'on appelle garum. On fait macérer dans le sel les intestins et les autres déchets de poisson, ce que l’on jette habituellement, pour obtenir un jus dû à cette putréfaction. Ce produit était tiré autrefois produit du poisson que les Grecs appelaient garon... "

(c) Alain CANU.

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Posté par pivoineblanche7 à 17:28 - Gastronomie - Commentaires [2] - Permalien [#]

Une pissaladière sans "garum" (1)

Je vais préparer une pissaladière pour demain.
Il s'agira de mettre des bonnes choses
Des ingrédients croulants et odorants
Dans l'estomac de mon invité

Je dois préparer de la pâte à pain
Pâte juste mollette sous le doigt
J'ai des oeufs bruns même si j'eusse préféré
Les blancs.
De la farine, du beurre, de l'huile,
Et surtout la bonne levure fraîche de boulanger
Qui embaume la cuisine...
Dès qu'on l'ouvre.

Je dois éplucher 1 kilo d'oignons...
Ne pas pleurer !
Emincer la vie !
Même si j'en n'ai pas envie !
Et les faire fondre à l'huile d'olive.
De première pression à froid

(Ne pas me tromper,
Ne pas utiliser de l'huile d'argan de première pression à froid o;
)

Remplacer le "pissalat" niçois (sorte de confit salé de petits poissons, genre alevins, sardines, anchois), lointain descendant du "garum" des Romains (pouah, leur cuisine devait être plutôt abominable), par quelques anchois écrasés dans l'oignon...

Peut-être agrémenter de quelques poivrons grillés, légèrement safraner le mélange avec une pointe de cannelle (assaisonnement piqué sur le blog d'Engerbert, du Monde, un blog super appétissant plein de propos de cuisine... Je l'ai rajouté dans mes liens, à "Journal d'une serial cooker").

Et puis, des olives (AOC? Non, les olives du Delhaize ne sont pas AOC, je ne crois pas)

Et quelques anchois.

Pissaladiera

Euh, hier, mon fils m'a téléphoné... "Mais maman, tu sais bien que je ne parlais pas sérieusement! Et puis, je ne t'ai pas fait marcher jusqu'au métro, c'est toi qui voulais aller jusqu'à l'écluse..." (Et là, il a raison). Bref, il vient samedi midi... Entrée: des pâtes, plat principal, des pâtes, sortie: des pâtes.

***

Payer la kiné. Ranger les factures trouvées dans un vieux panier.
(Parce que si, je gère correctement mes papiers...)
Prendre un brufen ? La nuit fut violente et je suis courbaturée.
Je me suis battue contre ma couette.

Et demain, je suis de nouveau "maître de cérémonie" chez GRAPHITE.
Mais cette fois, je ne fais pas de gâteau aux pommes.

(Puisque j'aurai fait une pissaladière...)

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11 janvier 2008

Le "complet" de chez Pivoine...

Qu'est-ce qu'un complet de chez Pivoine ?

Oh-oh! Mystère et boule de gomme ! Un complet-veston? Que nenni !

Alors quoi ? Eh bien, voilà la recette...

De retour de Gand, Sint-Pieters Plein, Vooruit et du Museum voor Schone Kunsten,
Lorsque vous arrivez en vue de Bruxelles,
Et que vous écoutez "The Verve - Bittersweet symphony" (Ou Katie Meluah)
Puis que la faim...

Ou, plus simplement, que des envies de bonnes choses vous passent dans les yeux,
Non, non, ce n'est pas chez Léon, de Bruxelles, qu'il faut aller...

Bien que ce soit très amusant de déguster une fondue bourguignonne chez Léon,

Non.

Il faut aller acheter 2 kg de moules Jumbo, (les meilleures, carrément, garanties sans crabes de la Manche),
Un sachet de légumes pour moules (oignons, herbes, carottes, poireau et céleri),
Et 50 cl de bière blonde (soyons raisonnable...) (pour deux!)

De retour à la maison,
gratter et laver les moules deux fois,
faire suer les légumes et y jeter les moules,
poivrer généreusement avec le poivre du moulin (aromatisé au citron),
et pendant que les moules achèvent de rendre leur jus au goût de mer,

Aller chercher des frites dans un snack-pitas du quartier... (Tenè! Tené! Tenè!)

Et enfin, s'asseoir à table, avec assiettes profondes, yogonnaise et beaucoup d'appétit,

Et savourer et se dire et répéter que finalement, rapport qualité-prix, c'est nettement mieux chez Pivoine que chez Léon !

Posté par pivoineblanche7 à 23:29 - Gastronomie - Commentaires [5] - Permalien [#]

09 août 2007

Un (petit) déjeuner de roi

Je bats deux oeufs (bio) très, très fort...
(Tout gicle à côté, la prochaine fois, prendre un saladier plutôt qu'une assiette creuse).

Je rajoute du lait écrémé
(et j'en profite pour en verser une lampée pour les chats, qui adorent les coquilles d'oeufs, c'est bizarre, mais c'est comme ça).

Je fais fondre du beurre (ou de la minarine, c'est selon)...

Je mets le tout à cuire, ça fait des jolies bulles qui cloquent et font pffft, sckhhhriiiikk, pfffft !
Je mélange, je fais couler la masse baveuse sur les bords...

Je saupoudre de gruyère et poivre des 4 saisons...

Et zou! Je la retourne comme une crêpe et ja la cuis de l'autre côté. Ici, j'éteins la plaque pcq, ça continue à cuire un petit temps...

Je me fais deux toasts et je verse l'omelette, dorée et brillante à souhait...

BON APPETIT !

C'était la recette de l'omelette de la Mère Pivoine
de la Tour Saint-Guidon.

Posté par pivoineblanche7 à 12:49 - Gastronomie - Commentaires [9] - Permalien [#]

20 mars 2007

Confiseries

Le cuberdon (***)

C'est un chapeau de curé rond
Dévot comme rosier de presbytère
Conique comme un clocher de campagne.

Une saveur, une tasse de sucré filé
De caramel violent
S'échappent du sachet

Je mords une pâte cristalle et filandreuse
J'atteins la goutte de sirop épais
Ecoeurante jusqu'au coeur

Je ferme les yeux Je savoure
Vanille cerise ou gourgandine
Qu'a donc de bon ce cuberdon ?


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Cuberdon: confiserie fabriquée en Belgique, avec de la gomme arabique, divers arômes...
Et dont la forme conique rappelle celle d'un bonnet de curé.

Posté par pivoineblanche7 à 18:59 - Gastronomie - Commentaires [12] - Permalien [#]

29 janvier 2007

L'entrecôte minute

Hier, en sortant de la taverne de la place de la Vaillance, j'ai étudié les menus de la semaine (c'était les menus de la semaine dernière). Au menu du lundi: "entrecôte minute". Neuf euros et quelque. Ce n'est tout de même pas "donné". Je me suis mise à rêver d'une entrecôte garnie - avec béarnaise ou sauce au poivre (flambée), salades et frites et à supputer...

-    Je ne vais tout de même pas aller manger une entrecôte dans un resto; ça dépasse mes moyens;
-    Je pourrais demander à mon père de m'inviter à manger une entrecôte avec lui; mais pour le moment, il ne donne pas de nouvelles;
-    Et enfin, je pourrais me cuire une entrecôte... Mais il faut d'abord aller la chercher...

Cela me fait toujours penser à cette scène du "Gendarme à New-York" où Louis de Funès et l'adjudant-chef Gerber cuisinent une entrecôte chèrement conquise (et non emballée dans du plastique), avec oignons, moutarde, armagnac et persil.

Installée dans mon divan, hésitante quant à la conduite à tenir, je n'arrêtais pas de fantasmer sur cette entrecôte. Je ne sais pas ce qui me faisait rêver le plus, le plat ou ce qualificatif de "minute"... J'avais l'impression qu'il me suffirait de claquer des doigts pour qu'une entrecôte atterrisse comme ça, par magie, dans une assiette à portée de main. On aurait vu ça dans un dessin animé. J'ai claqué plusieurs fois des doigts, mais rien n'est apparu...

Dans la réalité, donc, point d'entrecôte, minute ou pas. Et tout d'un coup, je me suis levée de mon divan, comme un diable qui sort d'une boîte, et je me suis dit qu'au Delhaize, je trouverais tous les steaks possibles et inimaginables et que bon sang! Je n'avais qu'à y aller...

Aussitôt pensé, aussitôt fait, j'agrippe mes sacs de récup (ça y est, j'ai pris l'habitude des sacs de récup, ou alors, je prends des cabas en toile vert pomme de l'agence bruxelloise pour l'environnement), mon bon de réduction de 5 euros (je m'étonne moi-même), (je descends les poubelles par la même occasion - mordillées par bobby bien sûr...) et me voilà partie au Delhaize... Je me suis choisi un morceau de filet pur (ben oui, tant qu'à faire, c'est de toute façon deux fois moins cher que l'entrecôte minute de la place de la Vaillance), des légumes vapeur et des pommes de terre au four - que j'ai mises à cuire dès que je suis rentrée, parce qu'elles ne sont jamais assez cuites.

Pendant que les pommes de terre cuisaient, pleine de courage, j'ai fait la vaisselle (toutes des choses embêtantes, casseroles, poêles, plat à gratin), et nettoyé la mangeoire des chats - je leur ai donné à manger - ils étaient affamés (et maintenant, ils digèrent, les salopiots! Chacun dans son coin... Bobby dans un rond en laine, Sido sur un coussin, et Félix dans une boîte à chaussures - il déborde de toutes parts, le gros). Et puis, j'ai dressé ma petite table, avec assiette, couverts, verre, serviette (de noël), etc.

Une bloggeuse que j'aimais bien, Manureva, tenait parfois une rubrique "qu'est-ce qu'on mange ce soir?" J'aimais bien son blog. J'aime bien Manureva d'ailleurs. Elle arrête son blog, et je le regrette. Je ne suis pas la seule à la regretter. J'aimais bien son goût de la vie, des bonnes choses, sa gourmandise, sa gentillesse aussi, son bon sens, son raffinement, son côté littéraire... Je l'aimais bien, quoi !

Enfin, mon fils m'a téléphoné pour me demander "s'il te plaît maman, tu pourrais me dire quand j'ai été vacciné et contre quoi?" - il ne retrouve plus sa carte de vaccination ! Comment veut-il que je me souvienne... Je n'ai plus son carnet médical sous la main. Alors, on a recomposé les années et les dates approximatives de vaccination. Pffff ! Heureusement que maman est là tout de même...


entrecotgeheel

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29 novembre 2006

Pour apprivoiser Noël

Petits pavés au chocolat

200 g de chocolat amer
750 g de sucre semoule (ou de canne raffiné)
3 dl de lait
1 c à café de cannelle en poudre
(accessoirement, un peu de trois poivres)
140 g de beurre.

***

Voilà, j'ai fait chauffer le chocolat coupé en petits morceaux dans une casserole, en le mélangeant avec le lait, 120 g de beurre coupé en noisettes, et le sucre (progressivement). Il faut compter une dizaine de minutes de cuisson. Quand tout est fondu et bien mélangé, et forme une pâte onctueuse, déposer la casserole dans un récipient rempli d'eau (l'évier fait l'affaire), et tourner afin de faire refroidir, épaissir et éclaircir le mélange. Ajouter la cannelle et un peu de poivre (on peut essayer d'autres épices aussi, traditionnellement employées en chocolaterie, vanille, gingembre ou cardamone...) Quand le mélange est bien battu au fouet, le faire glisser dans un moule carré de 20 cm/20 - ou dans un moule rond (je n'en ai pas de carré), de 30 cm de diamètre et laisser refroidir au frigo. 1 h ou 2 dit la recette, mais on verra demain matin.

Quand c'est fini, on découpe la pâte en morceaux de 2,5 cm sur 2,5. C'est délicieux, j'ai déjà fait cette recette il y a longtemps (j'ai fait des truffes au chocolat aussi...) On obtient environ 1 kg de bonbons.

Source: CIL / VIE PRATIQUE, cuisine. "Le chocolat".

Et voilà une "bête" photo internet en attendant un dessin. Un dessin de recette ? Pourquoi pas... Ado, je dessinais bien des pains, des jambons, des piles de fruits, tout un magasin d'épicerie... Je faisais ça en classe... Pour m'occuper, tout en écoutant religieusement les profs............ Enfin, surtout une prof...

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17 novembre 2006

Place Roy, heu, non, The Queen (1)

Ah! Aujourd'hui, je suis allée voir "THE QUEEN". Après une matinée bien remplie.

Et une tartine Au Suisse, (cliquez sur le lien pour arriver au site - il y a un historique de la maison et un diaporama). Avant d'aller plus loin, il faut que je m'arrête un peu au Suisse.

C'est assurément là qu'on vend et sert les meilleures salades (sans compter les fromages, la charcuterie, les tartes et le Beaujolais nouveau...) de Bruxelles. Ah! La tomates-crevettes! Le crabe (aux pionces d'Or), les harengs à l'Alsacienne, la salade hongroise, celle au saumon...

C'est là aussi que j'ai mangé du Liptauer pour la première fois, ce succulent fromage hongrois (fromage frais, malaxé avec beurre, moutarde, paprika, câpres, échalotes, crème fraîche aigre, poivre, etc.) mais ils ne le font qu'à la fin de l'année.

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Ce qui n'est pas grave, je le fais moi-même, c'est aussi bon, mais c'est moins amusant, surtout sans Fendant...

Il faut dire que le quartier était vraiment une mine d'or gastronomique: en plus du Suisse, il y avait deux charcuteries fabuleuses rue des Pierres:

(la charcuterie ardennaise, où l'on vendait du saucisson de la Loire, du pâté truffé, des ficelles picardes et des pieds de porc farcis...) -
(la charcuterie tchékoslovaque, réputée pour sa choucroute - fraîche, au vin, ses boudins de noël, et ses charcuteries fumées),
une fine épicerie (Dessy), avec des montagnes de fruits confits entiers, les noix et les cacahuètes de noël, et des pains de massepain aux fruits confits et aux pistaches...

Le glacier Hultskamp, Le Chat noir... et j'en passe.

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"Le Suisse" (la maison Scheggia-Togni, du nom d'une famille d'immigrés tessinois), est beaucoup plus vieux que moi, puisque mes parents allaient déjà y manger leurs tartines, durant leurs belles années.

Et puis, nous y allions régulièrement, en famille, acheter des salades pour nos "soupers". Comme j'étais dans le quartier de la Bourse, ce matin, je suis entrée boire un café, manger une tartine, acheter deux tartines pour ce midi - puisque Piv et moi, on allait au cinéma cet aprem- et des salades en prévision de la visite de mon fiston.

C'était la même serveuse qu'il y a dix ans, vingt ans, trente ans... Quand j'allais y avaler vite fait un milk-shake à l'orange ou au citron ou, plus tard, quand j'ai eu des envies de femme enceinte, des sandwiches aux bouchées suédoises avec verres de fendant... Deux ou trois serveuses travaillent là depuis des années

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(raisin Chasselas).

(Comment ont-elles fait pour échapper aux licenciements et restructurations? Mystère...)

Et pendant que la serveuse remplissait consciencieusement les raviers de salade, j'aurais pu fermer les yeux et nous revoir, avec mes parents, vingt ou vingt-cinq ans plus tôt, ou avec ma mère et son inévitable manteau bleu, ses lunettes de soleil, son cabas et son foulard.

Et puis, j'ai continué mon chemin à pîed jusqu'à la gare du midi, à la recherche d'un bus De Lijn (je sais où ils arrivent, mais je ne sais pas d'où ils repartent...) finalement, je suis rentrée en tram, et voilà...

J'adore me promener dans Bruxelles le matin, c'est un livre ouvert, chargé d'odeurs, (pas toujours de rose ou de jasmin), de visions réjouissantes, plein de personnages curieux, ou quelconques... Je n'ai même pas éprouvé d'état d'âme particulier en passant place Anneessens, si ce n'est que j'aurais bien été faire un petit coucou à certaines de mes anciennes collègues. Plutôt sympas.

J'aime bien longer l'athénée Charles Buls, car c'est la première école officielle de BruxellesVille, "L'Ecole modèle" - et pilote - de la Ville. Selon Charles Buls, justement.

J'aime bien passer devant le Palais du midi, et les salons de thé marocains. J'aime bien aussi les bouquineries (mais je les ai soigneusement évitées, pourtant, il y avait des livres qui me faisaient de l'oeil, depuis la devanture...), Pêle-Mêle, Philo, et d'autres... Et le Centre International - un lieu infréquentable, chhhuuuut... La poissonnerie King-Of-Fish, où j'ai acheté un jour des escargots CRUS ! (Donc, je les ai ramenés et préparés à la maison...) etc. etc.

Et puis, pas loin, rue du Midi, il y a l'ornemaniste, un artisan encadreur de talent.

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source: http://www.brunette.brucity.be

Posté par pivoineblanche7 à 19:23 - Gastronomie - Commentaires [2] - Permalien [#]
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