Les carnets de Pivoine

Le monde est plein d'images. L'image est au bout de la plume. L'image est au bout du crayon.

19 février 2008

La Cité radieuse...

Plein ciel sur l'Aurore douce & radieuse...

Photos_janvier_2008_061

envol_canards_RIK


L'Aurore Douce sombrerait-elle dans le canal ?
Ce n'est qu'un V de canards en vol
Dans le sillage de la péniche Rik

musardant depuis Charleroi,
Ronflante à l'écluse de février
En route pour le Port de Bruxelles.

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13 octobre 2007

Les cafards sont de retour.

J'aimerais aller chez Schleiper pour étudier les passe-partout et les encadrements pour certains de mes croquis.

Et de mes dessins.

J'aimerais aller manger une crèpe ou une glace au Framboisier doré, ou bien, là où les clients sont les plus beaux du monde.
Et prendre un espresso ou un capuccino (au lait).

J'aimerais aller à la Bourse, au Suisse, et chez les bouquinistes de la rue du Midi.
J'aimerais aller à la Grand-Place et à la galerie de la Reine (au Mokafé).
J'aimerais bien qu'il y ait de nouveau un Ecran total.

J'aimerais visiter Rubens et surtout, passer une après-midi au musée d'art ancien.
J'aimerais aller dessiner au musée du Congo et puis manger de la moambe et boire de la bière de banane.

J'aimerais aller à la mer.

J'aimerais que le pc (ou canalblog) cesse d'avoir ses humeurs.

J'aimerais pouvoir aller manger de temps en temps dans un petit truc sympa, mais c'est vrai que j'ai plus les moyens. Snif! C'est ce qui me fait le plus suer en réalité... Pendant toute la semaine, j'ai mangé des restes de restes de restes, y compris des trucs dégelés regelés, en espérant ne pas choper une saleté intestinale...

Mais bientôt, je vais à Hurtebise. Au moins, là, j'aurai à manger 3 x par jour... Sans devoir faire de courses, sans poils de chats, (mais en devant participer à la vaisselle).

Et j'oubliais, sans cafards (pas le cafard, non, ça c'est rien,
je peux gérer, je parle des cancrelats, car ils sont de nouveau là...)

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24 avril 2007

La phobie des insectes.

Il y avait un gros cafard brun (blatte) sur mon évier. Il a couru sous une éponge. Félix l'a attrapé et conduit, entre ses crocs sur le tapis de mon salon. Mordu, griffé, joué avec (mais ces bêtes ont une carapace). Il l'a ramené à leur mangeoire, et là, il l'a achevé. Et il l'a mangé. Le supportera-t-il ? Ce ne doit pas être le premier qu'il mange. Cet immeuble est insalubre, (sur le plan de l'insectisation uniquement), les cafards courent (rampent dit-on) dans les communs et les colonnes d'eau. Je voudrais déménager. Dans un truc avec jardin ou cour, pas à Bruxelles de préférence, (trop cher), et sans cafards, fourmis phararons, coccinelles, araignées, mouches transmutantes, et cloportes. Et poissons d'argent. Même un logement social...

Où est mon bazooka ?

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30 janvier 2007

Perles de la vie en copropriété

Quelques perles :

LE PRESIDENT: J'en profite pour vous annoncer que je donne ma démission.
(silence attentif dans l'assemblée).
Depuis que j'ai reçu des insultes et des menaces chez moi...
(silence lourd).
Ce qui veut dire que quelqu'un doit poser sa candidature comme Président... Oui ? non?
Personne ne pose sa candidature ?
(Silence épais dans l'assemblée, on ne regarde pas notre cahier comme à l'école, avant l'interro, mais c'est comme si le regard de l'instit pesait lourdement sur notre conscience).
Si personne ne pose sa candidature, on devra faire appel à une société privée (qui, sous-entendu, vous coûtera la peau des fesses).
Oui ? Non ? Personne ? Il n'y a personne qui veut devenir Président ? Même pas ceux qui critiquent ?
(Ceux qui critiquent se garderaient bien de postuler, qui voudrait assurer une galère pareille? Et d'ailleurs, ceux qui critiquent le plus ne sont sans doute pas là).

Honte sur les menaceurs anonymes. Les démons de l'intimidation ne se trouvent jamais très loin, chez l'homme. Mon voisin (de chaise) insiste pour que je pose ma candidature comme présidente. (Il me charrie, bien sûr), je refuse véhémentement. D'ailleurs, le jeudi, jour de réunion de la gérance, je ne suis plus libre.

Finalement, l'ancien président est plébiscité, et une copropriétaire se propose comme assesseuse (je ne sais pas si la Communauté Française (des francophones de Bruxelles et de la Wallonie, je précise) a prévu un féminin pour assesseur, quand elle a produit son célébrissime "cafetier (n.m.) féminin : cafetière." Et pourtant, je suis féministe. Mais je ne trouvais pas nécessaire de préconiser cafetier/cafetière quand cabaretier et cabaretière existaient déjà. Passons.

Il paraît que les gens qui se garent occupent deux places (ce qui donne 4 emplacements, deux voitures. Et ainsi de suite). Certains ayant sans doute la nostalgie des quartiers privés made in USA réclament à corps et à cris la privatisation du parking - privatif, mais ouvert au public... Avec ou sans barrière ? Avec ou sans gardien ?

Je résume les réponses: tout ça n'est pas légal.
Houle dans l'assemblée générale. Une copropriétaire insiste.
Le président (sortant) répète et explique par A+B que ce n'est pas légal - que la Justice de paix réfute ce genre de demande...
Et qu'avant les élections, la commune vient retirer les carcasses (de voitures volées, tiens, voilà où elles passent, les voitures volées: dans notre parking !!!) et que malheureusement, il n'y a plus d'élections d'ici ...
La saint-Glinglin.
Classique: on remacadamise les rues aussi, avant les Communales (ou les Législatives?) ce qui fait qu'au bout de 30 ans, à raison d'une élection tous les six ans, elles sont vachement plus hautes que les trottoirs d'origine...

Houle dans l'assemblée. On insiste toujours.

Et le président dit (j'adapte, car la blogosphère est grande...) : "si vous voulez jouer au gendarme, vous pouvez. Mais si vous avez un accident et que vous passez 6 mois à l'hosto... Il faut le savoir..."

De plus, la Région Bruxelloise (enclavée dans la Région flamande), (jamais en retard d'un impôt ceux-là...) réclamerait 5.000 euros en cas de parking privé. Tiens donc, plutôt que de réclamer des euros aux navetteurs...

(Ici, la Bruxelloise commence à s'énerver très très fort).

Silence outré dans l'assemblée.

On abandonne définitivement (et jusqu'à l'année prochaine) l'idée de privatisation du parking.

Et enfin les cafards... Ce fut dur, mais ils arrivèrent à prononcer le mot de dé-sin-sec-ti-sa-tion.
Refusé à la majorité.
Ce qui veut dire que 1/3 est pour l'hygiène et 2/3 contre.

Il y en a qui ne voient même pas les cafards. Et ceux qui ont fait l'Afrique se souviennent sûrement (Ah! Mon bon monsieur, le temps de la colonisation où tout allait mieux au Congo que maintenant... Et où l'on pouvait battre ses boys et ses boyesses à coups de trique...) de l'heureux temps où ça grouillait dans les cuisines des bungalows.
(Perso, je suis comme ma mère qui avait gardé un très mauvais souvenir du Congo, a hurlé et s'est enfuie quand elle a trouvé un lézard géant dans sa salle de bains, au moment de prendre son bain... Comme elle, je n'aime pas la vermine).

L'an prochain, je le promets, je n'irai pas.
J'essaierai de trouver un mandataire, quitte à faire du charme.
A noter qu'avec le temps, je m'endurcis.
Et puis, cette fois, le ton n'est pas monté.
Personne n'a crié et dans le fond, tout s'est passé comme sur des roulettes.
Et pourtant, avant d'y aller, je tremblais d'énervement.

Mais cela me rappelle tellement mes années dans un syndic :

1) Un souvenir des années 88-89: un président (ucclois) d'un conseil de gérance (d'une copropriété haut de gamme à Uccle - pas un ETRIMO...) qui était un ancien boss (natif de RFA) de BMW. Tout le monde en avait peur et me le refilait, j'étais sa secrétaire préférée. Mais ce n'était pas mon (mon quoi? Il n'appartenait pas à la boîte où je trimais...) disons, correspondant préféré, je le remettais même plutôt à sa place quand il le prenait d'un peu trop haut...

2) Je n'étais même pas secrétaire; nous étions toutes employées dactylographes. Cela permettait à la direction de nous payer en-dessous du minimum légal. Passer de prof de français à employée dactylographe, ça fait mal, surtout du point de vue salarial. En 89, en tombant tout à fait par hasard sur des papiers du CA de la boîte qui annonçaient la vente d'un service - et la restructuration, je me suis re-syndiquée et je n'ai plus jamais quitté le syndicat. C'est aussi durant cette période que je suis devenue si ardemment féministe... J'étais connue pour être une "tombe à secrets", et toujours solidaire. Pourtant, j'ai commis des erreurs, en me laissant manipuler... Mais au bout du compte, j'étais toujours solidaire...

Solidar'choc... Girl

3) C'est si vieux... Nous surnommions le collègue qui s'occupait des copropriétés "le Lange Platte" - parce qu'il était long, plat et maigre comme un jour sans fin. (Comme mes jours de travail dans cette mine de sel...) Il était aussi "Secrétaire" dans un club mondain. Il m'avait demandé de taper les documents, pv, de tenir les fichiers, etc. Quand j'ai été virée (après restructuration) et qu'il m'a demandé de continuer rien que pour lui, j'ai dit "non merci, j'arrête" - c'est un de mes plus beaux souvenirs... Avec le champagne que mes collègues m'ont offert ce jour-là. Et les fleurs et le ballotin de pralines de la première directrice (ils étaient deux, normal, dans une société qui restructure, celle qui va être mise à la retraite et le jeune loup aux dents longues qui veut le titre de PDG).

Quelle drôle d'époque c'était !

domainedesdieux

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30 novembre 2006

Chroniques d'un building ETRIMO

Je suis en train de nettoyer? A croupetons, en-dessous de la table du bureau?
Une petite lingette humide en main ?
Drriiiiiiiin ! Drelin-drelin ! Driiiiiiiin, driiiiiiiin driiiiiiiiin.

Je décroche le parlophone...
"allôôooo"
"Non Madame, allez une fois, je suis ici, c'est MOBISTAR, ici."
(Accent bruxellois à couper au couteau...)
Moi, rogue, (et n'ouvrant pas la porte!)
"Merci, c'est une erreur, j'ai déjà un gsm".
"Ah bon!"
Il sonne ailleurs...
C'était un vendeur -encore un- qui fait du porte à porte.
Il s'en va.

Je cherche un scanner sur Internet,
je clique, scanner EPSON, tout va bien, super USB, LSD, Inch's 45000 pouces, port machin-chose,
photo blanc, photo noir, photo couleur,
par aspiration et cristaux liquides (j'invente)...
mais pas de prix.
Non, pas de prix.

C'est gratuit peut-être ?
Je clique sur la page des revendeurs.

Erreur 404-305, the page cannot not be (not) found.

Je clique sur une image d'une oeuvre de dessinateur ?
The page cannot not be (not) found.
Je cherche des photos de films ? J'ai 100 sites de vente de DVD en ligne.

Mais

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D. MC KEAN, artiste,
dessinateur-illustrateur,
Un univers à la Alfred Kubin.

Posté par pivoineblanche7 à 13:55 - ETRIMO 1966 - Commentaires [3] - Permalien [#]

28 novembre 2006

La bombe ETRIMO

Qu'est-ce qu'on rencontre quand on rentre chez moi ? Enfin, en bas, devant l'immeuble ?

Une camionnette de plombier. Logique.

Et puis, il n'y a pas que les fuites d'eau. Elles sont réparées les fuites. Pour le moment. Mais trop tard, j'ai fini par aller manger un plat du jour chez un Chinois, près d'ici... Par contre, il n'y a plus de gaz. Car il y a des fuites de gaz, aux ...èmes et 9ème étages. Parce que, évidemment, j'ai envie de dire un très très vilain mot, les (...) d'aucuns n'ont pas envie de se mettre à la cuisson à l'électricité, à la cuisinière à plaques de vitro-céramique ou à la cuisinière à induction. D'où des problèmes de gaz et des palabres sans fin lors des assemblées générales.

(...) Or, si je prends l'exemple des logements de la Ville de Bruxelles, toute bonbonne, toute installation au gaz est interdite. Sage décision. J'ai donc fait enlever le compteur et boucler l'arrivée de gaz, après mon entrée ici. Dont coût, 66 euros + tva. Quant au propriétaire d'une maison individuelle, s'il continue de cuisiner au gaz, c'est son choix ! Avec un peu de chance, il sera la seul à "sauter".  

(...)

Partir ? Rester ? Quant à l'occupant suivant, hi-hi-hi... "Ce sera son problème, plus le mien!"

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Posté par pivoineblanche7 à 15:24 - ETRIMO 1966 - Commentaires [1] - Permalien [#]

27 novembre 2006

Sans intérêt aucun...

Vraiment, c'est fou ce que cela peut être râlant, de ne pas avoir d'eau dans la cuisine. Je ne peux tout de même pas lécher les assiettes pour les nettoyer? Et les chats ne lèchent pas tout... Et faire la vaisselle dans le lavabo ne me sourit pas plus que ça...

Depuis le mois de mai-juin, les fuites s'accélèrent à un rythme infernal, dans l'immeuble, et particulièrement dans notre aile (dans l'aile B aussi, je crois), et particulièrement entre les apparts 1 ch et 3 ch. Et donc, de préférence dans les salles de bains.

Depuis que je suis ici, je n'ai que des ennuis. C'est vraiment trop lourd! Trop... Et les travaux! J'ai dû commencer par installer une serrure avec une poignée de porte à la porte d'entrée, faire faire des travaux d'électricité dans la cuisine... J'oublie la machine à laver qui ne fonctionnait pas, un dégât des eaux était survenu lors du déménagement des anciens propriétaires. Ils avaient fermé (et bloqué les robinets d'arrêt) et après ça, basta !

Puis, j'ai fait changer les châssis de fenêtre - ce fut mon premier gros chantier, il sagissait de couvrir toutes les armoires et les tables avec du plastique, de tout ranger avant, de tout nettoyer après. Durant les travaux, le plafonnage intérieur (à gauche de la fenêtre) de la chambre de mon fils s'est écroulé à l'extérieur de l'appartement, d'où une dégringolade de plâtres pourris sur 8 étages... Heureusement qu'il n'y avait personne en bas, les châssis étaient vermoulus, noirs de noir, et quand les ouvriers ont mis les débris de châssis par terre, devant la porte de la terrasse, un premier cafard s'en est échappé. Je l'ai tué (en l'écrasant, hélas, je  ne savais pas que les oeufs de cafard (microscopiques), se répandent partout.

J'ai dû changer la robinetterie de la baignoire, faire réinstaller un système de douche (les pitons ont traversé le béton... Fait des trous dans le mur du séjour... J'ai retiré le papier peint, côté séjour, et sous le papier, tout le mur était champignonné). Six mois après, devant le pourrissement évident de la salle de bains, je me suis décidée à la faire refaire. Tout était noir, envahi par les champignons, complètement pourri: planches, gyproc, plâtras, c'était une vision d'apocalypse. J'ai mis des mois à évacuer les débris de chantier, le vieux matériel, en faisant venir Bruxelles-Propreté à plusieurs reprises. J'ai dû faire refaire la cuisine - l'accès aux colonnes d'eau chaude et froide était impossible, du fait de la cuisine semi-équipée - pourrie, la cuisine semi-équipée, et complètement noyée sous la graisse - les propriétaires précédents ignoraient apparemment ce que c'est que de nettoyer une hotte (il y a donc de plus mauvaises ménagères que moi de par le monde... Voilà qui est consolant!)

Et avant cela, j'avais dû faire remettre un nouveau parquet (du simili, du flottant...) dans ma chambre et dans celle de mon fils, les plinthes avaient été arrachées et je n'avais personne pour les reclouer - le peintre m'avait laissée tomber au milieu d'un chantier innommable.

Et puis les cafards ! Une fois par semaine, la nuit ou le matin, je trouvais un cafard dans la cuisine. J'ai pris l'habitude de tout nettoyer, de tout ranger, de ne rien laisser traîner, de suspendre la moindre serviette, de peur de trouver un cafard dessous... Ou dans les poils de la brosse à récurer la vaisselle, c'était abominable. Sans compter les fourmis pharaons. Une curieuse variété de fourmis rouge-brun, minuscules, qui aiment le choco et la nourriture pour chats. Elles m'ont laissée un peu tranquille, ce derniers mois, mais je constate qu'elles reviennent.

Normalement, dans ce type de copropriété, le syndic ou la gérance doit ordonner une désinsectisation annuelle. Rien à faire, notre conseil de gérance s'y oppose fermement, malgré nos supplications récurrentes. Chacun se défend comme il peut, avec des pièges anti-cafards, des bonbonnes de ddt, et de l'insecticide. De temps en temps, l'employée de la gérance donne (en cachette des bénévoles) une boîte de produit anti-vermine (mais spécial pour les étables, curieux...), mais ce produit ne sert à rien, bien sûr !

Je suis obligée de bourrer le frigo de denrées qu'on range normalement dans des placards, comme le sucre Ti-light, les paquets de farine, tout ce qui est ouvert, les fruits, tout, etc. Et tous les jours, absolument tous les jours, je descends toutes les crasses.

Et puis cette année, juste après l'assemblée générale des copropriétaires - où j'ai cru que conseil de gérance et copropriétaires allaient s'entretuer, les fuites ont repris de plus belle. Quand les plombiers travaillent, toute la caillasse et les débris de carrelage et de béton tombent à l'intérieur des colonnes d'eau, (parfois sur douze étages!) ce qui ne fait certainement pas de bien aux tuyauteries, déjà pas mal rouillées. Parce qu'en plus, ils ne travaillent pas toujours très soigneusement. Ni très proprement. Et je n'ai même pas affaire à des Chippendales. D'ailleurs, je m'en fiche éperdument.

La seule solution serait que je revende l'appartement et que je déménage, mais c'est une solution impossible à mettre en oeuvre. Je n'en ai pas les moyens. J'ai beau faire, je tourne en rond. J'ai pleuré, j'ai crié, j'ai sangloté, j'ai squatté l'appartement d'une copine (encore plus insalubre que le mien, si c'est possible)... Passons! Mais si j'ai fait faire tous ces travaux, il y a un an, c'était justement pour revendre (le cas échéant) un appartement qui soit habitable, et pas limite insalubre. Je n'ai jamais vu autant de pourriture qu'ici...

Dans mon ancien logement, on risquait l'incendie en permanence, l'air glacé de l'extérieur refluait dans la salle de bains, la baignoire était minuscule et dépolie, mais ici, cela a été l'intoxication aux spores de champignons.

J'ai parfois l'impression de vivre dans un cauchemar...

Quoique... Je n'ai jamais eu de mérule.

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Posté par pivoineblanche7 à 20:46 - ETRIMO 1966 - Commentaires [0] - Permalien [#]

Le réparateur...

De rien du tout ! Si, il y a un réparateur qui répare des tuyauteries en dentelle, dans les cuisines entre le 4ème et le 5ème étage.

Du coup, l'eau chaude est fermée dans les cuisines et les salles de bains (ce n'est jamais que la 25ème fois, en six mois) jusqu'à demain.

Comment fait-on pour se laver alors? Eh bien, soit on ne se lave pas, soit on se lave à l'eau froide.

Et puis, cela va réveiller les cafards et les fourmis pharaons qui dormaient, bien tranquilles, dans les colonnes d'eau chaude et froide. J'en connais un bout, maintenant, sur les moeurs des fourmis pharaons (elles aiment la nourriture pour chats, le choco et les graines de lin...) et des cafards, depuis que j'habite ici. Je dirais qu'entre les fourmis, les cafards et les coupures d'eau chaude, il m'arrive de parfois respirer. Ma respiration achevée, je continue de stresser, chaque fois que je prends une douche, que je fais une lessive ou que je vais la nuit, à la cuisine...

Il y a quelque chose de pourri dans le Royaume des buildings Etrimo...

Et j'en ai plus que marre. Régulièrement, ça me reprend: l'envie de vendre et de m'en aller ailleurs...

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15 novembre 2006

Le réparateur de salle de bains

SATIRE.

"Ouh! Mes amies chéries du WEB!
Si vous savieeeeez!"

Aujourd'hui, mon homme s'en est allé à son travail dès potron-minet.

Il avait des clients à voir, des fournisseurs à enguirlander, des marchés à passer, des rendez-vous divers... Une secrétaire à draguer. Une avocate à déjeuner. Une chambre d'hôtel à louer.

Il rentrera à la nuit tombée.

Les enfants sont chez leur mamy - chez ma belle-mère, Seigneur! Ils vont encore revenir gavés de pommes de terre bio et de vitamines C. Ma belle-mère dit que c'est bon pour la santé, mais moi je constate que c'est mauvais pour leurs intestins. C'est Mon homme bien-aimé qui m'a proposé cette solution pour aujourd'hui. je n'aimais pas trop, mais il a insisté. Pour m'amadouer, il m'a promis un week-end à la mer, avec achat de fine lingerie en dentelle noire pour me plaire. (Il raffole de mes petits ensembles brodés, embellisseur de mini-seins, tanga qui coince et jarretelles qui partent dans tous les sens).

Croyez-vous qu'il m'aurait demandé: "Te débrouilleras-tu, avec le réparateur de salle de bains?"
Non, il ne m'a rien demandé. Il ne sait d'ailleurs pas que le réparateur de salle de bains vient aujourd'hui.

Mon homme ne sait pas que la salle de bains est inutilisable.
Et je ne sais pas où il trouve l'eau pour se laver, mais c'est normal, même s'il ne se lave pas, mon homme est toujours propre, toujours beau, il sent toujours le sable chaud et je suis sa tendre petite femme.
Je lui fais à manger, je lui fais des enfants, lui mets des draps propres, lui ramène un salaire chaque mois et fais de notre petit appartement sous les combles, un vrai petit nid d'amour.

Normal, j'achète RlaiF l'Hebdo et cette semaine, il y a vraiment de bons plans dans Lfair l'hebdo, un scoop, vous dis-je. Comme chaque semaine. Une charretée de bons plans. Je m'égare d'ailleurs un peu, dans tous ces plans!

10 heures. Je m'habille, je passe l'aspirateur, l'appartement est en ordre, je n'attends plus que le réparateur de salle de bains. Je trouve que la température monte anormalement dans l'appartement, je commence à avoir chaud, je vais troquer mon gros polar bleu de ménagère contre un de mes petits chemisiers-bons-plans-miniprix et très mini-mini, de popeline rose et zou, un soupçon de gloss à lèvres incolore, et voilà, c'est l'heure de la sonnette...

DRING DRING ! C'est le réparateur de salle de bains.

Il entre "Bien le bonjour, M'Dame. Alors, l'est où, c'te salle d'eau ? "
"Par là cher Monsieur."

Au passage, je reluque la dégaine de Réparateur.
Heureusement que mon Homme n'est pas là, il serait jaloux.
C'est que Réparateur est beau, i me plaît, ce diable d'homme, nerveux, sec et musclé, avec des cheveux longs blonds attachés en catogan, vous savez?
Le genre qui nous fait tout à fait craquer là, moi et mes consoeurs frustrées.
Car là, Noz-Zhommes adorés, on les aime, mais ils deviennent un peu gras du bide, avec tous ces déjeuners d'affaires. Faut dire !

Et puis, un mari, d'accord, on l'aime! Vous savez c'est notre Homme, on l'a choisi pour le meilleur et pour le pire, mais il faut bien reconnaître que c'est toujours le même, et qu'un Chippendale de temps en temps, à croquer entre nanas, ce ne serait pas pour nous déplaire.

Il s'en va donc à la sdb, roulant des mécaniques, se met par terre, son jean craquotte, là, entre les fesses, ouh là là ! Une femme honnête ne regarderait que la conduite d'eau défectueuse (dont j'ai moi-même bouclé le robinet d'arrêt, car Mon Homme n'a jamais appris ce qu'est un robinet d'arrêt, moi si), or, j'essaie de ne pas regarder les fesses musclées de mon réparateur de salle de bains.

Il se relève, me jette un coup d'oeil en coin. "Il manque une pièce", dit-il. "Je vais la chercher, vous m'attendez?" Oh! Que oui je vais l'attendre. Peut-être que je vais ranger la chambre des enfants? Est-ce que je vais bloguer? Je ne lâcherais pas un petit post, non? Ou regarder mes comms?
Non, ce n'est pas le moment. Je garderai mon post croustillant pour ce soir, quand les copines ouvriront Canal-thérapie-pour-Trentenaires-affamées et je leur raconterai le réparateur, son jean effrangé et ses fesses bronzées... Faut que toute la communauté des nanas puisse en profiter.
(Et m'envier aussi un peu, par la même occasion).

Il est revenu mon réparateur. Avec un cric, une clef anglaise, de l'huile pénétrante, de la laine de roche, une clef à molette, un aspirateur, un appareil à souder, un coude pour la tuyauterie, il a mis tout ça par terre, ses mains étaient pleines de cambouis. La sueur coulait sur ses joues, je lui ai proposé un café, il m'a répondu, avec son regard vert-laser éclatant: "C'est pas de refus, ma p'tite dame" et là, je vous l'assure, mes chères amies, il m'a regardée vraiment très profond, avec ses prunelles fixées sur moi telles un triangle des Bermudes, et je me suis sentie partiiiiiiiiiiir.

Vous savez, à ça je ne résiste pas. Là, quand un Homme me regarde comme ça (surtout que plus personne ne m'a regardée depuis des lustres. Plus depuis que Mon Homme et moi, nous fricotions à l'abri des portes cochères, en sortant du Collège), donc, quand un mâale (qui passe), me regarde comme si j'étais la seule femme au monde qu'il désiiiiiire, je craaaaaaaque !

Bon. Je vais lui faire son café, je me demande si je ne vais pas glisser un peu de gingembre ou de céleri dedans...

Oui? Non? Ca ne fait pas partie des bons plans pour réveiller la libido de Noz-Hommes? (Je vérifie dans le dernier Lairf, mais oui...) Et j'ai toujours des "trucs" de réserve. Car si mon homme travaille trop, il n'a plus guère le courage de m'honorer et il faut bien que je trouve des recettes pour booster sa libido. (Comme la lingerie affriolante et les petits tops de choc).

Pour ça, les blogs des copines sont magnifiques, faut dire! On se passe toutes des recettes de cuisine aphrodisiaques.
Et gratos encore!
Pas une qui se fasse payer!

Mais du céleri dans le café, ce n'est peut-être pas l'idéal?
Le gingembre passe encore...

Bon, va pour un café au gingembre que je vais porter à Saint Réparateur. Au passage, je lisse mes sourcils et efface un pli sur mon visage: du naturel, surtout pas de maquillage, je laisse négligemment dépasser une épaule de mon caraco, sous le chemisier mini, mini, mini mais maxi bon plan pas cher, et là, je suis bien récompensée.

Réparateur me décoche un grand sourire avec un regard de velours.

"Eh bien voilà, ma p'tite dame, mmmh! Succulent ce café! Je vas être en forme pour réparer les autres apparts et puis rentrer chez ma p'tite femme qui m'attend, avec le dîner prêt! Vot' salle de bains est réparée. Vous z'êtes contente, ma p'tite Dame?"

Contente, je ne le suis qu'à moitié... Que c'est réparé oui. On pourra peut-être reprendre des bains à deux?
Et pour le reste, avec St Réparateur-Willis, je pourrai toujours fantasmer.
Après tout, fantasmer, ça ne fait de tort à personne de vivant.
Pas d'épouse, pas de maîtresse, pas de nana lésée!
Et ça me fait du bien à moi.
Enfin, je pourrai toujours faire envie aux copines et faire rire les plus sympas!

Voilà, j'ai dit...

***

20 heures.
Retour de Mon Homme Adoré:

"Alors, Chériiiie!  Comment cela a été mon coeur? Ta journée a été bonne?"
"Mais oui, mon Amour! Et toi?"
"Oh moi, beaucoup de travail, tu le sais! Je suis débordé. Je vais bientôt être promu officer manager customer dewizeware in forward caoutchouc de floor du canal international... Alors... Alors...

...Champagne ma chériiiiiiiiiie !!!

***

Et c'est alors que le bouchon de champagne percute le lustre offert par Belle-maman. Une lampe halogène saute, le verre de protection explose en mille miettes. La lampe brûle le tapis. On est dans le noir.

Chouette... Je vais enfin pouvoir me rattraper!

Je m'approche de L'Homme d'une démarche chaloupée qu'il ne voit pas, malheureusement, et je m'arrête soudain...

"Merde!" clame-t-il...

"Je sais pas remplacer les halogènes.

Il va falloir appeler l'électricien...

Tu t'en occuperas... Chériiiie ? "


ps. toute ressemblance avec des personnes réelles,
serait, etc. etc.
effet du pur hasard et
non voulu par l'auteur de cette fiction...

Posté par pivoineblanche7 à 23:56 - ETRIMO 1966 - Commentaires [11] - Permalien [#]

05 octobre 2006

James et les parasites

COITUS IMPROMPTUS : la consigne de la semaine : les messages du répondeur téléphonique.

*****

"Allô, ici la marquise du château de Valmont
Je suis absente pour le moment.
Si James a des nouvelles à me communiquer
Qu’il veuille bien laisser un message
Après le bip sonore…''

BIIIP

Bonjour, Madame la Marquise,
Tout va très bien, tout va très bien.
On déplore juste un petit rien :
Un contretemps, une aventure
La mort de votre canari
Mais, à part ça, Madame la Marquise
Tout va très bien, tout va très bien.

Cela n'est rien, Madame la Marquise,
Cela n'est rien, tout va très bien.
On déplore juste un petit rien :
Il a péri dans l'implosion
Qui détruisit lecteur de rats, radio-cafards, et fourmis-pharaons
Armoire à fusibles
Et courant coupé,
Mais, à part ça, Madame la Marquise
Tout va très bien, tout va très bien.

Cela n'est rien, Madame la Marquise,
Cela n'est rien, tout va très bien.
On déplore juste un petit rien :
Les appareils qui implosèrent, Madame,
C'est quand l’immeuble fut foudroyé
Et les gens torréfiés
Comme café brûlé
Mais, à part ça, Madame la Marquise
Tout va très bien, tout va très bien.

Eh bien ! Voila, Madame la Marquise,
C’était pendant l’horreur d’une profonde nuit
Gamin le chien laissa la porte ouverte
A peine fut-il revenu de sa surprise
Qu’un éclair blanc le trucida,
Et cette flamme se propageant
Les conduites d’eau
Et le chaudron du diable
Noyèrent les rats, cafards
Les moustiquaires et puis les coccinelles.

Et c’est ainsi, Madame la Marquise
Que vous m’aviez commandé
D’assainir votre immeuble d’une année
Le vent soufflant sur l'incendie,
Le propagea sur la terrasse,
Et c'est ainsi qu'en un moment
Périt le cher Sieur Canari !

''Mais, à part ça, Madame la Marquise,
Tout va très bien, tout va très bien.''


00602498199909

D’après Ray Ventura.


Posté par pivoineblanche7 à 10:41 - ETRIMO 1966 - Commentaires [3] - Permalien [#]
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