Mes carnets

L'image est au bout du pinceau, l'image est au bout du stylo

15 novembre 2008

Mes 5 -6- musiques de film préférées...

Non, ce n'est pas un nouveau tag - encore que je pourrais faire démarrer un tag de chez moi ! Je désignerais cinq personnes (par exemple, Tisseuse qui fait ça si bien, Ondine, qui aime la musique, Dasola, qui est cinéphile, Valclair, idem... Et une cinquième personne, comme Nuages par exemple, qui est aussi un cinéphile averti). - En leur demandant de copier/coller le thème d'une musique de film qu'ils-,elles aiment particulièrement. C'est ce que j'ai fait, de façon limitée, parce qu'en réalité, j'aime beaucoup plus de musiques de film que ce choix-là, mais il est finalement assez exemplaire des films que j'ai vus et revus, parfois par goût personnel, parfois parce que le hasard  ou quelqu'un m'y a amenée. Tel mon fils, notamment en ce qui concerne la trilogie de "Star Wars" que j'ai revue très, très, très souvent ! A priori, je n'aime pas la science-fiction, mais son père et lui m'ont obligée à regarder aimer au moins ces deux-là: Odyssée et Star Wars. (Et un film fantastique comme "Dark crystal" - mais dont je garde un mauvais souvenir).

"Gladiator", c'est le premier film que je suis allée voir au cinéma après ma séparation. Le retour  dans la Rome  impériale me fascinait, naturellement (même s'il y a de grosses infidélités historiques), et puis le personnage de Maximus... Et la violence du choc esthétique, profonde! Quant à "Doctor Jivago", c'est non seulement une musique que j'aime, mais c'est un film d'un réalisateur que j'adore (David Lean), et d'après un sublime roman de Pasternak, avec, dans des rôles importants, un Alec Guinness que j'aimais beaucoup, et la très belle Géraldine Chaplin.

Tout cela parce qu'aujourd'hui, j'ai réécouté deux fois la musique de "Barry Lyndon"...

Ah... Kubrick... "2001, Odyssée" (dont j'adore aussi le début, avec l'histoire du monolithe à travers  les âges, dont les hommes tirent "la" connaissance...) Le terrible "A clockwork Orange"... Et ce curieux film,-fleuve , "Barry Lyndon", que j'ai vu pour la première fois assise par terre au cinéma, tant la salle était comble.  Un bouleversant souvenir de jeunesse. Une histoire qui commence par une anecdote apparemment sans importance, mais assez pour faire basculer le héros dans la violence, l'arbitraire et l'existence chaotique d'un aventurier sans scrupules.



22 octobre 2008

Le peintre DAVID (3)

Je termine mes réflexions sur DAVID. Je recherchais en particulier un dessin célèbre (voire une caricature), qu'il avait fait de la reine Marie-Antoinette en route pour l'échafaud. Le hasard m'a fait découvrir sur le site de => site "La Dormeuse", un commentaire sur l'histoire de Marie-Antoinette entrecoupé d'extraits => lien WIKIPEDIA: d'Adrien Goetz. (Ecrivain et historien d'art).

Voici ce dessin.

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La "DORMEUSE", (auteure et blogueuse), commentatrice de Goetz, émet le constat que Marie-Antoinette n'aurait pas compris grand-chose à l'art contemporain, notamment en la personne de David et de son maître, le => lien WIKIPEDIA: peintre VIEN. Pourtant, en 1789, Joseph-Marie Vien est nommé officiellement peintre du roi. Le plus drôle est qu'il est nommé sénateur sous Napoléon Ier en 1799, dix ans après, puis comte de l'Empire en 1808.

Ah! Ces artistes...

VIEN, contemporain ? Voici pourtant ce qu'il peint: des toges romaines, à l'antique, lui qui a été élève de l'Académie Royale des Beaux-Arts et lauréat du prix de Rome.

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VIEN - La marchande d'amours - cliché WIKIPEDIA.

D'autre part, il y a l'engouement de Marie-Antoinette pour le peintre Elisabeth Vigée-Lebrun - laquelle n'a pas, dit-on, révolutionné la peinture.

Evidemment, => lien WIKIPEDIA: Vigée-Lebrun est une portraitiste. Le portrait n'est pas un genre révolutionnaire, mais quelle peinture l'est ? Le paysage? La nature morte? Le croquis de modèle vivant? (En un sens, oui, puisque le modèle d'atelier est une alternative aux études d'après l'antique et au dessin anatomique).

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Autoportrait de 1782 - cliché WIKIPEDIA.

Bref, j'ai voulu conclure sur David et Marie-Antoinette (et d'ailleurs sur le sort qui lui fut fait) en sortant brandissant la loupe du "genre" - de l'expression anglo-saxonne "gender studies". L'ancien régime était odieux, et force est de reconnaître (notamment à travers sa correspondance) que malgré son grand courage, la reine garda son identité de "reine" jusqu'au bout, de sorte que l'exil n'aurait peut-être pas servi à grand-chose. Eût-elle vécu, après la Révolution, aurait-elle tout fait pour restaurer Louis XVII sur le trône? On peut le penser, puisque Louis XVIII y est bien arrivé, lui. D'un autre côté, je me souviens d'un excellent documentaire d'ARTE, sur Marie-Antoinette, qui démontrait comment toutes les caricatures porno de son temps laissaient comme présager les accusations (adultère, lesbianisme, partouzes) dont elle fut victime (et dont la pire fut l'accusation d'inceste...)

En 1800, Elisabeth Vigée-Lebrun, qui aimait Marie-Antoinette et qui était nostalgique de la société française et parisienne d'avant la Terreur, fait son portrait posthume, un portrait plein de tendresse et de douceur (même si je le trouve vraiment très idéalisé)...

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(c) le portrait posthume de Marie-Antoinette,

cliché du site LA DORMEUSE.

Posté par pivoineblanche7 à 18:38 - Art, Culture & histoire - Permalien [#]
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Le peintre DAVID (2)

Je rajoute une note sur David parce qu'il me semble avoir laissé de côté un tableau que nous avons pourtant analysé et qui a son importance. Mais personnellement, je goûte peu la référence récurrente à la Rome antique (Dieu sait pourtant si j'ai aimé l'Antiquité! Et toute la littérature qui a trait à Rome, aussi bien Tite-Live que Tacite!) du moins, je goûte peu ce qu'en fait David.

Enfin, on l'aura compris ou non, je n'aime pas David qui a fait un horrible dessin de Marie-Antoinette dans sa charrette, en route pour l'échafaud.

Il s'agit du "Serment des Horaces", où les trois frères Horace prêtent le serment, dans les mains de leur père, d'aller assassiner les frères Curiace - qui sont aussi au nombre de trois, alors qu'une de leurs soeurs est mariée à un Curiace. Les Curiaces sont les champions de la ville d'Albe. Tout cela est, je le pense, raconté dans Tite-Live, du moins le combat, puisque (de source wikipédienne), le serment n'aurait pas eu lieu, par contre, selon notre professeur...

David_Oath_of_the_Horatii_1784

... Selon notre professeur, donc, ce serment véhicule les idéaux de la Révolution: idéal, courage, sacrifice de l'individu pour la jeune République. Existence du sentiment aussi (les soeurs qui pleurent d'avance la mort de leurs maris Curiaces), mais cela ne fait rien, on sacrifie les soeurs, les femmes, les sentiments (et même Olympe de Goujes, à l'époque, réclame pour les femmes le droit d'être jugées par le Tribunal public et d'aller librement à l'échafaud... Ce qu'elles feront d'ailleurs, Olympe de Goujes toute la première).

Je ne sais pas si j'oserais montrer les esquisses que j'ai faites, certaines peut-être, l'ombre à ce moment était très dense dans le local et mon dessin très, très, très mauvais... Toutefois, quelque peu maquillés et recadrés avec photofiltre, cela donne un curieux résultat. Ce ne sont bien entendu que des détails du tableau, que j'ai ma foi bien envie de peindre... Même si je n'apprécie pas trop le néo-classicisme de David.

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Posté par pivoineblanche7 à 00:53 - Art, Culture & histoire - Permalien [#]
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21 octobre 2008

Le peintre DAVID (1)

Initiateur du néo-classicisme dans la peinture du XIXème est notre premier sujet d'histoire de l'art.

Au cours d'histoire de l'art, je prends note dans mon carnet de croquis tout en dessinant. Au début de son "apprentissage" (façon de parler, Jean-Louis David est déjà lauréat du prix de Rome et habite la Villa Médicis, dans la Ville éternelle),

David s'exerce à peindre des "Académies". Académie d'Achille, Académie de Patrocle... J'aime bien dessiner quand il y a encore assez de visibilité dans le local, mais ici, j'aurais pu prendre deux pages. Achille est assis presque sous Patrocle... Le mort dont les pieds sont surélevés,  tandis qu'Achille a le beau dos musclé qui est une constante dans l'art antique. Le fond est généralement sombre, il y a quelques colonnades antiques, et une lumière qui tombe sur les sujets.

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C'est ainsi que j'ai dessiné le bras de MARAT dans sa baignoire... Marat assassiné par Charlotte Corday, n'est-ce pas?

J'avais photographié cette scène (mais je ne sais plus qui était le peintre, ce n'est pas David, mais probablement un peintre du nord de la France), au musée de la Piscine de Roubaix, je n'en avais photographié qu'un détail, pour la robe très Révolution française de Charlotte. Au musée, on voit très bien la scène, et la compagne-servante de Marat qui arrive folle furieuse, le couteau et les seins en l'air, avec  les émissaires du peuple qui viennent arrêter la jeune femme.

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David, lui, comme souvent dans ses tableaux et ses compositions, peint la scène avant ou après l'action. Mais autant il aime, dans ses tableaux, les grandes envolées lyriques, les assemblées, martiales un symbolisme pesant, autant, ici, le tableau est sobre. Il  devait faire partie d'une série sur les martyres de la Révolution, commandée par la Convention. (Mais les exécutions allaient tellement vite, des uns et des autres, qu'il n'en peignit que deux...) Marat assassiné, (c'est un pléonasme), il le peint  donc après le meurtre. Le tableau se trouve au musée d'art ancien, à Bruxelles, avec une autre toile plus tardive et assez faible de DAVID.

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Photos_octobre2008_041bis

Jean-Louis DAVID. Le peintre, nous dit notre prof en souriant, "qui a retourné sa veste plusieurs fois..." Il n'est pas le seul, mais il est un des rares à avoir survécu. Enfin, ils ne furent pas si rares que cela à survivre à la Révolution française, mais c'était une gageure... Puisqu'il passe gaîment de l'Ancien régime à l'Empire - en passant par la Terreur et la gloire de Napoléon, pour mourir à Bruxelles - dans une maison qu'on a démolie, je crois, il y a quelques années, à moins qu'au terme d'une longue et pénible bataille des associations de sauvegarde du patrimoine, on ait inséré une façade de plus dans un bâtiment contemporain...

Le plus célèbre tableau de David: le sacre de Napoléon:

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Le Sacre de Napoléon (pour rappel, où il se sacre lui-même, en présence du pape,
avant de présenter la couronne à la future impératrice Joséphine).

A partir de là, je ne parle plus du cours... Mais je me suis laissée aller au gré de mes recherches sur Internet, essayant de glaner quelques portraits de Joséphine de Beauharnais... Puis découvrant des merveilles extraordinaires sur les chateaux de France et leur mobilier - notamment les réalisations d'un maître artisan en meubles peints et marquetés, Carlin MARTIN.

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L'impératrice Joséphine, auteur du portrait (?)

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Guéridon ou table à thé réalisé pour Mme du Barry,  à Louveciennes,
ayant appartenu à Joséphine de Beauharnais, à La Malmaison.


Table en amarante, acajou et chêne marquetés, bronze doré,
plateau en porcelaine peinte décor, "bleu céleste",
par Carlin MARTIN, maître-artisan et par  la Manufacture de Sèvres.

30 septembre 2008

Marc MOULIN, la voix de "Radio-Cité"

La nouvelle est tombée, cet après-midi alors que la Rose et moi, nous roulions sous une pluie battante, - retour du Musée de la Piscine, à Roubaix.

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Marc Moulin dans le (c) clip de la chanson MOSCOW DISCOW

Marc MOULIN, (1942-2008), homme de radio, l'animateur de Radio-Cité, -Ah! Radio-Cité que je branchais chaque samedi matin, dès 9 heures, dès que je me mettais à mon bureau pour étudier ou faire mes dissertations du lundi... - cette radio uniquement musicale qui émettait sur les ondes FM chaque week-end, dans les années 80; Marc MOULIN, fan de jazz et musicien, membre du groupe TELEX, (lien vers un article assez complet sur Wikipedia) - (lequel interpréta une impertinente "Eu-ro-vi-sion" au Gala de l'Eurovision de 1980) vient de mourir à 66 ans des suites d'un cancer.

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blog : http://radiocite.skynetblogs.be

(attention aux pop-ups, les auteurs du blog n'y sont pour rien!)

J'ai lu qu'on a opposé leur musique et leurs chansons, sensibles et légères, pleines de clins d'yeux aussi (on s'en rend compte avec "Eurovision") à celle du Groupe KRAFTWERK, un autre groupe de ces années-là, qui jouait dans le même registre. Mais j'aimais bien Kraftwerk aussi. Oui, mais, voilà: TELEX était belge ...

Il a fait aussi quelques prestations remarquées, pleines d'humour et de gentillesse, toujours, en compagnie, notamment, de Jean-Pierre Hautier (un ancien de Radio-Cité lui aussi) dans le jury d'une jolie émission musicale de la RTBF: "Pour la gloire".

Enfin, il était le fils de Léo et de Jeanine Moulin, (+ cliquer sur le lien pour lire un article sur Jeanine Moulin) - (1912-1998), (comme quoi, certains ne naissent pas fils de personne, faut l'reconnaître!)

Posté par pivoineblanche7 à 21:25 - Art, Culture & histoire - Permalien [#]
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24 septembre 2008

Constant PERMEKE

Est né à ANVERS, en 1886 et il est mort à Ostende, en 1952. Il est représentatif du mouvement "expressionniste flamand" et appartient à la deuxième génération de l'école des peintres de Laethem-Saint-Martin. 

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Notre ancien billet de 1000,- BEF

Bon artiste, il a été directeur de l'Académie des Beaux-Arts d'Anvers après la guerre (mais durant un an seulement), et a fait construire sa maison - une villa moderniste (sorte de large parallélipipède rectangle) à Jabbeeke, Gistelsesteenweg, non loin d'Ostende et de la station balnéaire de De Haan. Sa maison est transformée en musée, on peut y voir son atelier de peinture, à l'étage, (une vraie splendeur!) et son atelier de sculpture, en retrait de la vaste maison.

Je le pensais plus "artiste maudit", peut-être parce que ses toiles sont vraiment sombres, représentant une population pauvre, de paysans, de pêcheurs, un peu comme "les mangeurs de pommes de terre" de Vincent Van Gogh, une toile de sa période hollandaise.

Mais ce n'était pas le cas. Il habitait une vraiment belle villa, était marié et avait trois enfants. Même si sa vie subit le contrecoup des deux guerres, 14-18 où il est gravement blessé et 40-45, où son art est catalogué comme dégénéré, et son fils envoyé en Allemagne au S.T.O.

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Van Gogh, Les mangeurs de pommes de terre

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Constant Permeke aux Musées Royaux des B.A. de Bruxelles

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Constant Permeke (au Musée Permeke à Jabbeeke)

Je le préfère tout de même à Gus DE SMET et Fritz VAN DEN BERGHE deux autres peintres expressionnistes dont la peinture est vraiment trop "taillée à coups de serpe" à mon goût. Même lorsque ses bruns et ses noirs, ses toiles et ses glacis sont les plus sombres, il s'en dégage, par endroits, une grande lumière dorée.

Les collections comprennent toutes sortes de documents iconographiques, lettres, etc. Des tableaux impressionnants, des portraits, des paysages, un auto-portrait, des dessins encore plus intéressants, au fusain, ou des techniques mixtes (des nus dégagés de l'académisme post 40-45), et des sculptures.

Ici une technique mixte : Constant Permeke, 1921, Museum Dhondt Daenens, Deurle,
Huile et craie sur toile, 86.6 x 64.5 cm.

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14 septembre 2008

Claude SEMAL

Hier soir, à la Cellule 133 - A, avenue Ducpétiaux, à Saint-Gilles (ça se situe juste en face de la prison de Saint-Gilles, brrrrr...) Claude SEMAL chantait et jouait !

Mes dieux ! Ce fut ju-bi-la-toi-re.

Et puis, Claude Semal représente plein de petites choses auxquelles je suis sensible... Il a milité au Journal POUR, un journal anarcho-de gauche des années 70, dont l'activité s'est brutalement interrompue lors d'un incendie (criminel), son père (je crois qu'il s'agit bien de son père) a fondé les "Cafés citoyens", véritable lieu de débat dans la région de Mons. Et Claude Semal est un humaniste pur jus. Pas seulement un chanteur engagé et un homme de spectacle, mais aussi ce genre de personne que j'admire profondément car il ne cesse de polir cette pierre que l'on est dans le monde...

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L'hôtel de ville de Saint-Gilles

D'entrée de jeu, il nous a régalés avec une chanson que j'adore, "Saint-Gilles" non que je sois ou que j'aie été saint-gilloise, mais comme Saint-Gilles a  longtemps été une commune voisine de la mienne (Ixelles), et comme j'y ai eu des amis, c'est un lieu qui m'est proche et familier. J'y ai beaucoup vécu - et des choses importantes - et aussi, j'ai tant écrit sur les maisons saint-gilloises.

(...) "De la gare du Midi
      En haut de l'avenue Louise
      C'est un coin de paradis
      Si tu crains pas la mouise
      De l'hôpital St Pierre
      Jusqu'en haut de Ma Campagne
      Y'a que des briques et des pierres
      Mais ça sent la campagne
   

Dans ce vieux quartier popu
      Qui votait socialiste
      Y'a bien longtemps qu'y a plus
      Un seul ouvrier sur les listes
      Y'a ma soeur un Ministre
      Un Club de foot sans âge
      Et mille deux cent artistes
      Qui sont tous au chômage
"
(...)

(c) Claude SEMAL, "Saint-Gilles", extrait.

(cliquez => Liste des chansons)

Je passe encore souvent à Saint-Gilles, puisque je "suis passée de l'autre côté du canal et de la gare" -  (On dit couramment qu'à Bruxelles, les habitants de la rive droite - c'est-à-dire du haut de la ville et des communes "bourgeoises", ne franchissent jamais le canal...) et que je squatte les alentours de la gare du Midi (je suis bien forcée d'y passer avec mon bus 49!) Mais on s'habitue à tout, même à la gare du midi (mais pas trop à la saleté et à la misère de la rue "Couverte").

Claude Semal était accompagné d'un musicien extraordinaire, Frank Wuyts, (claviers, mélodica / complice de Denis VAN HECKE ("Musique flexible", en concert le 31 octobre au Jacques FRANCK, à Saint-Gilles)  et de Christiane Stéfanski, une autre chanteuse engagée qui fit les beaux jours de la chanson féminine et féministe des années 68-70), les instruments restants étant une guitare électrique et un accordéon diatonique.

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Frank WUYTS, à droite (le duo "MUSIQUE FLEXIBLE").

Je vous invite tous et toutes à essayer de le découvrir, au moins via internet. Et si l'on veut savoir en quoi consiste la belgitude... Il faut l'écouter ! Il y ajoute ce brin d'humour et d'ironie, d'auto-dérision aussi, si typiquement bruxellois - qui rassure, surtout dans le temps présent.  C'était le deuxième spectacle de Claude Semal auquel j'assistais, et je l'ai nettement préféré au premier (c'était en 2001).  Etait-ce en raison d'un état d'esprit différent? Pour le moment, j'aborde tout avec curiosité, plaisir, envie... J'avais déjà aimé la chanson "Saint-Gilles", naturellement, mais ici, il était différent ! Plus épanoui, plein de feu, de peps, de gaîté, mais de gravité aussi...

(...) "C'est un pays doublé de régions transitoires
je dirais même plus que ce sont deux pays
Tombés par accident dans un trou de l'histoire
Et où depuis ce temps entre Bonn et Paris
Les convoyeurs attendent

C'est un pays debout que je porte en mon ventre
Creusé par les houilleux bâti par les maçons
Ce pays mes amis il nous faudra le prendre
Et c'est ce pays-là qu'au seuil de leurs maisons
Les convoyeurs attendent

Car nous n'attendrons pas qu'il neige des oranges
Ou que l'ogre d'argent daigne enfin nous quitter
Pour vivre dans les ..?  cette passion étrange
Qu'on appelle parfois simplement Liberté
à force de l'attendre
"
(...)

(c) Claude SEMAL, Le Pays petit, extrait.

Bref, une soirée qui m'a donné 1000% d'énergie ! Et pour vous faire une idée de la veine tendre, la chanson qu'il a dédiée à son petit garçon de dix mois, Sam.

 

Posté par pivoineblanche7 à 13:07 - Art, Culture & histoire - Permalien [#]
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13 septembre 2008

"La belle personne"

C'était un téléfilm, ce soir, diffusé sur ARTE. Il repasse demain à 15h35. Le monde peut s'écrouler, demain, à 15h35, je serai scotchée devant ma télé...

C'est que c'est un "remake" de "La princesse de Clèves" ou plutôt, un téléfilm qui transpose  l'intrigue du célèbre roman dans un grand lycée parisien - magnifiquement filmé - (le lycée Molière), en hiver, parmi une classe d'adolescents.

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Arcades du Lycée Molière. Paris.

Un des premiers romans de la littérature française que j'aie lu. Et le motif de discussions passionnées: la princesse de Clèves devait-elle avouer (à son mari) -oui ou non- qu'elle aimait le duc de Nemours (et qu'elle en était aimée) ? Nos préoccupations modernes sont-elles tellement différentes? Au coeur de la relation triangulaire, devons-nous dire ou pas dire? Au risque de tout perdre?  Qui faut-il sacrifier? Déjà, dans "La princesse", cet aveu "tue" son mari,  le prince de Clèves, et, naturellement, au lieu d'épouser Nemours, la belle princesse se retire du monde...

Tout sur "La belle personne" sur AlloCiné, casting, secrets de tournage, photographies et bandes-annonces.

Synopsis:

"Junie, seize ans, change de lycée en cours d'année suite à la mort de sa mère. Elle intègre une nouvelle classe dont fait partie son cousin Matthias. Il devient son ambassadeur auprès de sa bande d'amis. Junie est vite courtisée par les garçons du groupe, elle consent à devenir la fiancée du plus calme d'entre eux, Otto. Mais bientôt, elle sera confrontée au grand amour, celui de Nemours, son professeur d'italien. La passion qui naît entre eux sera vouée à l'échec. Ne voulant pas céder à ses sentiments, Junie s'obstine à refuser le bonheur, car il n'est à ses yeux qu'une illusion."

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Et Louis Garrel, le petit jeune qui monte,
un bel éphèbe (juste un peu sombre) qu'on prendrait bien pour modèle.


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Et dans la vidéo ci-dessous, voici la première confrontation entre Nemours (le professeur d'italien), incarné par Louis Garrel et Junie, alias Lea Seydoux. Une génération de  tout jeunes acteurs, et un réalisateur dont je voudrais bien voir deux autres films, sur le même thème de l'amour, de la jeunesse et de Paris: "Dans Paris" et "Les chansons d'amour".

Edit: il y a juste ce suicide *SPOILER* d'un jeune, qui m'a perturbée, dans ce film. Parce que j'en ai vécu un, dans mon lycée, en 1974. Je n'en ai pas été témoin directement, Dieu merci! J'étais en classe de chimie, en plein contrôle. Il s'agissait d'une ado de 14-15 ans, dont on a dit après qu'elle était dépressive, qu'elle avait déjà fait deux ou trois tentatives... Et qu'elle avait été obligée par ses parents de retourner dans son pays se marier avec un vieux cousin. Je ne me souviens que trop de cette fin d'année que cette mort a terriblement assombrie.

12 septembre 2008

CITATIONS

Voici un petit extrait significatif des "Carnets de guerre" de Vassili Grossman (présentés par Anthony Beevor), que j'ai isolé selon la méthode de Janeckza: prenez un livre au hasard (ou que vous lisez, ce qui est le cas), allez à la page 123, à la cinquième phrase et recopiez les trois suivantes.

Il s'agit d'un livre passionnant, que je lis à petites doses, toujours en parallèle au Pavillon des cancéreux et à Ivan Denissovitch. Ainsi, quelques pages sur le contraste entre la vie à l'armée, ou à l'arrière (avec loutes les exactions et les veuleries qui l'accompagnent, en temps de guerre), et la mort au front, - et Grossman témoigne que tous les hommes, quasiment, meurent en saints-, sont absolument saisissantes.

Relire "Diloy le chemineau", livre d'une autre auteure d'origine russe (o;) m'a demandé nettement moins de temps...

" (...) Il n'y a pas de demi-mesure.

Personne ne vit avec l'idée que la guerre est installée et que seul un dur effort de guerre, soutenu de mois en mois, conduira à la victoire, et même ceux qui en parlent ainsi n'y croient pas vraiment.

On ne trouve que les deux sentiments suivants: l'ennemi est battu, c'est le premier; l'ennemi est imbattable, c'est le second.
(...) "

chapitre 11, p. 123, "Avec la brigade de chars de Khassine, février 1942"

Posté par pivoineblanche7 à 21:11 - Art, Culture & histoire - Permalien [#]
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04 septembre 2008

La plage d'Equihen et les Quilles en l'air

Comme le témoignent ces photos d'époque sur le site de "Mincoin" - La vie à Equihen à la (dite) "Belle Epoque", le quartier des Quilles en l'air était l'habitat d'une population de marins pauvres de la région boulonnaise. Tout a disparu à la suite des bombardements de 40-45.

Ce quartier se trouvait sur la plage - immense à marée basse - et sur la dune environnante, à EQUIHEN, quartier de marins pauvres en général. Le port d'Equihen n'était pas un port au sens classique du terme, mais un port d'échouage. Plus au nord, d'ailleurs, les flobards d'Audresselles rentrent également "au port" par le biais de la traction sur roues (les 4/4 ont remplacé le cheval boulonnais ou l'énergie humaine).

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Ceux des bateaux qui s'abîmaient sur la plage étaient abandonnés là, puis retournés, enduits de calfatage, posés sur des murs de fortune et devenaient habitation à bon marché pour les familles de marins. Femmes? Enfants? Veuves? Orphelins? Il semble (d'après un roman boulonnais que j'ai lu) qu'à la mort -sans postérité- du dernier occupant d'une Quille en l'air, celle-ci passait à d'autres.

Nous sommes allées visiter ces Quilles en l'air, celles qui ont été intégrées dans le grand camping d'Equihen du moins, et qui sont mises en location. J'ai photographié de préférence celles qui sont encore à réhabiliter, pour garder une idée de ce que furent les "vraies" quilles en l'air. Car je déplore, un peu ,visuellement, parlant le contexte du camping - derrière ses grilles. Les Quilles en réhabilitation se trouvant près du chemin, j'ai pu glisser l'objectif de l'appareil à travers les trous de la grille, mais pour la Quille "blanche", je n'y suis pas arrivée.

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Et pour le "fun", une Quille en l'air -mystère- de difficulté moyenne

(je mets environ 6,7 minutes pour le faire... Mais je connais ces photos o;)

car il n'y a pas d'image préalable pour faciliter la fabrication du puzzle...

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Posté par pivoineblanche7 à 00:18 - Art, Culture & histoire - Permalien [#]
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