Mes carnets

L'image est au bout du pinceau, l'image est au bout du stylo

30 novembre 2008

La fête de la chasse, à Bouillon... (puzzle)

Le 11 novembre 2008... Une photographie que j'adore également, d'un très cher ami photographe ardennais,  (ne lui dites jamais de bien de lui, ça le fait rougir... mais pensez-le très fort!) garanti virtuel et réel, du blog Paul Péture photos, "Galerie de photos sur divers sujets qui me tiennent à coeur".

(et spécialement pour Tilleul : ce nom ne te rappelle rien o;) ?

Puzzle de difficulté moyenne (je ménage mes lecteurs) mais puzzle mystère... C'est plus amusant !

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Au centre Nausicaa, Boulogne... (puzzle)

Voici une photographie que j'aime particulièrement, prise au centre NAUSICAA, de Boulogne-sur-Mer, par Monsieur Alain X (qui tient un blog -intime et de réflexion: "J'en rêve encore" et photographique avec "L'oeil à vues"). De plus, ce monsieur créatif tous azimuts nous propose semestriellement des marathons d'écriture très intéressants et tout à fait éreintants...

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29 novembre 2008

L'orchestre rwandais (3)

Voici en quoi consiste mon projet de peinture pour l'année 2008-2009...

Une toile 50x70 pour chaque musicien de l'orchestre rwandais - dans sa totalité ;
Peut-être une toile de format 50 ou 70x100 pour représenter le musicien en pied ;
(lorsqu'il joue du djembé par exemple) ;

Une ou des esquisses rapides avec un détail - les mains, que je dois apprendre à peindre, et l'instrument ;
en voici un exemple:

Photos_novembre_2008_036

L'instrument en gros plan - au pastel peut-être...

Le portrait en gros plan de chaque musicien.

Dans mes portraits (de visages) en gros plan, grâce aux techniques diverses (couteau à peindre et glacis), je voudrais faire apparaître la mince, très mince frontière qui nous sépare de la folie... La folie n'est jamais très loin de nous. Qu'on l'appelle burn out ou dépression nerveuse... Je crois que c'est cela mon propos de peintre: exprimer cette tension permanente, violente, entre la peur de sombrer et le fait de rester sur le quai de la vie, et le fait que jeter les couleurs sur la toile permet justement de ne pas sombrer.

Pour moi, peindre est un combat permanent, celui qui me garde du côté de la vie. C'est cela que je veux montrer dans (certaines) de mes peintures - pas toutes ... Il en est d'autres qui donnent simplement à regarder ce qui nous entoure.

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(ma première peinture cette année, une "mise en bouche",
détail du porte-manteau de la classe de peinture).

***

Et comme chaque musicien a été représenté avec une tête d'animal, je désire peindre - ou pasteller ces animaux -comme je l'ai fait pour une antilope et un kudu, au musée de l'Afrique, le tout en plusieurs versions pastel...

Ces soeurs qui comptent tellement...

Voici ce qu'en dit Marianne SPOZIO:

"Virginia serait-elle devenue l’écrivain que l’on connaît et admire si elle n’avait pas eu pour grande sœur Vanessa ? Cette double biographie, formidablement documentée et merveilleusement fouillée, analyse deux personnalités d’exception qui, leur vie durant, dans un perpétuel mouvement d’attraction/répulsion, se sont mutuellement nourries, soutenues, aiguillonnées, jalousées et surtout aimées d’un amour inouï. L’histoire commence à la fin du XIXe siècle, dans une maison proche de Hyde Park à Londres. Père écrivain, mère lumineuse et protectrice, huit enfants : la famille Stephen est une famille "recomposée" comme on dirait aujourd’hui. Temps victoriens. Il ne vient pas à l’esprit du père, un intellectuel pourtant, de faire éduquer ses filles. Confinées à la maison, elles apprennent sur le tas, grâce à leurs lectures. Virginia surtout, dont l’intelligence fait des étincelles et qui, très tôt, décide de vouer sa vie à l’écriture. Vanessa, son aînée de presque trois ans, moins cérébrale (elle en sera complexée toute sa vie) mais aux dons artistiques prononcés, choisit de devenir peintre. Dès l’enfance, les rôles sont distribués. (...) "

A propos de Jane DUNN, Virginia Woolf & Vanessa Bell.

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Portrait de Virginia Woolf esquissé à la couleur (acrylique) noire
Sur une toile 40x40 déjà peinte.

Et un portrait que je n'arrive pas à me résoudre à poster
et pourtant je vais le poster,
il me fait peur !
Il s'agit de Vanessa Bell, adolescente.

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27 novembre 2008

Une céramique avec une feuille appliquée...

Voici un vase rond en céramique (cuite à 950°), fait cette année, dans une jolie terre rose très plaisante à modeler, avec une application de feuille (une feuille ramassée près de chez moi)... La feuille est appliquée sur une fine plaque de terre, collée avec de la "barbotine", puis cuite au four (ce qui fait qu'elle a disparu et juste laissé son empreinte). Il a une chouette forme ce vase, mais le résultat final est très imparfait.

Je ne sais pas si je vais continuer la céramique. Les heures ne me conviennent finalement pas trop trop. Le mercredi, c'est un cours fréquenté par beaucoup trop de monde (parents, enfants et ados en congé), et les jeudi-vendredi, c'est un peu juste pour terminer une pièce avant cuisson.  e dois donc prendre une décision qui me coûte, si je veux continuer à peindre (et avancer dans la peinture) et à fréquenter le groupe Graphite.

Il me reste à en discuter avec le professeur.

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Posté par pivoineblanche7 à 21:00 - Je peins. Je dessine. - Permalien [#]

26 novembre 2008

L'orchestre rwandais (2)

Extrait de VERCORS, "Le songe" :

"... Est-ce que cela ne vous a jamais tourmenté? Quand, dans les jours heureux, allongé au soleil sur le sable chaud, ou bien devant un chapon qu'arrosait un solide bourgogne, ou encore dans l'animation d'une de ces palabres stimulantes et libres autour d'un "noir" fleurant le bon café, il vous arrivait de penser que ces simples joies n'étaient pas des choses si naturelles. Et que vous vous obligiez à penser à des populations aux Indes ou ailleurs, mourant du choléra. Ou à des Chinois du Centre succombant à la famine par villages; ou à d'autres que les Nippons massacraient ou torturaient, pour les envoyer finir leurs jours dans le foyer d'une locomotive.

... Est-ce que cela ne vous tourmentait pas, de ne pouvoir leur donner plus qu'une pensée - était-ce même une pensée? Etait-ce plus qu'une imagination vague? Fantasmagorie bien moins consistante que cette douce chaleur du soleil, le parfum du bourgogne, l'excitation de la controverse. Et pourtant, cela existait quelque part, vous le saviez, vous en aviez même des preuves: des récits indubitables, des photographies. Vous le saviez et il vous arrivait de faire des efforts pour ressentir quelque chose de plus qu'une révolte cérébrale, des efforts pour "partager". Ils étaient vains. Vous vous sentiez enfermés dans votre peau comme dans un wagon plombé. Impossible d'en sortir.

... Cela vous tourmentait parfois et vous vous cherchiez des excuses. "Trop loin" pensiez-vous. Que seulement ces choses se fussent passées en Europe! Elles y sont venues: d'abord en Espagne, à nos frontières. Et elles ont occupé votre esprit davantage. Votre coeur aussi. Mais quant à "ressentir", quant à "partager"... Le parfum de votre chocolat, le matin, le goût du croissant frais, comme ils avaient plus de présence...
"

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Posté par pivoineblanche7 à 01:15 - Peinture - expos 2008-2009 - Permalien [#]
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25 novembre 2008

L'orchestre rwandais (1)

Dans mon projet de peinture sur notre humanité, il y aura une partie dédiée à l'Afrique.

***

J'ai un couple d'amis qui a vécu longtemps en Afrique (Congo et Rwanda, à Kinshasa & Kigali). Ils sont rentrés définitivement en Belgique peu avant les "événements". Je les ai suivis ces événements, à l'époque, (nous ne nous connaissions pas, je les ai rencontrés cinq ou six ans après), mais avec un relatif éloignement. Disons qu'à force de vouloir tout comprendre et analyser (sur le plan de la politique étrangère), j'en perdais peut-être l'horrible dimension humaine. Face aux drames, passée la stupéfaction, il peut y avoir de la distance et du fatalisme; bref, il faudra que je recherche un texte de Vercors, que j'aime beaucoup, sur "l'espèce d'indifférence" que l'on peut ressentir face aux drames qui nous sont trop lointains. Dans l'avalanche de sinistres et de guerres qui nous tombent dessus, nous sommes emportés, nous roulons avec le flot, non sans fatalisme: tout ça, la mort, les guerres, les massacres, Inch'Allah! C'est le lot de l'homme depuis qu'il est homme, ça fait partie de la vie.

Et puis, un jour, le drame se rapproche. A mon ancien boulot, nous avions programmé une semaine de films (fictions et documentaires, courts et longs métrages) et d'animations sur le thème de la multiculturalité, de la colonisation, de la décolonisation, du racisme et de la xénophobie, avec des projections et des animations sur les génocides (juif et rwandais). J'en connaissais un bout sur le premier, et pourtant, je n'oublierai jamais la visite du musée de la déportation, à Malines (à la Caserne Dossin), où nous avons emmené les élèves d'une école anderlechtoise, et l'apothéose (après une semaine fatigante - mais passionnante), une visite guidée du musée du Congo.

Six ans après les événements, je les reconsidérais sous l'angle d'un génocide avéré, reconnu et analysé tel quel. Plus tard, avec la Rose et sa famille, je suis allée voir la pièce "Rwanda 94" et j'ai commencé à mieux comprendre. Et chez moi, l'an dernier, j'ai regardé le film "Hôtel Rwanda".

Là, cela devenait de plus en plus proche.

La Rose égrène parfois quelques souvenirs de l'Afrique. Et pas qu'elle. Avec mon père et mon frère, j'évoque souvent le Congo: c'était comment, leur maison? C'était comment, l'éclairage? Pourquoi la couleur rouge de la terre? Sociologiquement parlant, il n'est pas étonnant que bien des familles belges aient des accointances avec l'Afrique centrale, à cause du Congo, colonie belge jusqu'en 1960, et du Rwanda-Burundi, deux pays qui furent sous protectorat belge.

***

Il y a quelques années, le mari de la Rose (grand collectionneur de tissus Kuba), m'a donné une série de photos de musiciens rwandais. Il y a tout un orchestre. Puis il m'a montré une peinture africaine - d'un artiste  de la région - qui représente les musiciens, avec les têtes des animaux de la brousse ou de la savane. Je ne connais pas le nom de tous les instruments, je commence seulement à chercher sur internet - il y a une certaine variété dans ces instruments à percussion africains et je m'y perds un peu. J'ai décidé d'en faire une série, probablement au pastel et à l'acrylique, donc, dessin et peinture. Ce sera "ma" contribution au Devoir de mémoire.

Pour cette première toile, je voulais un paysage de fond... qui ne fasse pas "paysage", et y "mettre" un certain ressenti personnel, sans compter que pour notre prof, o;) on peut peindre,  n'est-ce pas! Mais on ne peut pas des-sin-ner !!!

A chacun de se faire "son" idée.

Voici la première toile, accrochée à un mur, une acrylique 70x50, achevée.

***

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24 novembre 2008

Des fougères à Avioth (puzzle d'après photo)

Un massif de fougères à Avioth, photographié par Jean Nuages.

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Une surprise de ... Chat!

Le chat de Christine, "Manureva"

Une bonne "bouille" de chat dormant

Le paradis dans la maison...


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22 novembre 2008

Un samedi...

De très, très grande fatigue.

Je suis vraiment épuisée.

(Bon, évidemment, quand on lit la biographie de Jacques Brel jusqu'à 4 heures du mat, en terminant par son agonie aux Marquises et à Paris, c'est compréhensible ... )

Posté par pivoineblanche7 à 14:00 - Permalien [#]
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