29 juillet 2008
Les échanges Erasmus
Me voilà devant mon ordi réparé...
Et le plus crucial est: mon fils qui part dimanche, vers cinq heures, pour la Finlande, en Erasmus.
Bruxelles, Copenhague, Copenhague, Helsinki en avion, puis trajet de Helsinki à Yuvaskula en car.
A l'arrivée, ils seront accueillis par un étudiant "tuteur", on les conduira à leur appartement, du moins, je le suppose. Ils espèrent pouvoir un peu "récupérer" car ils auront passé la nuit du 3 au 4 dans l'aéroport de Helsinki. Il part avec un copain de classe, ils s'étaient promis en début d'année de faire leur "Erasmus" ensemble. Ils ont tenu promesse.
Le 6, ils commencent à suivre des cours de finnois.
En septembre, ce seront les matières de l'Erasmus même qui commenceront.
Pendant leur séjour, le prof responsable des Erasmus ira les visiter de même que les étudiants qui sont en Suède. Ce sont les premiers étudiants de leur école à aller en Finlande ! Ils ont préféré Yuvaskula à une autre ville, sur la côte, parce qu'elle est située dans "la région des lacs" (c'est vrai que ça doit être beau...)
Et ils passeront des examens là-bas, en décembre, avant de rentrer le 23.
Fin 2009, il aura fini son baccalauréat de traduction anglais-français-néerlandais.
Il lui restera à faire la maîtrise, avec un choix entre la traduction ou l'interprétariat, l'étude d'une troisième langue, des stages (je le suppose), et un mémoire.
Pour tous ces étudiants, l'Erasmus obligé est une véritable immersion (momentanée certes, mais tout de même) dans la vie d'adulte. Avec ses obligations, mails à envoyer, réservations à faire, rétro-planning, choses à payer... Etc. Enfin, cela fait 5 mois sans le voir, cela va faire drôle. Heureusement que mon ordi est réparé et que le virtuel existe... Je jure de ne plus jamais en dire du mal !!! Qu'aurais-je fait sans cela?Ce grand jeune homme, quand je le regarde s'en aller, si grand, si droit, avec son air "franc" et son sac à dos... Toujours, il me demande de l'accompagner jusqu'au métro. Et on discute - de tout, il me parle de sa vie, de ses amis, de la situation internationale, de littérature, (nous lisons tous les deux "Pride & prejudice", mais il lit aussi "Dune" de Frank Herbert), de la Chine et des Jeux olympiques...
Bien sûr, nous sommes souvent d'accord, mais si on ne l'est pas (ce qui finalement, n'arrive pas si souvent), nous avons une façon naturellement non-violente de communiquer, de nuancer, de reformuler, et c'est ce que j'aime par-dessus tout. Sa pensée est claire, structurée, et même s'il aime être écouté, il s'agit d'échange et non de discours, de péroraison.
Et puis, cet après-midi, je suis passée dans les rues avoisinant son ancienne école secondaire (et primaire d'ailleurs, il y est entré en 3ème primaire). Je l'ai vu jouer et se chamailler avec des gamins qui sont à l'unif à présent, dans des facs de sciences exactes ou de sciences humaines. Je me rappelle ces rangs d'enfants montant les rues des Marolles jusqu'à la rue Ernest Allard. Après une journée complète de cours... Ils étaient souvent claqués. Et puis voilà. Ils ont 22, 23 ans. Que s'est-il passé pendant tout ce temps-là ?
***
Il y a d'autres choses à raconter bien sûr, je pourrais parler de ce chouette concert que j'ai écouté ce midi... Dans un très bel endroit.
Mais je ne puis parler d'autre chose en ce moment.
Cela me préoccupe tellement.
Heureusement, je le revois encore jeudi et vendredi - en principe.
22 juillet 2008
Pause involontaire...
Et voilà. Mon ordinateur a rendu l'âme... Il ne répond qu'à peine à l'allumage et il est parti pour diagnostic et réparation... Au début, cela fait tout drôle. Je tournais dans l'appartement sans trop savoir où me diriger, puis, on a décidé comment on tentera la réparation. Quand cela sera-t-il fini, je n'en sais rien. En attendant, je tape ce petit texte dans un cyber centre.
J'en profite pour mettre de l'ordre chez moi (c'est fou ce que je peux passer comme temps à mettre de l'ordre), pour lire - j'ai trouvé une anthologie des meilleurs écrits des "Cahiers de la Petite Dame" (alias Maria Van Rysselberghe) en folio - avant-hier. Je me plonge là-dedans avec délices. Là, on est en plein dans l'écriture personnelle, entre le journal et la chronique d'une vie. Cela me donne envie de replonger dans Gide, et comme je suis en route vers la bibliothèque...
De même que dans les romans de Maurice Baring, ("Cats Cradle", "Daphné Adeane", "Passing By") (que lisait aussi la chère Virginia Woolf en s'étonnant de la simplicité de ses romans, de son style, d'un extrême dépouillement). A cela on se rend compte à quel point la lecture (en 3D!) passe à l'arrière-plan quand on lit beaucoup sur internet. Grâce à internet, j'ai appris énormément en histoire et en histoire de l'art. Mais en lisant et relisant des auteurs, j'approfondis davantage.
Voilà pour le moment !
16 juillet 2008
Il y a trente-deux ans...
Il y a trente-deux ans que le métro lourd circule à Bruxelles entre De Brouckère et ... Et bien plus loin. En trente-deux années, il y a quelques personnes que j'ai aimées, puis oubliées. D'autres non. Aujourd'hui encore, je ne puis passer par cette station-là (ille, illa, illud, dirait-on en latin), cette station de métro, en particulier, sans penser à elle.
Je ne puis y passer sans me dire, d'année en année, que je ne l'y ai jamais rencontrée.
Je ne l'ai jamais vue assise sur un des quais, attendant un métro. Je ne l'ai jamais vue monter dans la rame. Jamais. Peut-être l'a-t-elle fait. Je n'en sais rien. Je ne sais pourquoi j'attache encore tant d'importance à cette hypothétique rencontre dans un métro, -parce que je l'ai -ardemment- souhaitée? Alors qu'il m'est arrivé de la croiser, comme ça, en ville, par l'effet du hasard. Un bus qui ralentit, la circulation qui stagne, une voiture que je regarde, une plaque dont je reconnais le numéro, stocké dans un coin de ma mémoire, une conductrice excédée qui fait une manoeuvre pour échapper à l'encombrement... Et puis plus rien.
Je ne l'ai presque jamais revue. Ni entendue. Ni lue. J'ai deux lettres d'elle et une carte de voeux dans mes classeurs. C'est tout. Mais c'est beaucoup. Et un petit livre en russe, pour enfants, qu'elle a offert à mon fils quand il avait six ans.
Je ne sais même pas si elle est encore en vie. Et pourtant. Quelle importance ?
Qu'est-ce que ça changerait?
Les très riches Heures du duc de Berry,
le mois de mai.
15 juillet 2008
Brèves d'une petite belge (bruxelloise)
Si la Belgique pète, je demanderais bien le statut d'apatride. Ca se demande où et comment, le statut d'apatride? Ca compliquerait peut-être encore plus mon statut social ? Et dire que je vais bientôt avoir ma nouvelle C.I. à puce électronique! Un truc avec quoi on va pouvoir me suivre à la trace jusque sur l'île déserte de Kaléidoplumes...
***
Les politiques francophones veulent sauver "le volet socio-fiscal des avancées obtenues en matière de baisse du niveau de vie" (tu parles, je vais abandonner deux de mes repas du CPAS parce que c'est trop cher et manger des pâtes, du riz avec du thé, ou des pommes de terre ce jour-là!) Une crise trucmuche communautaire de plus, c'est secondaire, la Belgique n'a pas besoin de ça (mais la NVA- veut ça!)
Le patron des patrons (la FEB) tape sur la table, ces Belges sont vraiment ingouvernables (ils l'ont toujours été!) Les Américains hésitent à investir chez nous (pourtant, on va fabriquer la Budweiser, -la bière que boit le lieutenant de police Pete Marino, le copain du Dr Kay Scarpetta, dans les livres de Patricia Cornwell- chez Stella Artois, ce doit être entre Louvain et Tirlemont, je pense). La raison sociale n'en est pas Stella Artois exactement, mais ce n'est pas grave).
Les écolos (dixit un gars au col de chemise pas très net et béant): nous avons l'expertise dans toutes sortes de matières...
Nos politiques parlent mal et répondent presque toujours à côté des questions.
Il faut tout décoder.
Depuis toujours.
Leterme (le premier ministre dont le roi a refusé la démission) se repose.
Le sens profond de cette crise (d'éventuels "agendas cachés"?) m'échappe.
Que veulent-ils vraiment? L'enjeu étant - on finit par le reconnaître...
Bruxelles, bien sûr. On ne touche pas au statut de Bruxelles, Région à part entière!
Oui, ça on le savait! Alors, pourquoi en reparler?
Souvenirs pipoles
Quand j'ai fait mes études, j'avais une copine de classe qui sortait au Circus, la boîte branchée de Bruxelles... (C'est vrai que les "mixages" du DJ étaient géniaux...) Elle fréquentait un pâtissier bruxellois dont les petits gâteaux étaient assez succulents à l'époque. C'était une pâtisserie qui se trouvait tout près de chez moi. Je les connaissais depuis l'enfance et j'ai grandi presqu'au milieu de leurs choux au chocolat et de leurs "fraisias"...
Bref, il mettait son doigt dans le ruban de chocolat qu'il faisait couler et nous le tendait à lécher. Mwouais !
Début 1980, pendant ma période faussement-snobe-et-jeune-instit en même temps, les cheveux coiffés en coque dans le cou, perchée sur mes hauts talons (je n'avais pas d'arthrose à la plante des pieds alors, je pouvais me le permettre!), avec une jupe noire, une blouse et un foulard en soie, je sortais aussi au Circus. J'espérais y rencontrer certain bel héros austenien de ma connaissance (qui, bien sûr, ne pensait pas du tout à moi...)
(C'est amusant. C'était un allié d'allié d'allié, rencontré à un mariage +/- familial. Il était grand (plus grand que moi), beau (selon mes critères de l'époque), il était chic (normal, on était tous en long, en habit ou en smoking, et il avait fait partie de la suite), il parlait bien, avec une très belle voix et des accents auxquels j'étais sensible - et chose plus drôle, il roulait en Porsche, une porsche sur le toit de laquelle il a failli oublier son haut-de-forme. Tout y était pour faire très Jane Austen, oui, même le haut de forme... -Et la Porsche, bien qu'au ras du sol, remplaçait le "curricle" de Mr Willoughby, haut sur roues! Une semaine après, voire, quelques jours à peine, ce faux héros austenien me faussait déjà compagnie!)
Au Circus, j'ai croisé Marie-Christine de Belgique, la fille aînée du second mariage de Léopold III (+ Liliane de Rethy = Alexandre, Marie-Christine et Maria-Esmeralda), donc, la demi-soeur du roi Baudouin. Elle accompagnait (ou était accompagnée par) le frère du pâtissier dont question supra (le pâtissier, l'alors-copain de ma copine de classe, vivait dans l'atelier et le frère se tenait habituellement dans la boutique). Vous suivez?
M.-C. de B***
à son mariage.
Dans le fond, il y a des anecdotes très drôles qui se rapportent à cette période. En même temps, tout ce monde était passablement inintéressant et je me demande à quoi je jouais, à l'époque.
Peut-être à être jeune o;)
14 juillet 2008
Pause? Pas pause?
Je passe des parties de temps devant l'ordinateur.
Un exercice à la Walrus pour me distraire ?
Je n'ai pas vraiment envie d'écrire.
Je préférerais être en vacances, je ne suis pas en vacances non plus. J'ai pourtant des choses à raconter, des choses intéressantes, (quand mon fils me raconte ses préparatifs pour son Erasmus à Yuvaskula, Finlande, région des lacs), des choses agréables, (quand je lis des articles sur la gravure, l'eau-forte, la manière noire ou l'aquatinte), des soucis, (les cartes de crédit qui tombent du ciel sans que j'aie rien demandé), des choses anodines, (la jolie robe bleu/violet avec escarpins assortis de la belle Ingrid Betancourt, cet après-midi, à l'Elysée, l'étole, qui, à mon avis, est aussi en soie naturelle), des choses de l'actualité, (comment la Belgique n'arrive pas encore au stade des négociations sur le plan institutionnel...)
Mais il suffit souvent que je décide de pauser pour que tout d'un coup, j'aie envie de dire quelque chose...
Mais ce soir, non. Je n'ai envie de rien.
Alors. Je pause?
NOTA BENE: ma maman (qui était un peu républicaine et moi encore plus) adorait regarder les Royal weddings dans l'espoir de voir de "belles toilettes" comme elle disait. Le samedi matin, en cas de "royal wedding" (devant se terminer contre un mur dans un tunnel parisien, ***PAF!*** Comme aurait dit Louis de Funès...), on était toutes les deux scotchées devant la télé, mais très déçues et, en même temps, on se marrait... Eh bien, avec la belle Ingrid Betancourt, la République voisine trouve le moyen de nous offrir un Royal wedding de la haute couture (parisienne cette fois, on peut le supposer...) -
Elle est quand même plus sexy que nos hommes politiques (flamands, bruxellois, Laurette qui secoue ses cheveux et son sourire de derrière les fagots, les wallons rattachistes, j'te dis pas! Comment peut-on vouloir se rattacher à Sarko ??? Sans compter le noeud pap' )
Ne rigolons pas trop! Lundi prochain, le 21, on aura droit à la tribune avec la reine Paola, les gros politiques belges, pouah! Les Astrid en uniforme de la marine, Delphine, non, pardon, (elle, c'est la fille naturelle de A*** II), Mathilde et la dernière dont j'ai oublié le nom, la femme de Laurent...

(c) Reuters, 2008
photo un peu arrangée...
11 juillet 2008
Les horreurs du capitalisme
En 2002 ou en 2003, j'ai acheté mon PC (c'était gai d'ailleurs, j'ai tout composé avec mon fils, on l'a acheté en pièces et c'est son père qui a tout monté et initialisé - c'était son métier) et je me suis connectée à internet. Evidemment, j'ai acheté mon PC à crédit. Pas de problème, (j'avais encore mon boulot à ce moment-là), j'ai tout payé, et puis, je n'ai plus entendu parler de rien.
J'ai apparemment omis une chose, c'était de résilier la carte que PHINAVOLE m'avait envoyée (ça fonctionnait avec un système de pocket card, ce que j'ignorais à l'achat) à l'issue du remboursement... Mais bon, vraiment, pas de problème, on me l'avait octroyée pour un dossier donné, pour un montant précis, à mes yeux, et apparemment aux leurs, tout était fini !
Et il y a un mois, j'ai commencé à recevoir plein de courriers de PHINARRACHELEDERME, comme quoi ils reprenaient les affaires de PHINAVOLE, qu'ils me consentaient une ligne de crédit, que j'avais droit à plein d'avantages, et ils m'ont envoyé une carte, un code secret (alors que je n'avais rien demandé)...
Ce sont ces méthodes comminatoires pour pousser à la consommation, comme CABLECHIETEL qui recrute sûrement ses vendeurs gominés chez les témoins de Jéhovah, lesquels ont les mêmes trucs pour s'introduire dans les communs des immeubles et vous agresser pour un audit de votre télé.
Hélas! Deuxième bêtise, j'avais juste besoin d'une housse de couette et j'en ai acheté une - et deux taies d'oreiller... Pour rêver ivoire et fuschia... Avec la fameuse carte. En quinze jours, pour un achat de 48 euros, il paraît que je dois déjà 80 et dès euros, que je dois payer 25 euros par mois, mais pourquoi 80?
Que je doive payer mon achat, je suis d'accord, mais en vertu de quoi dois-je payer 25 euros par mois, comme ça, par l'opération du Saint-Esprit, de la Vierge et surtout du diable du surendettement?
Bon, je me suis engueulée avec une nana au téléphone qui souffrait sûrement d'un pic de testostérone, je peux faire comme si j'en avais aussi, à testostérone, testo et demie, comme les gamins des émeutes anderlechtoises... Toutefois, je regrette le temps de l'alprazo, je lui en aurais envoyé pour son café...
Enfin, je viens de résilier cette carte en renvoyant tout le truc à la société FINARRACHELEDERME. Par recommandé et avec accusé de réception et via le Delhaize puisque le bureau de poste du quartier a fermé, ce que j'avais bien entendu prévu il y a deux ans.
Espérons que tout s'arrête ainsi, mon père me dit que oui, car en rendant la carte, je stoppe le "service" monnaie-plastique...
Un jour, fin 2008 sans doute, je me débarrasserai de la télé (rapport au câble) et vraisemblablement d'internet, peut-être même du gsm et je reviendrai au mode de vie des années 60-70. En mangeant beaucoup de soupe... (Ca, ce sera dur !)
Et pour peu qu'il n'y ait plus de pétrole, on livrera de nouveau le pain et les tartes au corin dans une roulotte tirée par un cheval, comme l'Union Economique le faisait quand j'étais encore petite...
10 juillet 2008
Post scriptum...
Sortie de la gare d'Ottignies, hier, j'ai vu partir le direct Bruxelles, Namur, Liège, Dinant, Liers avec tous ses wagons et dans un wagon, mon petit parapluie beige que j'ai oublié dans le porte-bagages...
Un ènième parapluie perdu !
Après, la Rose et moi sommes allées manger une soupe dans une cantine déserte de LLN, une soupe au fenouil pour elle et à l'avocat pour moi, il y avait un bruit curieux dans le resto, un bruit régulier de mandibules qui claquent. CLIC CLAC CLUC CODACK... C'était une dame seule qui était assise là depuis un bout de temps, pas très bien dans ses baskets, la pauvre, et qui faisait ces étranges bruits en cascade avec ses mâchoires. Le monde, la vie, sont impitoyables !
J'ai avalé péniblement ma soupe. Dans un moment pareil, j'ai l'impression que mon gosier va imploser. Il faut dire que la soupe n'est pas mon mets préféré (souvenir de cantines scolaires et de mélanges d'odeurs de vieux potage durci dans les serviettes en coton, enfermées toute la semaine dans les pochettes plastique des demi-pensionnaires...)
A la limite, je n'avais même plus envie de glace, et ça, c'est très, très grave, Docteur...
Un temps à rhumatismes...
C'est bien gentil, de ne pas supporter la chaleur et d'aspirer à ce qu'il fasse des températures polaires en plein été...
L'ennui, c'est qu'on vit dans un foutu pays humide à la noix et qu'après 48 heures de pluie et d'humidité, je suis toute percluse.
Et quand j'ai mal partout, je suis de mauvaise humeur. Et quand je suis de mauvaise humeur, je ne pense plus à peindre, ni à l'histoire de l'art, ni à la littérature, ni à "la manière noire", ni à la lecture, ni au chouette petit musée que j'ai visité hier (pendant qu'il pleuvait). (Note: le musée de Louvain-la-neuve).
Je pense à tout ce qui me met de mauvaise humeur, les douleurs cervicales, les flamands qui font suer, les autres qu'aiment pas la Belgique, les Bruxellois qu'aiment ni la Belgique ni Bruxelles ni rien, les histoires d'ex qui me donnent des insomnies, les Ipods et Ifones (c'est quoi ça, au fait?) qu'il faudrait acheter d'un côté quand le pouvoir d'achat baisse de l'autre, les amis qui sont partis en vacances, ceux qui ne donnent plus signe de vie (pourquoi ? Mystère !), les chats qui font pipi partout et les jeux de marionnettes virtuelles qu'on abat à la foire avec des balles en tissu éponge de mauvaise qualité.
Des fois, je me dis qu'Ingrid Betancourt est aussi chic et belle que Carla Bruni (au même âge, elle aurait pu être mannequine, elle aussi). Ce qui est grave, c'est que je regarde ses photos à la Une des journaux people, devant les librairies où je passe avec mon parapluie... Rien que pour sa beauté. On me donne du people à ruminer, je rumine, telle une ruminante rhumatismante...
Il y a six tanks de diesel de 1000 m3 chacun à 500 mètres de chez moi. Si ça pète, Adieu la Pivoine rhumatismale.
Où est Jane Austen ? Que j'aille me réfugier sous ma couette avec un de ses livres en attendant qu'il fasse de nouveau 60° à l'ombre ...
Je ne sais pas. En attendant, je vais aller manger !
Ca réchauffera peut-être les entraailles de Madame !

Le MAC's, samedi 5 juillet 2008,
pendant qu'il pleuvait,
une salle vide.
08 juillet 2008
Vies de chat...
Je ne sais pas si c'est le grand vent de sud-ouest qui a rendu les chats à moitié fous aujourd'hui...
Mais ils sont enfin calmés. Au repos. Et moi aussi.
Faut dire que j'ai manqué aussi devenir folle... Et puis j'ai commencé une peinture ! Folle...
Maintenant, Sido est couchée (sans dormir) dans sa zone, c'est-à-dire sur mon lit fuschia, après avoir beaucoup miaulé - et elle peut pousser des miaulements déchirants! De quoi vous fendre le coeur! (pourquoi? Que voulait-elle? Elle avait des croquettes de luxe à manger, une litière propre, de l'eau "fraîche" (!), que lui fallait-elle de plus?)
Elle voulait qu'on fasse attention à elle - il faut dire que pendant une heure, je me suis transformée en véritable tornado, parce que je devais nettoyer le coin "bucolique" des chats. Et pourtant, j'avais fait la sieste avec elle. Oui, bon, à cinquante ans, j'ai le droit de faire une sieste, non? Et avec un chat contre vous qui ronronne doucement c'est encore mieux.
Donc, si je ne fais pas suffisamment attention à eux (c'est-à-dire, presque tout le temps!), elle proteste en miaulant et dans ces moments-là, il n'y a que les mâles qui me regardent d'un air un peu méfiant, un peu craintif, mais surmontant leur répugnance, ils restent valeureusement à proximité...
"Le gros" comme on le surnomme -c'est-à-dire Félix, le petit dernier, celui que j'ai adopté à Hurtebise-, adore se coucher sur le dos, par terre, dans la cuisine, toutes pattes en l'air, et me montrer son immense ventre blanc. Mais qu'est-ce qu'il espère ce chat ? Si je le caresse, il va me donner des coups de patte... Je connais le truc !
Lui est enfin couché au-dessus d'une bibliothèque - son lieu de prédilection. Ils digèrent tous, je suis sûre d'être tranquille pendant une paire d'heures. Ils sont habitués au cliquetis du clavier de l'ordi, mais si je me mets à parler au téléphone, j'entendrai son m(i)ru(i)rrrmm - sorte de miauli roulé - quasi que des consonnes, en "parler chat", et je le verrai arriver avec son regard enamouré posé sur moi. Il arrive d'ailleurs que lui et moi, on tape la discute dans son langage... Est-ce qu'on se comprend? Pour lui, ça a l'air en tout cas.
Des fois, c'est fatiguant d'être le grand amour d'un chat.
Il reste Bobby, le prince Bobby, le maître des lieux, l'Ardennais-coeur fidèle, à coeur fidèle, rien d'impossible... Lui aussi est caché quelque part, pour le moment, je n'ai pas encore percé le secret de sa dernière cachette...
Je suis donc royalement tranquille. Mais pour combien de temps ?
Bobby épie le chien Fox,
photographie de NarB

La princesse Sido, photographiée par NarB

Félix, couleur sépia, photo de NarB.








