Mes carnets

L'image est au bout du pinceau, l'image est au bout du stylo

29 juin 2008

Pendant sept jours...

Pendant sept jours et sept nuits,
La Bonne Déesse veilla à pourvoir ses petits oiseaux
Et toutes les créatures multicolores
De la création

De bottillons bien étanches
Et de sabots fendus
Puis de cirés glissants anti-perspiration
Et de crinières en feu de cirque de panache

Pour parader dans la campagne
De vert glacé d'un sucre que je lampe
De thé d'argent que je bois assoiffée, matin, midi et soir,
Et d'un vert auquel j'aspire
Dans trop de ville empoussiérée...

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Sur une suggestion de Coumarine, hier, sur "Paroles plurielles",
un petit exercice d'écriture pour nos blogs
Photo de Françoise,
la charmante photographe de "Un instant, une photo"
et qui publie dans le blog collectif "En vert et contre tout"

Posté par pivoineblanche7 à 22:35 - Ateliers littéraires - Permalien [#]


27 juin 2008

Souvenirs de Lanzerath. (2)

L'amitié indéfectible entre deux Pivoines,

l'une Rose et l'autre Blanche...

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L'ami qu'on attend
L'ami dont on parle

Et qu'on n'oublie jamais
Je me demande s'il se reconnaîtra
dans cette image symbolique...


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L'Our est plus large que la Senne ou le Nil,

Mais bien plus étroite que la Semois
Et il y fait vert, comme il se doit...


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***

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Des jours de bonheur !
Nous ne sommes pas de grandes photographes,
loin s'en faut,
je n'ai pas la patience
Et la Rose doit lire son mode d'emploi,
mais voilà toujours quelques modestes souvenirs photographiques !

Posté par pivoineblanche7 à 22:57 - Permalien [#]

Souvenirs de Lanzerath. (1)

16.06.2008 - Vers 21h30: sur la route de Bullingen à Prüm, passée la frontière,
marquée aujourd'hui par un rond-point et trois à quatre drapeaux en haut de leur hampe.
Sur la gauche, en direction de Prüm, un champ d'éoliennes,
Avec leur mouvement fascinant et leur murmure incessant.

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En revenant en Belgique...

Après une balade (accidentée dit la brochure, avec promenade au bord de la rivière,
campagne et forêt
(photos de la Rose)

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Dans l'abbatiale ocre et blanche
de Prüm.

Ca pleurait dans les chaumières !

Note, l'ancien palais abbatial, reconstruit entre 1948 et 1961,
abrite un gymnasium, c'est-à-dire, un lycée mixte en Allemagne.

Posté par pivoineblanche7 à 22:44 - Journal intime - Permalien [#]

25 juin 2008

Du nouveau...

Au sujet de Marlène DUMAS.
Maintenant, je sais à qui je pourrais demander de me traduire cet article.

Enfin, s'il veut bien le faire !

Il y a des choses terribles dans son art (bien pire que certaines de mes horreurs, sur le plan du contenu), des enfants décalés, des corps exsangues.

Je comprends pourquoi mon prof me disait "d'explorer" Marlène Dumas.
Pourtant, je trouve certaines peintures "terribles",
par exemple ceci:

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"The Blindfolded Man," 2007
(c) "Figuring Marlene Dumas", par Deborah Solomon,
15/06/2008
New York Times Magazine.

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Cela aurait plus "simple" aussi de ne faire que la tête. Un squelette, c'est horriblement complexe.

Pourtant, hier, ce n'était pas si terrible que cela, d'être dans ce musée, assise sur mon petit tabouret inconfortable (je l'ai senti aux courbatures ouille, ouille, ouille!) d'aujourd'hui ! Non, c'est plutôt gai même. Cela me rappelait la merveilleuse séance de juin 2006 avec ma première rencontre avec les membres de Graphite, au musée du Congo, et l'aisance et l'ivresse à utiliser le pastel pour la première (non, pas tout à fait pour la première...) fois.

Posté par pivoineblanche7 à 23:21 - Art, Culture & histoire - Permalien [#]

24 juin 2008

Le chimpanzé et le "kudu"

Cet après-midi, au musée du Congo, j'ai fait un dessin au pastel qui me fait peur. J'ai passé une journée (brûlante!) au musée et dans le parc de Tervueren, avec juste une bière à la banane à midi et un café kenya pour me "consoler" de mes misères dessinatrices...

Ce dessin m'effraie.

C'est le squelette d'un chimpanzé assis, (comme la momie de Rascar Capac, dans "Les sept boules de cristal"), dans une vitrine de squelettes et d'os de singes - dont un squelette d'humain. A peu près deux heures de boulot intense. Je suis claquée ! Faut dire que j'en avais déjà fait un autre le matin, beaucoup plus riant, celui-là...

Et pourtant, des bandes d'enfants passaient derrière moi, et certains admiraient. D'autres faisaient "beeeuh..."

Moi, je fais "Beeeuuuuh..."

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Pan Satyricus (Linnaeus)
squelette assis de chimpanzé
Bruxelles, musée d'Afrique centrale.

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Posté par pivoineblanche7 à 22:33 - Je peins. Je dessine. - Permalien [#]

23 juin 2008

Exams de juin...

Mon fils a réussi sa 2ème baccalauréat en première session ! Le ciel soit loué !

Chaque année réussie est une pierre de 100 kilos qui m'oppressait qui tombe dans les oubliettes.

Il peut chercher du travail comme étudiant en juillet et partir en Finlande pour son Erasmus le 1er août... Arrivés là-bas, dans la ville universitaire de (mystère... c'est un nom de ville imprononçable), ils vont se chercher un logement et suivre des cours de finnois.

Mon plus grand bonheur serait -sera- de le voir réussir - d'abord les études de langues qu'il a entreprises, puis, de le voir réussir ces études de niveau universitaire... Dans une école supérieure beaucoup plus cool et conviviale que l'ULB.

Et bien sûr, de le voir heureux... Mais sur lui aussi, chaque année réussie aura son effet bénéfique.

p.s. du soir: c'est à l'université de Juvaskyla, en plein centre de la Finlande, à 300 kilomètres au nord d'Helsinki. Il me disait à l'époque où il a choisi la Finlande comme lieu de son Erasmus qu'il avait envie de faire l'une ou l'autre incursion en Russie. Et dans les pays baltes. Curieux! Petite, j'ai lu et relu un roman qui se déroulait en Estonie et en Suède. "Anna-Elisabeth dans la tourmente". L'histoire se déroule au XVIIIème, il y est déjà question de la Russie, puis d'un pain en couronne et d'un lieutenant trop pressant... C'était dans la collection Amitié-Histoire. A l'époque où j'ai lu ce livre, l'Estonie me paraissait d'autant plus lointaine et exotique qu'elle était un pays "satellite" de l'URSS (à moins que je doive écrire une ex-République socialiste soviétique...) - Quelles révolutions depuis! Et quel changement cela va faire pour lui ! Il a encore moins voyagé que moi le pauvre !

C'est la première fois aussi que lui et moi allons être tellement éloignés l'un de l'autre. Cinq mois sans le voir, ça va faire drôle !

Posté par pivoineblanche7 à 12:51 - Journal intime - Permalien [#]

21 juin 2008

Rêver et faire rêver...

Evidemment, il serait très tentant de tenir un blog pour rêver et faire rêver.

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Ces dernières semaines, j'étais dans une disposition d'esprit particulièrement positive: tout allait bien, toutes les perspectives étaient bonnes, avec un point d'orgue: trois jours dans l'Eifel, à la campagne... La qualité du séjour a dépassé tout ce que j'en attendais. Je me suis sentie détendue, décrispée (il y a même des moments où mes mâchoires ne claquaient plus, ce qui était devenu une habitude, si pas un tic - mais ça a déjà recommencé), j'ai marché quasiment sans douleur, en toute détente, élasticité, m'offrant même le luxe infini de rêver...

Mercredi, j'ai entendu avec horreur que Bruxelles était entièrement paralysée par les manifestations de fermiers/exploitants agricoles à bord de leurs tracteurs. En cause, la misère agricole, les producteurs de lait qui ne s'en sortent plus eu égard à la montée du carburant, etc. etc. Le carburant augmente pour tout le monde, mais le citoyen lambda n'étant pas groupé en syndicat, il ne manifeste pas. Je me suis dit lâchement: "quel bonheur d'être loin -géographiquement- de tout ça!" - Et mercredi matin, j'étais à des années lumière de mon retour !

Jeudi, l'accès à la capitale était critique, à cause d'un sommet européen et d'un accident boulevard Général Jacques (tiens, on ne respecte pas la limitation de vitesse à Bruxelles?)  Rue de la Loi, on circulait à quatre voitures ou camionnettes de front, 4x4 à vitres occultées genre pègre de Los Angeles, slalomant et crissant des pneus, pendant que les cyclistes remontent la rue. Mais d'où viennent-ils, étant donné qu'il n'y a de piste cyclable nulle part ailleurs? Bruxelles est tout sauf une ville conçue pour les cyclistes !

Car jeudi, hélas, trop tôt, beaucoup trop tôt, j'ai dû rentrer. J'aurais dû rester là-bas au moins 24 heures supplémentaires et continuer à randonner. Randonner le dimanche, de temps en temps, ce n'est pas la même chose. Il faut se préparer, rouler loin pour trouver un peu de campagne et rentrer à temps. Mais à temps pourquoi? Pour qui? Au lieu de cela, nous étions à peine arrivées à Eupen, que les bouchons commençaient (avec une déviation pour cause de travaux), des bouchons kilométriques, avec des automobilistes qui tournent dans tous les sens pour échapper à la pagaille, et bien sûr, pas le moindre ouvrier sur la voie publique.

"Ah! Ce pays trop peuplé que fauche la souffrance..." (Baudelaire, "A une Malabaraise") Comme j'en ai assez de toi! Ce tout petit pays avec ses communautarismes insupportables, ses politiques lippus et écoeurants, son urbanisme démentiel, l'empire du mauvais goût, de la pluie, de l'humidité, du manque d'air, des moustiques mutants, des caravanings, des fermettes clef sur porte en brique espagnole, et des deux voitures (minimum) par ménage ! Ce pays de gros égoïstes dont le ventre enflé de bière repose sur un volant de voiture pendant que la jeune génération galope derrière ses gms, ipod & cie. "Allo! J'peux pas te parler, je suis dans le métro..."

Quelle horreur ! Nan mais ! Quelle horreur...
Et ce soir, j'attendais une amie, nous devions nous rendre à une soirée.
La pauvre était bloquée dans un embouteillage géant à une vingtaine de kilomètres de Bruxelles. Hélas !

C'est ça la chute dans la réalité !

Posté par pivoineblanche7 à 00:34 - La Belgique joyeuse - Permalien [#]

19 juin 2008

A la lisière de la forêt...

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Elle est assise au bord d'un chemin.

J'étais à la recherche d'un ruisseau quand je l'ai trouvée là, qui m'attendait.

Un bouquet de fleurs sur les genoux. Des fleurs des champs, digitales, chardons, marguerites à profusion, ail sauvage, fougères, folle avoine... Elle sourit suavement. Ses jambes se balancent en rythme et elle me regarde venir, l'air amusé. Des cheveux fous dans la nuque, une barrette qui glisse le long de ses mèches effilées. Elle sourit.

Les fleurs se confondent avec celles de sa robe. Sa robe préférée: un semis de marguerites ivoire et mauve, des feuillages d'émeraude, un décolleté carré à petit noeud, la jupe dansant la ronde autour d'elle. Des chaussettes tricotées main, des sandalettes.

Toute mutine, elle descend de son talus et se met debout.
Je vois alors qu'elle est encore très petite. Mais elle ne se gêne pas pour m'observer!
"Tu en as mis du temps pour arriver !"
"Oui? Tu trouves?"
"Oui, je trouve."

"Qu'est-ce que tu as fait en m'attendant?"

Elle a un geste désinvolte et vague. Les fleurs, assoiffées, penchent un peu leur calice vers la terre et s'éparpillent. Surprise, je les vois prendre racine et devenir plus hautes encore, plus colorées, plus luxuriantes qu'entre ses doigts. 

"Je me suis baladée" me répond-elle. Baladée? C'est tout? Elle hoche la tête. Je l'imagine, de jour, de nuit, pendant toutes ces années, vêtue de sa petite robe et chaussée de ses sandalettes, se "baladant", comme elle dit, d'un coin à l'autre de la terre et des océans, par tous les temps.  Etrange petite fée de la forêt... 

"Tu sais, me dit-elle, sérieuse, ça a changé par ici !"

Je le vois que ça a changé. Rien que ce champ d'éoliennes que j'aperçois, là-bas... J'essaie de m'y retrouver, j'ai un geste de découragement. Alors elle me regarde, sans mot dire, elle a l'air de comprendre. Toutes ces heures de vie qu'elle a économisées là-bas, assise dans la forêt. Les cours d'arithmétique à l'école,  et les problèmes de prix d'achat, de prix de vente et de prix de revient. L'ardoise et l'éponge. La plume qui grinçait sur les cahiers d'écolière. Les voyages à l'étranger. Rosa, la Rose et toutes les conjugaisons latines et grecques. Les examens. Puis Eluard. Et le premier amour. Et le premier baiser. Et mon unique enfant.

Qu'importe le reste ?

J'ai eu envie de m'asseoir à mon tour sur le talus et d'attendre. Mais d'attendre quoi ?

Puis, d'un bond, elle a rejoint la voiture sur la route. Tourné autour du chauffeur. Sans timidité. "C'est à vous ça?" Au oui amusé de la conductrice elle a conclu. "C'est bien. Je peux m'asseoir?" "Oui", lui fut-il encore répondu. Alors, je l'ai suivie, je me suis assise à ma place, le paysage a défilé de nouveau, par les vitres des portières, et à la douce émotion qui m'étreignait, j'ai compris que cette petite fille en robe fleurie qui entrelaçait marguerites et digitales contre son coeur et son esprit n'avait jamais cessé d'être moi ni d'attendre l'aujourd'hui. 

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Schlausenbach, 18 juin 2008.

Posté par pivoineblanche7 à 23:55 - Proses et poèmes - Permalien [#]

16 juin 2008

Et maintenant...

Blog en parenthèse pour quelques jours de vacances...

A bientôt !


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Lanzerath, Bullange, Eifel.

Posté par pivoineblanche7 à 02:44 - Permalien [#]

15 juin 2008

Brèves de Pivoine

J'ai eu un week-end plein, absolument plein à craquer.

Depuis hier après-midi, où je suis partie au vernissage de six artistes !  Des oeuvres extrêmement émouvantes, peintes à 4 mains, de Benoi (à voir: Benoi et ses histoires de choucas dans ma liste de liens) & de Cat Deneufbourg, des photographies noir et blanc de Roumanie de Jean Nuages, des peintures (des paysages) d'Antoinette Smars, de Peter Willis (aussi un ami de Graphite) et des oeuvres de Marie-Paule Smars.

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Jusqu'à une visite à l'église de Couture-Saint-Germain, pour voir l'oeuvre d'une peintre amie de chez GRAPHITE, Brigitte Schuermans, "La chute des anges rebelles", qui occupe la place d'une "Présentation de Jésus à Saint-François", en cours de restauration... - En janvier, au réveillon de Graphite, j'avais gagné un e bougie peinte et gravée par ses soins, que j'aime beaucoup et qui se trouve dans ma chambre.

Puis un petit tour dans une très jolie campagne, (le Brabant wallon, à cet endroit, est de toute beauté, vallonné et verdoyant, et à cette période du blé en herbe, la campagne est merveilleuse), mais malheureusement hyper construite... Et bourrée d'aboiements de chiens dangereux, méchants, crocs-noirs et dévoreurs de voleurs hypothétiques. Cave canem !

Puis des heures de conversation avec le fiston...

Un peu de traînailleries sur le blog, sur internet, sur mes mails, de réponses aux commentaires o:-)

(merci, merci à tous et à toutes...)

Et cet après-midi, une visite de l'expo "Anatomie des Vanités", à la Maison d'Erasme, une exposition sur les collections d'un cabinet de curiosité... Beaucoup d'objets autour du thème de la mort, en ivoire, mais traités et disposés de façon curieuse... Autour d'une Eve anatomique grandeur nature, dans une tresse de feuillages. Et puis, il y avait une oeuvre - "A l'ombre" authentique, de Jan Fabre, un moine en fragment d'os (mais quels os? On ne le sait pas...) transparents, si fins, si délicats. Mais c'est une oeuvre étrange, comme tout ce que fait Jan Fabre...

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(c) L'umbraculum, de Jan Fabre, à Avignon.

Enfin, la pluie s'est tout doucement arrêtée de tomber dru, les parapluies ont pu se dérouler, s'égoutter, s'enrouler, il faisait frais aux terrasses et même si le café était un peu âcre aujourd'hui, et si vite refroidi... Il y avait...

Un rire Et le vent
Pour un moment de goûter...
Tous frimas éteints

Posté par pivoineblanche7 à 20:32 - Journal intime - Permalien [#]
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