23 avril 2008
Les oignons, to krommon (4)
Je hache peau d'oignon
La peau d'oignon s'entasse
Sept années sont sèches
La paille d'or mûrit
Et le coeur verduroie
L'oignon dit le meurtre
L'eau coule sur les yeux
La chair est parfumée
Mes larmes sont salées
L'huile fond dans le wok
La cannelle fonce l'oignon
Le sucre chasse l'acide
L'anchois s'écrase créme
Minou sent le fumet
Moustaches affamées
Le chat veille sur tout
Et le rouleau de bois
Termine mon histoire
***
Commentaires
Seigneur, je vais finir par avoir faim à te lire!
C'est chouette que tu changes régulièrement ta photo.
Bise du soir.
Coucou ! Cette fois, c'est une photo de NarB, ou Astérie, qui a un beau blog photo (il est passionné): http://photorma.canalblog.com
(je ne suis pas très avantagée sur cette photo, mais je l'aime bien quand même! Fasse le ciel que je ne prenne pas encore 30 kilos après ça !!!)
Il est extra ce texte...
Tu pourrais écrire des recettes litteraires ;).
ça me donne l'eau à la bouche
très suggestif !
Et un bon petit verre de vin pour accompagner tout ça!
Charlotte, c'est trop drôle! J'ai chez moi une bouteille de vin rouge de (la) Pivoine. J'ai reçu ça à noël (et je ne l'ai pas encore bue! Elle attend une occasion!)
@ Merci Klo ! Val, on a une précurseuse en Belgique, Luciennes Desnoues, avec sa pomme au four... Ta liste de courses n'est pas mal non plus... Faudra qu'on se décide pour ce texte à 4 mains...
Oui, il faudra qu'on le fasse ;).
Le tout c'est de savoir qui va commencer, j'ai l'impression que tu as plus d'idées que moi !!!
Bonjour Pivoine
Celles que je préfère sont doubles, blanche en leur milieu et rose pour terminer la corolle, j'aime ces fleurs, fragiles, douces, toujours échevelées par le moindre rayon de lumière ou de rosée.. En fait, j'aime beaucoup les pivoines.
« Mes larmes sont salées », je n’aime pas trop les oignons, et les larmes non plus. Souvent je pense que je n’en ai pas, je pleure difficilement, je pleure dedans peut-être.
Non, Pivoine, je ne sais pas (suite à tes gentils commentaires), je ne sais jamais, je doute, j’avance et je recule, tant de choix possibles, je veux la pure image, la vraie, celle qui fait peur, car unique, comme le chef d’œuvre écrit, il n’y en aura jamais deux… la photo me tourmente autant que toi « ta peinture »…. Si j’ai bien cru comprendre..
Bonne journée à toi.
mais c'est joli ce texte et il interpelle tout en ouvrant l'appétit! Mystérieux tout cela... comme celle qui l'a écrit. Evidemment!
Salut Pivoine, Tout d'un coup , je me demande si ce n'est pas le médoc dont nous avons parlé pour tes migraines qui te fait écrire tout ça! Enfin, tant que tu ne fais qu'écrire....(sourire)
Je t'envoie la photo que j'ai prise pour toi au musée dès que mon appareil revient de réparation; Je n'ai pas oublié.
Bise
Moi, les oignons, ça me fait toujours souvenir de Sidney Bechet et Claude Luter !
Chez nous ,c'est moi qui me colle à la soupe à l'oignon, semblerait que pour les fondre doucement je sois un touilleur irremplaçable. C'est vrai que chimie ou cuisine, faut touiller de toute façon !
Avec du gruyère et des croûtons et passée au four, la soupe à l'oignon est délicieuse! La prochaine fois, Walrus, je m'invite o;)
Ah non, Catherine, rien à voir! Je ne l'ai pas encore pris d'ailleurs! merci pour la future photo!
M. Mystère... Bien le bonjour à vous !
Mathilde tu doutes sans doute o;) c'est peut-être cela qui fait que tes photos sont si belles... Tes photos sont parmi mes préférées. Quelle atmosphère somptueuse.









