30 mars 2008
Opale de feu (2)
Retraite secrète
Sol sonore de baisers
Maillage de doigts
*
*
Tes doigts éveillent
L'ardeur d'un piment doux Pour
Ma mine de plomb
*
*
Le plomb dore l'heure
Respiration suspendue
Deux coupes de vin
**
Ce vin pour ma lèvre
L'âtre s'émeut de plaisir
Maillage de Toi

29 mars 2008
Le long de la rivière... (1)
Ils marchent côte à côte le long de la rivière
Habités d'un même désir muet
Ce désir est un éperon gigantesque
Qui cache en son creux
Un diamant de feu de sang de lave et de volcan
Elle a glissé son doigt à l'intérieur du poignet
Là où la veine est bleue
Et disparaît sous la toile
Silencieuse et sûre
Elle suit le voyage de la veine
Sous le tissu léger qu'elle écarte de la langue...
28 mars 2008
Une lettre du Canada
D'habitude, j'intitule ce genre d'article "Brèves de Pivoine", mais ce soir, il me semble que je peux écrire cela comme titre...
Hier, en ouvrant ma boîte aux lettres, je n'avais pas que de la pub ou des factures. Il y avait aussi une lettre du Canada, de cet ami (comment l'appeler, le "résumer"?) qui a aussi eu Louis Daubier comme prof. Mais vingt ans avant moi.
C'était un vendredi 4 mars, il y a bien longtemps. J'étais à l'arrêt du 92. Du tram 92. D'ailleurs, ce n'était pas le 92, c'était plutôt le 18. J'avais un manteau très bourge, (je cachais le plus possible ma gauche, un peu bobo à l'époque, et bien sûr, honteuse, et d'autres tares (o;) plus inavouables encore...) sous un col en fourrure couleur de renard. Et un parapluie rouge. Mon prof se tenait à quelques mètres de moi. Ca faisait un an et plus qu'on faisait le même chemin, et, bien sûr, il ne parlait jamais avec ses étudiants. Il lisait sa gazette ou il rêvait (ou les deux!) Là, on s'est regardé. On a hésité. Je n'ai pas bougé et il est venu vers moi. Cela a été le premier de nos trajets en tram, ensemble, à parler de "cette chose sans nom, cette vaste espérance... La poésie..." (O.-J. Périer) - entre l'avenue Molière et l'avenue Brugmann, (où se trouvait notre école) et la place Louise. Ou quelques semaines plus tard, la place Royale ou la galerie Agora.
Lorsqu'en décembre 1992, j'ai ouvert son dernier recueil, "Au seuil de l'exil", il y avait cette dédicace: "Bien amicalement à Marie-Françoise, qui me rappellera toujours le temps heureux de Berkendael..." A quoi tiennent les choses? En faisant la nique au destin et en (espérant) vaguement et redoutant (tout autant) (de) provoquer les autres... J'ai noué des liens d'amitié avec une, voire, des personnes, qui ont perduré au-delà de sa mort.

Ce matin, rendez-vous chez le médecin. J'explique la migraine et mes malheurs par a + b. Sans hésiter, au premier de mes "Mais...", elle a empoigné son téléphone, une feuille d'ordonnance, un bic et en 1/2 heure, j'avais trois rendez-vous de fixés. Et une nouvelle médication.
Cet après-midi, la Rose m'a emmenée à Braine l'Alleud (dans sa voiture de marque française qui tchipèle o;) Direction "Le Lotus bleu", le salon de thé de Tchang de Chine, tout rouge et bois de chêne et d'acajou... Avec un soupçon de porcelaines bleues et des lampions dorés. Nous avons pris un thé des mûriers et un thé aux fleurs de lotus et de rose. Avec une madeleine, que j'ai finalement trempée dans ma tasse (mais ça ne m'évoquait aucune tante Léonie...), un biscuit au café et une amandine.
Après une bonne heure de thé et de papote, nos yins et nos yangs ont recommencé à circuler à peu près librement. En rentrant, ils jouaient carrément la sarabande, si ce n'est qu'il fallait faire très attention à la route, littéralement sous eau.
Vu la masse de stop-pipi-de-chat qui empeste dans le divan (une odeur qui s'apparenterait à de la moutarde industrielle et à du sirop d'orgeat), et les bidons qui hérissent les coussins rincés au vinaigre, il n'y a plus un seul chat dessus. (Même moi, j'hésite à m'y asseoir!)
En mangeant ma tartine du soir avec de la soupe aux tomates, largement améliorée à coup de paprika et de lait condensé, j'ai repensé à mes goûters de retour d'école. La forme de la tartine avait dû jouer son rôle de petite madeleine. Je devais avoir dix - onze ans et je mangeais rituellement trois tartines au pâté crème, acheté à l'épicerie Centra du bout de la rue, ou trois tartines beurrées avec une tranche de saucisson d'Ardenne. En mangeant silencieusement mon saucisson, je fermais les yeux et j'essayais de m'imaginer là-bas, dans une salle du château-fort de Bouillon.
Et en enlevant délicatement la peau de ma rondelle de saucisson, il me semblait entendre les vociférations de Guillaume de La Marck, dit aussi le Sanglier des Ardennes... (Même s'il s'agissait des Ardennes liégeoises).

P.S. J'ai envoyé ma participation à la consigne 66 de Paroles plurielles... Il y sera naturellement question du royaume de Labassecour (o;)
27 mars 2008
Une journée comme une autre...
Vers 07h30, 39 ! Aïe! Une douleur subite part de l'occiput, irradie dans la tête, ça fait boum! Boum! A grand bruit. Je me réveille, toute crispée, racrapotée, les poings serrés, la tête coincée dans l'oreiller écrasé contre la tête du lit.
Dans le salon, un chat (Félix? Bobby?) vomit les poils de la nuit... C'est Félix, cette fois, il mue...
Je me déplie, me dénoue, croque un orteil, une main, un poignet, je secoue un peu l'oreiller, mets mes lunettes. Pfff! 07h39! Si je me lève, ma tête se calmera peut-être.
Je me lève, rejoins le living en zigzaguant... Je nettoie ce qui traîne par terre, ouvre le robinet d'arrêt de la chasse d'eau (qui coule depuis noël), je tire 2 ou 3 x la chasse, je vais boire un peu de coca avant d'avaler un -zozole quelconque, censé protéger mon estomac... Je dois faire ça 20 minutes avant de prendre de l'ibuprofène... J'en profite pour nettoyer l'écurie des chats. Ils me regardent avec leurs yeux ronds, attendant de nouvelles croquettes de patte ferme.
Le voisin ouvre ses volets électriques et secoue quelques sauts en plastique sur sa terrasse. Je me demande si ce ne serait pas un cambrioleur! Mais non: ils vont bientôt entamer leur grand nettoyage de printemps (mes voisins, pas les cambrioleurs).
Après, ça va mieux, les marteaux se sont calmés, je décide de me remettre juste un peu au lit. Je réfléchis alors aux multiples solutions à écrire en-dessous de mes problèmes et en-dessous des problèmes des autres. J'ai des idées miraculeuses pour les aider et leur épargner des souffrances que je sais pertinemment ne pas pouvoir leur épargner. Sur ces équations insolubles, avec deux ou trois feuilles en main, un chat couché dessus, et un gsm à proximité, je me rendors.
10h00, 11h00 et quelque. Beaucoup de quelque! Je me réveille en sursaut avec un nouveau marteau qui vient de taper contre mon crâne. Je suis en train de regretter d'avoir proposé à mon mari (qui n'est plus mon mari depuis six ans) de reprendre la vie commune. Parce que dès que je lui propose ça, une avalanche de reproches me tombe dessus. Mais ouf! Ce n'était qu'un cauchemar - pas la réalité.
Cette fois, la tête fait encore plus mal, mais là, je vais un peu manger. Et donc prendre l'ibuprofène. Que j'avale entre deux tranches de cake aux pommes, un cake que j'ai fait hier soir (au lieu de me reposer). J'hésite entre deux choses à faire, j'ai x coups de fil à donner à des médecins divers. Je me rends compte que je suis complètement nébuleuse, à côté de mes pompes... Comble de masochisme, j'ouvre l'ordinateur, l'écran me fait mal à hurler. Ce n'est vraiment pas raisonnable. Si je veux que l'ibu-machin-chose fasse de l'effet, j'ai intérêt à m'arrêter.
Et là, je prends tout, ibu, triptan, mais ça continue à faire mal! Diable! Là-dessus, je réalise que Bobby, le salopiot, a refait pipi dans le divan. Je lui colle ma main sur le museau et le mets dans son bac, le chat souffle et grince, toutes griffes dehors, il déteste ça ! Je vaporise de l'airbrèze à qui mieux, mieux, j'annule tous mes rendez-vous du jour...
(A 14 heures, je devais apporter "Le chagrin des Belges" à mon fils et il devait me fourguer des notes sur Proust... En vue d'une analyse littéraire! Pfff! A mon âge! Devoir analyser Proust! Et nous sommes censés aller manger une glace au Framboisier doré), mais là, je décrète l'état d'urgence j'appelle enfin la Rose au secours.
15h00. La Rose essaie de me faire dire ce que j'attends d'elle (ce n'est pas simple, je bredouille, migraine aidant, comme elle, d'ailleurs, qui a aussi mal de tête), elle accourt sur son gris destrier, avec: du stop-pipi de chat, du désodorisant pour litières, et des renseignements sur les chats qui, à 4 ans, refont pipi dans un divan... Mais elle n'a pas trouvé de souris qui tchipèle... (Le chien d'un copain a mangé la souris de Sido, ma chatte, et j'ai dû jeter la souris lacérée, mais toujours "tchipelante", dans un récent sac poubelle. A mon avis, la souris tchipèle toujours quelque part dans un tas d'immondices bruxellois).
Elle a tout puisé sur internet ("c'est une mine d'or! Le net!" Me confie-t-elle. Donc, si un chat fait pipi, je ne peux pas le battre (je bats mes chats, moi?) parce qu'il cherche à marquer son territoire - surtout si un autre animal est arrivé dans ma sa vie. Nous ne visons personne, suivez notre regard... Bobby encaisse mal l'arrivée d'un certain chien (adorable pourtant) sur mes traces. Nous voilà en train de faire la psychanalyse de chats.
16h00. On en profite refaire mon lit, (une couette de 2m40 sur 2, ça ne reste jamais en place), je renifle tout ce que je trouve un peu jaune, tant j'ai la hantise du pipi de chat. Je viens à peine de guérir de la phobie des cafards (pas du cafard, non, des blattes, qui ont hanté l'immeuble pendant quatre ans!)
Enfin, devant un thé (du green earl-grey), je me lance dans une violente diatribe sur la déréliction du marché immobilier - mais, ça fera l'objet d'un autre post...
Et enfin, 17h00, elle repart, je l'accompagne jusqu'à sa voiture, elle est chargée des affaires que les chats ont heu, salies... Déjà deux ou trois fois que je lave les housses du divan. Et je ne peux plus tout lessiver chez moi, à cause des remontées de mousses lessivielles dans les tuyauteries de l'immeuble (pour rappel, un Etrimo de 1966...)
Enfin, à 18h30, je vais chez la kiné. Elle me remet à l'endroit, et dans l'axe, la nuque sur mes épaules, la tête au sommet de la nuque, les bras, dans la continuité des épaules et les coudes et les poignets au bout de chaque bras.
Je rentre, je mange, je donne un ou deux coups de fil, je soupire, me laisse aller, ffff, la vie est dure pour les honnêtes gens, et voilà, 21h30, la soirée est bien entamée et tout doucement, hypocritement, insidieusement, les rhumatismes recommencent à me faire sentir qu'ils sont toujours là...

Un peu fatiguée...
Je n'arrive plus à beaucoup écrire ici. Et chose étrange, je n'ai même pas d'idée en tête... Il faut dire que c'est un jour de migraine, un deuxième jour de migraine, hier déjà. Je ne suis plus bonne à rien !
C'est la panne totale !
25 mars 2008
L'optimisme...
Donc, je viens d'être "taquinée" par une blogueuse poète- Tisseuse, avec pour mission de parler de l'optimisme: pas simple, pour une Pivoine dont l'optimisme n'est peut-être pas la première vertu...
Le règlement:
Je dois:
- Recopier le début du texte, «L'optimisme c'est....»
- ajouter 3 nouvelles fins de phrases (inventées ou trouvées),
- recopier les règles,
- désigner 5 « volontaires » pour prendre la suite (et les prévenir sur leur blog si nécessaire)...
Voyons... Je "tague" à mon tour Françoise, qui sera peut-être heureuse d'entrer dans la ronde... J'ai bien envie de proposer ce jeu à Matinou , de "Matinou Liste", qui débute dans la blogovie... Qui encore? Je sèche! Je suis sûre que la plupart des blogueurs que je connais seront tagués plus vite qu'à leur tour!) Cassymary, pour la distraire de Kaléidoplumes, Pati, pour lui donner une bonne raison d'écrire, et Serge, (Les passions de Serge).
***
L'optimisme, c'est
Un haïku framboisé
Une ombre de menthe

***
L'optimisme, c'est l'améthyste de La Valette

***
L'optimisme, c'est j'écris Dieu au plus profond de moi.
Antonello de Messine, Vierge,
XVème siècle italien.
23 mars 2008
Chihiro IWASAKI (1911-1974)
Peintre, aquarelliste et illustratrice japonaise, ayant dessiné l'enfance et les fleurs.
Un imperceptible rappel de certains Fujita.
Une image délicieuse.
22 mars 2008
Vie, interrogations...
Cette fois, après avoir posé quelques actes qui me rappellent mon activité professionnelle passée, (jusqu'à il y a 4 ans, j'étais responsable d'édition dans une association philosophique laïque), je peux faire le bilan sur comment je me suis sentie avant, pendant et après.
Le stress de déposer un dossier dans une galerie, à l'attention du comité de sélection, m'a étreinte dans ses griffes depuis mercredi après-midi jusqu'à vendredi, 16 heures, quand je me suis retrouvée assise, dans une cafétéria, devant un café et que j'ai pu enfin soupirer... Tout était fait !
Le stress venait évidemment de l'urgence que je m'étais imposée (on ne me fait plus souffrir, mais je suis encore capable de me faire souffrir... En m'imposant une dead-line, tiens, je pourrais écrire, une "death-line"!)
En effet, je m'étais imposé de déposer mon premier dossier avant le week-end de Pâques.
Or, la Rose n'était pas là... (Et je me souviens que nous avions décidé de nous occuper de cela en priorité, à son retour de vacances... Ben, ce sera fait quand elle rentrera! Elle pourra prendre la direction, lol, de la suite des opérations! Et se transformer en agent artistique si elle en a envie - je ne sais pas si elle en a vraiment envie, mais bon, on vit tout de même notre "trip" artistique ensemble... Et on s'amuse beaucoup, d'ailleurs! Elle me soutient et je la booste!)
En plus, je me suis heurtée à des tas de petits trucs techniques: les piles de mon appareil photo sont plates, je ne retrouve plus mon chargeur de piles (j'ai tendance à tout paumer dans cet appartement... Et quand je trouve des endroits de rangement, je les oublie! Au secours! Alzhi!) Depuis que mon fils a révisé l'ordi, le lecteur de cd n'est plus accessible. Impossible de graver (ou d'écouter!) un cd, quant aux disquettes, c'est vraiment un système antédiluvien que je n'aime pas du tout. J'ai négligé de renouveler les cartouches d'encre de l'imprimante, faute de moyens... Enfin soit !
Mais je me suis débrouillée! Un ami a fait les photos de mes derniers croquis, mon frère a tout imprimé, il est venu me donner les feuilles hier matin, on en a profité pour tailler une petite bavette, lui et moi... (C'était très important!) Après, quand je me suis retrouvée seule, j'ai été confrontée à cette panique d'assembler un dossier, de me préparer et de sortir pour aller le donner en mains propres. Dans tout ça, je devais manger, mon estomac tirait dans tous les sens, ça tapait à mort dans ma tête, et pourtant, je n'avais aucun appétit. J'ai dû me forcer...
Après ça, je suis rentrée me reposer un peu avant d'aller chez ma kiné. Le soir, je devais aller chez une vieille amie (en métro!) - Eh bien, je n'en ai pas eu le courage. La kiné m'a tellement triturée (ma nuque, mes bras et mes épaules étaient en béton, à cause du stress, j'étais contracturée au point de ne plus pouvoir bouger la tête), que je suis rentrée à tout petits pas, engoncée dans mes écharpes, au plus fort de la tempête de neige.
J'étais donc un béton, mou et fébrile dans une tempête de neige! C'est quoi ça, pour une ambiance de fin du monde ?
Après avoir prévenu ma copine (Dieu merci, elle ne se formalise pas...) que je ne pourrais pas venir, je me suis réchauffée comme j'ai pu, j'ai mangé, (en évitant les sucreries... Car je veux maigrir...) je me suis soignée, et je me suis mise au lit. J'ai dormi jusqu'à 3 heures et quelque. L'épaule gauche me fait encore très mal et je ne vais pas tarder à aller me recoucher, mais tout d'un coup, après ce stress de deux jours... Après le stress du matin... Et après m'être concentrée pour donner à mon frère toute l'écoute que je voulais lui donner, bref, j'étais tellement fatiguée que l'idée de la mort, comme soulagement ultime à la souffrance, est revenue m'effleurer.
Rassurons-nous tout de suite, une bonne nuit de sommeil suffit (mais il faut bien que je continue à me poser des questions à la Marie-Françoise, pas vrai ?)
Car Je n'ai pas du tout envie de mourir. J'ai quelque chose à faire. Je ne veux pas mourir maintenant (mais je n'ai pas de prise sur l'heure de ma mort, bien sûr!) - je veux continuer de peindre (et dans les meilleures conditions possibles) et je dois monter une expo, je le sais, je le sens, même si je me trompe, même si je vais me planter, (c'est possible que je me plante, lors de ma dernière grande prise de décision sur le plan "humain", je me suis plantée... Mais je me suis plantée parce que j'étais dans l'erreur, bien sûr).
Aujourd'hui, je ne pense pas que je me trompe. Je pense que je suis enfin dans le bon. Il reste qu'il est peut-être trop tôt... Ou c'est le moment... Comment savoir? Mais à partir du moment où j'agis, je le saurai. Il y aura forcément une réponse, positive ou négative. Et je vais devoir bouger, éclaircir des choses, bref, reprendre un parti de vie après 6 à 8 années de gestation.
Quand je pense à la mort, c'est d'ailleurs à une mort naturelle (consécutive à la maladie ou autre). Même si en novembre, j'ai pété un plomb grave de chez grave, je ne voulais déjà plus me suicider. C'était un dernier "remous", avant d'accepter définitivement ma métamorphose intérieure. (Et je me suis promis de faire en sorte que ce soit le dernier). J'avais pensé au suicide, oh oui! Très exactement de 2000 à 2006, pas tout le temps bien sûr, mais par périodes, et ça revenait régulièrement. Il est même très bizarre d'avoir eu le cancer, d'avoir vu ma propre mort en face de moi, le jour où on me l'a annoncé, et d'avoir guéri, tout en mettant de temps en temps ma vie en péril (Mais je me suis très bien soignée aussi, l'air de rien...)
Or là, tout d'un coup, j'ai repensé à la mort. Et j'ai réalisé qu'elle me faisait peur. Le moment en lui-même, bien sûr (d'ailleurs, j'en ai parlé avec la kiné), et l'agonie (mais ça, je sais très naturellement que je demanderais une euthanasie... A mettre dans mes papiers...)
Et à l'après... Mais c'est là ce que je vais développer dans un billet suivant.
21 mars 2008
Croquis récents (4)


Croquis du 6/3/2008 - Aquarelle sur papier. 27 x 35 cm.
Voici Félix...
Photographié par NarB, (qui a créé le blog Photorama),
Du haut de son perchoir,
Maître Félix
Observe le chien Fox,
Avant de s'enfuir et se réfugier
En-dessous de la baignoire,
Là où personne ne peut le rejoindre...
(Si ça se trouve, il y est toujours).
Avec un petit trucage photo en prime !












