Les carnets de Pivoine

Le monde est plein d'images. L'image est au bout de la plume. L'image est au bout du crayon.

31 janvier 2008

Musique et cinéma...

Musique de Thomas NEWMAN,

"Dead already" - musique de "American Beauty", (1999),
avec Kevin SPACEY.

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Au lecteur intéressé...
Passe donc chez l'ami D&D, l'auteur du blog cinéma 25 Images...

Il lui consacre tout... un article aujourd'hui...


EDIT du 1/2/2008, très, très tôt... Il (Kevin Spacey), jouait aussi dans "LOOKING FOR RICHARD", de AL PACINO, 1996. Une merveille (jamais revue, mais je voudrais bien la revoir), sur le règne de Richard III, le mystère des meurtres... et l'approche du théâtre de Shakespeare... Et de la comédie en général  (sujet qui m'a toujours passionnée). (Cliché ALLOCINE).

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Posté par pivoineblanche7 à 18:43 - Art, Culture & histoire - Commentaires [21] - Permalien [#]

30 janvier 2008

Un voyage en Angleterre...

Ma mère m'avait si bien inoculé l'amour de l'Angleterre et des Anglais... Qu'un jour de printemps 1975, j'ai décidé d'approfondir ma connaissance toute neuve de l'anglais. Sur le terrain. J'avais commencé étudier cette langue en 4ème latine... J'avais un an de retard par rapport aux élèves du lycée. Mais j'étais tellement motivée que j'avalais littéralement l'anglais, comme j'avais "avalé", sans doute, le latin et, il y a bien plus longtemps, l'alphabet de mon abécédaire.

Comme le disaient si bien mes professeurs, quand je voulais, je pouvais.

Je m'imaginais assez naïvement les Anglais avec le physique de David Niven. Je croyais l'Angleterre bourrée de lords Fauntleroy, de sirs Alec Guinness, de demeures somptueuses, de fantômes, de quakers et de châles en cachemire des Indes.

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Ma mère parlait de m'envoyer à Cambridge. "Pourquoi tu ne vas pas à Cambridge?" M'a-t-elle répété, durant cinq à dix ans...

Or, ce que je voulais, c'était Oxford, l'Oxford que je lorgnais sur une boîte à biscuits de mon enfance. Oxford ? Va pour Oxford... Seulement, peu de temps avant mon départ, une lettre de l'organisation où je m'étais inscrite m'annonçait que le séjour à Oxford était annulé. On me conseillait plutôt Weston-super-Mare, une station balnéaire au sud de Bristol. Va donc pour  Weston-Super-Mare.

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J'avais demandé à être reçue dans une famille avec des ados de mon âge (j'avais dix-sept ans...) Et me voilà enfin partie vers Ostende. Premier contact avec la malle et... Avec le public qui prenait la malle. Jamais je n'avais vu des hommes aussi effrayants: géants! Enormes! En jeans cloutés et littles Marcel en filet. Parlant haut et fort une langue incompréhensible. Bariolés de tatouages violents. J'étais effrayée. Stressée. Epouvantée. Je n'avais aucune idée des formalités à remplir, ni des cartes de débarquement, d'embarquement, d'immigration, d'émigration à faire tamponner.

Après une queue d'au moins 70 personnes, je me suis effondrée dans un wagon qui m'a éructée à Victoria Station.

A Victoria Station, heureusement, l'organisation nous prenait en charge pour le transfert entre les gares. Nouvelle gare, de Paddington cette fois, faim, épuisement, découverte des pepsis chauds et des sandwichs au goût curieux - mais agréable, montée dans un train, qui devait me déposer, après deux heures environ, à la gare de Weston-super-Mare (ou d'une ville proche). Je n'ai rien retenu de ce voyage, si ce n'est qu'à l'arrivée, mon hôte, un "engineer" de profession, m'attendait. Il était géant, mais gentil et n'avait aucun tatouage. Mon "engineer" était pompier, et, à la fin de mon séjour, nous avons beaucoup discuté politique... (et, bien entendu, nous n'avions pas les mêmes opinions) Ca au moins, c'était le signe que j'avais progressé en anglais.

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(c) PADDINGTON Station, cliché Wikipédia.

Sa femme ne travaillait pas. C'était une jeune maman. Les ados de mon âge étaient deux gros bébés de deux et trois  ans. Après quelques jours d'un mal de pays atroce, passés à pleurer, couchée dans un parc, en maudissant cette terre qui n'était pas la mienne, j'ai supplié mes parents de me permettre de rentrer. Seule. Je suis restée le plus longtemps possible: quinze jours. En quinze jours, j'ai visité Torquay, dans le Devon, Londres, paumé mes copains d'excursion et arpenté le musée des Sciences et la National Gallery. J'ai beaucoup parlé français avec une monégasque, et par signes avec 20 Italiens et trois jeunes allemands barbus et plutôt sympas. Les cours d'anglais se donnaient... Dans un domaine militaire. Il y a eu une séance de tribunal où un pauvre plouc était jugé pour consommation ou vente de drogues (qu'à l'époque je ne savais pas être douces...) Bref, je me suis habituée comme j'ai pu à ce Blinke'berqk anglais, à la circulation à gauche, aux queues pour le bus, (qu'au début, en bonne bruxelloise indocile, je dépassais... Mais on ne m'a jamais rien dit), au Canal de Bristol, aux bus sans impériale, et aux toasts aux haricots à la sauce tomate du petit-déjeuner...

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Torquay_town

J'ai rêvé dans un musée de la vie anglaise (mais où ?) où j'ai admiré des maisons de poupées... Et d'immenses châles en cachemire des Indes, j'ai découvert les magasins Marks & Spencer, expérimenté la merveilleuse tarte au citron, le syllabub, le trifle, le pie de poulet, les sandwiches saumon et concombre, et une assiette de petits gâteaux dans une pâtisserie où je me suis trémoussée sur ma chaise pendant 1/2 heure... Avant d'oser consommer...

Et je suis enfin rentrée chez moi...

Puddingsbhm

CustardJelly

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29 janvier 2008

Ma gourmandise anglaise...

Je suis tellement plongée dans mes Anglais et mes Anglaises.

Ce soir, j'ai envie, une ENVIE DEVORANTE de manger anglais!

Oui, oui, anglais!

Manger anglais, ce n'est pas seulement se canarder à coups de petits pois vert prairie à la sauce à la menthe...

Manger anglais, c'est aussi manger avec les yeux et avec la grande boîte à pastels que j'ai reçue, l'an dernier...

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Manger anglais ce soir, ce sera un pudding doré et fumant nappé de confiture de framboises...

Sur fond de pastel bleu foncé écrasé avec les doigts...

Comprenne qui goûtera !

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(c) Pivoine, janvier 2008.

Posté par pivoineblanche7 à 22:12 - Je peins. Je dessine. - Commentaires [7] - Permalien [#]

Le repas...

Cassymary et quelques amis ont ouvert un forum d'écriture en 2008.
Bienvenue à Kaléidoplumes !

On y est bien. C'est une jolie alternative au blog, je trouve. Quans je ne sais quoi écrire, pour le blog, ou quand je ressens une certaine lassitude, je me laisse prendre au charme de ce forum de discussion... Sans discussions!

Ainsi, hier soir, j'ai parcouru les sujets de débat (on y parle notamment de la couverture du Nouvel Obs - qui a déjà fait couler beaucoup d'encre... Avec le nu de Simone de Beauvoir...) - et, pour la semaine 4, Cassymary proposait une très jolie consigne. Ecrire sur le repas, ou un repas.

Voilà donc ma production...

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Il y a le repas oublié.
Le lait. La bouteille. La boîte en métal peint.
Orange rayé de gris.
Lettres noires sur fond de fer et fil de citron vert...
Le lait acide pour estomacs fragiles...

Il y a le repas de banane. Le repas doux. Le repas sucré.
Le miel, le fruit, le délice, le biscuit, la mère, les frères, le petit relax,
la table, la goutte qui s'égare
splitch, splatch, splotch !
Fait la cuiller en s'égarant - Bébé ouvre sa bouche en coeur !

Il y a le goûter d'enfant. Le chocolat qui crème.
La moustache qui coule, le ruban noir défait.
La maman remet une boucle en place.
Le tablier fraîchement repassé
La vraie nappe en lin et la maison fleurant le sucre.

Il y a le Banquet de Platon, les amphores et les outres pleines de vent,
les dieux ivres et les déesses nues...
Et le repas d'eau froide quand meurt le fils de l'Empereur.

Il y a le repas du Livre, l'orgie de Rome,
Pompéi, sous les cendres,
Et celui, infiniment raconté,
le repas d'Apollinaire,
Le festin de Babette.

Et puis le repas de la faim.
Juste un peu de riz, dans l'assiette,
Du riz, je vous demande...
Avec du sel ou de la cassonade ?

Il y a le repas vite fait, vite expédié, celui du jour où je travaille,
le repas seule. Pris seule. Seule, ça ne vaut pas la peine de me nourrir.
Pris seule, ça ne vaut pas la peine de mourir.

Seule, si ça valait la peine de manger...
Je mangerais un pudding violent,
Nappé de couleur verte
et pour finir de brouiller les pistes

Une madeleine sévère et dévote trempée dans du thé pistache
Aux cymbales de cuivre...

Toute la saveur des pivoines rouges

Des étoiles!

Des sushis, des woks
Et des curries indiens à m'arracher la langue...

Et... les maux !

Posté par pivoineblanche7 à 12:32 - Ateliers littéraires - Commentaires [6] - Permalien [#]

27 janvier 2008

Une pensée en passant...

Ou une question, juste une question.

L'autre jour, en me baladant, tout d'un coup, je me suis demandé...

"C'est quoi être de gauche?"
(C'est-à-dire, c'est quoi, pour moi, être de gauche?)

Incroyable. C'était la première fois depuis si longtemps que je me posais cette question. Et cela me paraissait en même temps si absurde, de me la poser. Comme si je ne trouvais plus rien à me répondre, alors que cela devrait être si évident. C'est qu'il me semblait soudain, que le monde auquel on rêvait, quand on était de gauche... Dans les années 70... Ce monde était si loin! Tellement loin, inaccessible. Comme l'inaccessible étoile. Où se sont donc évanouies mes priorités?

Or, l'autre soir, à FR3, il y avait une émission fort intéressante, un bilan, un portrait, une remémoration, bref, une émission captivante sur mai 68 et sur ce que mai 68 a représenté, historiquement, politiquement, socialement et... Sur le plan des idées! Avec des moments de débats entre divers intervenants (40 ans après...) (Y compris des choses terribles! Seigneur! Ce que Sarkozy et l'UMP en disent!) Mai 68! Je faisais quoi à ce moment là? J'avais dix ans, j'étais élève dans une école pour filles d'assez bonne famille -mais plus pour longtemps- et je n'aimais pas spécialement de Gaulle. Aime-t-on un homme politique d'ailleurs? Plutôt qu'un autre?

Et j'allais passer mes premières vacances en France, à Bonneval-sur-Arc.

Mon impression était soudain que là, dans cette émission, résidaient les, non, quelques réponses à ma question. Mais comme d'étranges réponses mortes. Ou plutôt, mort-nées.

Je pense que nous sommes très, très loin de mai 68 (et de la charte de Quaregnon, hein? Quid de la charte de Quaregnon? Et de la fondation du POB, à la Rose Blanche?), même s'il y avait un furieux hiatus entre la révolution rêvée des étudiants, les cris et les besoins de la classe ouvrière et le silence oppressant de la classe moyenne...

Sinon, qu'ai-je appris, entre autres ? Que les CRS (ceux du fameux slogan... Crs, etc. etc.) ou "compagnies républicaines de sécurité", ont été créées à l'initiative de de Gaulle. Mais on a cité un autre nom aussi. Seulement, je ne suis pas très sûre d'avoir bien compris (A vérifier!) Dans ce corps, il y avait au départ des gens principalement issus de la classe moyenne, (mais aussi de compagnies para-militaires issues de Vichy, d'après Wikipédia), et de la Résistance (FFI et communistes).

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Une "icône" du marxisme : Rosa Luxemburg.
(+ lien vers article WIKIPEDIA)

Posté par pivoineblanche7 à 00:24 - Journal intime - Commentaires [16] - Permalien [#]

26 janvier 2008

"Les heures" ("The hours")

"Mrs Dalloway dit qu'elle se chargerait d'acheter les fleurs."

Virginia Woolf,
incipit de 'Mrs Dalloway".

J'ai trouvé une autre vidéo que celle de la bande de lancement du film. Pour qui a vu "The hours", les photographies sont aisément reconnaissables. Nicole KIDMAN est Virginia Woolf, en train et de se battre contre sa maladie mentale, et d'écrire "Mrs Dalloway". Tout ce qui, pour l'essentiel, a trait à Virginia Woolf, se déroule à Richmond, Hogarth House, où les Woolf ont effectivement vécu et créé leur maison d'édition, la "Hogarth Press".  Les moindres personnages (comme Nelly, la cuisinière) sont historiques et très proches de la réalité. Vanessa Bell apparaît ainsi que ses trois enfants, les neveux de Virginia Woolf, Julian, Quentin et Angélica. Quant à l'acteur qui incarne Léonard Woolf, il est étonnant de ressemblance.

Julianne Moore est Laura Brown, une Américaine énigmatique d'après-guerre, habitant un joli pavillon à Los Angeles et lectrice passionnée par "Mrs Dalloway". Elle est aussi la mère de Richard. Richard (Ed Harris), est un poète, atteint du sida, qui a reçu un prix, et pour qui Meryl Streep (alias Clarissa Vaughan) prépare une fête.

A New York City, un jour de l'année 2001, exactement comme la Clarissa Dalloway du roman.

Claire Danes est la fille de Clarissa Vaughan, (et la Juliette d'un "Roméo et Juliette" antérieur au film "Les heures")

Des liens bien entendu très complexes, de filiation, de sororité ou d'amour, se tissent entre ces personnes qui vivent une journée unique, à nulle autre pareille, à des époques tout à fait différentes.

Le défilé des photos est très rapide, c'est un peu regrettable. Par contre, pour la musique, on écoute la partie du thème musical que je préfère.

Merveilleuse Virginia...

Posté par pivoineblanche7 à 22:08 - Virginia WOOLF, Vanessa BELL & Bloomsbury - Commentaires [9] - Permalien [#]

La pause est finie...

Elle est finie, oui! Mais il faut le temps de résumer tout ce qui se fait dans une grande semaine sans ordinateur... C'est qu'il s'est refait une santé, une beauté et une jeunesse !

Entre autres, vivre bien plus à proximité des livres, (oui, des livres, chaque fois que je "quitte" internet, je pratique la lecture de manière beaucoup plus intense et régulière), dessiner, (surtout ces deux derniers jours...), croquer à deux reprises, (tous les croquis sont ratés, "of course"!) fêter un réveillon Graphite, dans une maison patricienne, me chauffer à un vrai feu de bûches, recevoir une bougie peinte signée B. Schuermans, me balader, (me maquiller!), un peu de parfum de mûre sauvage, mettre de l'ordre (un peu), réfléchir (juste ce qu'il faut)...

Lire "M. Ibrahim et les fleurs du Coran" (j'ai adoré...) Virginia Woolf ("Mrs Dalloway"), la Comtesse de Ségur ("Après la pluie le beau temps"), -et quelques autres- faire le tour d'un lac, à Louvain-la-Neuve...

Parfois, mon blog m'a manqué. J'éprouvais l'envie d'écrire quelque chose, une belle émotion passagère, (comme hier, au cours du soir), ou un beau moment, (comme cet après-midi, le long du canal ensoleillé, après une matinée bien remplie), ou une respiration (ouf, un très proche qui vient de se faire opérer va bien...) et puis les blogs, les blogs amis, m'ont manqué...  J'ai quelques jours pour tout redécouvrir, avec gourmandise...

Dans mes lectures, des livres sur Virginia Woolf, donc, sur sa soeur, Vanessa Bell et sur Dora Carrington, peintre de talent, amie des deux premières et compagne de Lytton Strachey - sans l'être vraiment.

L'âme de "Carrington".

Quelques oeuvres de cette artiste:

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(c) Dora Carrington, Ferme à Watendathl. 1921.

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(c) Dora Carrington - portrait de Lytton Strachey, 1880-1932 - (1916).

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25 janvier 2008

Vie du net

Chaque mois, l'APA (l'Association pour l'autobiographie - et le patrimoine autobiographique) inscrit le site d'un blogueur ou d'un internaute dans ses liens. Le mois dernier, il s'agissait de Wictoria. Auparavant, l'APA avait inscrit dans ses liens Fauvette (dont les écrits, critiques et chroniques sont souvent si complets et si émouvants), Ada, Cassymary, notre animatrice de Kaléido-plumes, Traou, Obni, Fuligineuse, Veuve Tarquine, Alain, Valclair, Tristana, Coumarine, etc.

Ce mois-ci, c'est mon tour !

La page des liens APA précise donc ceci, et je trouve que c'est un beau condensé de mon blog...

""Mes Carnets" par Pivoine, une blogueuse belge qui parle beaucoup d'art et s'interroge sur sa propre création picturale en train de se faire. Elle évoque aussi son passé et nous invite dans ses promenades culturelles caractérisées par sa connaissance très affûtée de Bruxelles et de ses artiste..."

Super !

Posté par pivoineblanche7 à 18:15 - Toute la blogosphère - Commentaires [16] - Permalien [#]

17 janvier 2008

Pause...

Je mets mon blog en pause.

Aujourd'hui, je me déconnecte d'internet. Ensuite, pendant une ou deux semaines, mon ordinateur sera en pause nettoyage, réinitialisation etc. etc.

A bientôt !

Posté par pivoineblanche7 à 14:37 - Commentaires [8] - Permalien [#]

14 janvier 2008

L'ascendance de Virginia Woolf... (1)

Ma fascination pour Virginia Woolf est assez récente. Pourtant, j'avais acheté "Mrs Dalloway" en secondaire. C'était un de nos livres à lire. Je reconnais n'en avoir lu que des parties. Et donc en avoir manqué des parties-clefs. Je dois toujours remédier à cela. 

Je suis arrivée à elle par un autre biais. Elle est la mystérieuse dédicataire qui se trouve au début du roman "Olivia". J'étais en seconde année, à Berkendael, quand j'ai emprunté ce roman chez une copine. "Olivia" par Olivia. On ne savait rien de l'auteur, (Olivia est un pseudonyme), si ce n'est qu'elle avait traduit son livre de l'anglais en français avec Roger Martin-du-Gard (l'auteur des "Thibault") Les minces indices dont je disposais étaient le nom de l'éditeur anglais d'origine, "La Hogarth Press", la préface de John Lemann (le frère de Rosamund Lehmann, l'auteur du roman "Poussière"), et la dédicace "A la mémoire de la très chère Virginia W***" L'auteure Olivia rajoute qu'elle espère "ne pas avoir profané un pur, un adorable souvenir..." Voilà qui me semblait tout à fait mystérieux.

Je n'ai même pas pensé à demander à ma mère de m'aider à dénouer ces fils. (Dans nos conversations, elle vantait particulièrement les romanciers et les romanières anglais, qu'elle opposait toujours aux français, je ne sais pas trop pourquoi... Peu importe). Il faut dire qu'Olivia, à prime abord, ne me paraissait pas devoir lui plaire. Pour que je comprenne qui était cette Virginia W***, il a fallu que Stock réédite "Olivia" sous le véritable nom de son auteure: "Dorothy Bussy". Il me semble me souvenir qu'en feuilletant un index des noms propres, dans un bouquin sur Virginia Woolf, être tombée sur le nom de Bussy, et de nouveau sur la Hogarth Press. A partir de ce moment-là, le lien entre ces femmes (et bien d'autres, dont je n'ai pas encore parlé), s'est établi... Et j'ai commencé à dévider un fil... Que je déroule encore et toujours...

Virginia Woolf n'est pas facile à lire. "Les vagues", "La traversée des apparences", même "Orlando" (dont on a aussi tiré un film. Que j'ai vu plusieurs fois). Même "Nuit et jour", un roman qu'elle voulait romanesque... A la manière de Jane Austen, qu'elle admirait beaucoup. Peut-on dire, du coup, qu'il était "léger?" L'était-il vraiment, alors qu'elle l'écrivit après "La traversée des apparences" et après une attaque de sa maladie mentale?

Toujours est-il que du côté de sa mère... Les biographes remontent jusqu'à un ancêtre,

Antoine, chevalier de l'Etang, qui épouse
Thérèse Blin de Glincourt.

Leur fille, Adeline, épouse un dénommé James Pattle, dont elle a deux filles... Parmi beaucoup d'autres enfants, mais je ne retiens que ces deux filles-là:

1) Julia Margaret Pattle, qui épouse un Cameron.
C'est donc la photographe connue, dont voici l'autoportrait:

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La photographie, cela vient très simplement.

Pour ses cinquante ans, Julia Cameron reçoit un appareil photo. Elle se met à photographier tous les membres de sa famille. Les auréolant de guirlandes de fleurs ou les couvrant de voiles, de manière à figurer des scènes mythologiques - surtout de la mythologie du Graal. Et tout particulièrement, cette très belle nièce, Julia Jackson, et ses enfants. Les enfants de son premier et de son second mariage... Mais je n'en suis pas encore là.

2) Une soeur cadette, Maria Pattle, épouse un M. John Jackson.
Ils ont une fille, Julia Jackson.

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Le visage de Julia Jackson, immortalisé par sa tante, fut un véritable modèle et une muse pour les artistes de son temps. Au-delà, même de l'Angleterre, car le préraphaélisme a marqué nos peintres symbolistes, (comme Fernand Khnopf). Cela ressortait très nettement de l'exposition qui eut lieu au musée d'art ancien, en 2003. Le type physique des soeurs Pattle se reproduit aussi de génération en génération: longues femmes minces, visages fins, yeux immenses et clairs, longs cheveux épars, nez fin et droit, menton volontaire. Jusqu'aux trois filles de Julia: Stella, Vanessa et Virginia.

Julia est probablement le modèle de femme qui "hante" cette peinture de Burne-Jones, très évocatrice de la légende du Graal et des chevaliers de la Table ronde. Voici des reproductions des oeuvres de ces artistes respectifs. On peut dire que cela "crève" les yeux... Ou plutôt, la toile...

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La fée Viviane séduit Merlin l'Enchanteur
(Edward Burne-Jones).
(cliché WIKIPEDIA).

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Fernand KHNOPFF, gravure - étude de longs cheveux - 1899.

Julia JACKSON épouse un certain Herbert DUCKWORTH en premières noces. Elle a trois enfants, George, (un triste sire, qui empoisonna la vie de ses demi-soeurs...), Stella, une jeune fille d'une rare beauté, qui mourut à 28 ans, en pleine opération, des suites d'une péritonite mal soignée. Et Gérald. Stella Duckworth, la demi-soeur de Virginia et de Vanessa Stephen, a aussi servi de modèle à Julia M. Cameron. (On la voit ici, bébé, avec sa jeune mère - et, juste à côté, vers l'âge de 20 ans).

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Veuve, Julia Duckworth s'est remariée avec Sir Leslie Stephen, un bourgeois londonien aisé, doublé d'un intellectuel... "Victorien", dira-t-on. Lui-même était veuf, père d'une petite fille (handicapée, qui vécut et mourut placée dans un institut). Ils eurent d'abord Vanessa, puis Thoby, enfin, Virginia, enfant heureuse et facile - même si elle ne parla qu'à trois ans. Et un dernier garçon, Adrian.

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Vanessa STEPHEN, épouse BELL, (1879-1961)

A suivre (pour que je n'oublie pas!) :

2) L'ascendance paternelle de Virginia WOOLF,
3) La jeunesse des frères et soeurs STEPHEN,
4) Bloomsbury, amis, intellectuels, peintres et écrivains,
5) Le Périple,
6) Cinéma: "Orlando", "Carrington", et "Les heures"
.

Posté par pivoineblanche7 à 14:00 - Virginia WOOLF, Vanessa BELL & Bloomsbury - Commentaires [8] - Permalien [#]
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