Les carnets de Pivoine

Le monde est plein d'images. L'image est au bout de la plume. L'image est au bout du crayon.

28 novembre 2007

"Tu es Pivoine..."

"Tu es Pivoine"

est le titre d'un poème que mon frère a écrit.
Que je vais d'ailleurs insérer dans mon blog - avec peut-être une rubrique à lui spécialement dédicacée,

Puisque mon frère, le Chêne vert, écrit... De la poésie, des textes satiriques, des textes... Terriblement forts, parfois.

(Décidément, on ne fait rien comme tout le monde dans cette famille...)

"Tu es Pivoine"

est le titre du tableau en voie d'achèvement, que j'ai 'abandonné' -à regret- à l'Académie.  Ce soir, j'ai signé, j'ai nettoyé mon matériel, j'ai tiré une chaise, je me suis assise, et j'ai commencé à le regarder, le regarder, le regarder. J'étais heureuse, un vrai sentiment de bonheur, très doux, était là, à ce moment-là.

1m x 80 cm.

Primitivement, je voulais peindre une vraie composition, à partir de trois personnages: ma grand-mère paternelle, mon frère et moi dans le jardin de nos parents, d'après une photo retrouvée en 2001. Je voulais aussi arriver à reproduire les couleurs des jardins, et leur lumière, telles qu'en mon souvenir. Mais je ne crois pas que ce soit possible. Ce tableau est devenu tout autre.

Sur fond de végétation, il y a une femme, très belle, très épanouie, entourant trois enfants de ses bras: une petite fille à gauche, et à droite, mon frère et moi. Autour de nous, l'escalier en briques que mon père a construit de ses propres mains au fond du jardin. En somme, on peut imaginer une mère idéale, rêvée, et une fratrie reconstituée.

En somme, c'est peut-être ça le sujet du tableau.

Ce jardin, c'était ça:

jardinautomne

Le plus curieux est que mon frère a écrit ce poème bien avant de connaître mon blog et mon pseudo (qui n'existaient pas encore, puisqu'à ce moment-là, j'étais encore Mme de Rênal). C'est donc que les pivoines nous ont vraiment marqués tous les deux.

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PETITION.BE

Elle, c'est JOJO, alias ABRAHAM LINCOLN, une amie de mon 'ancienne' blogosphère (personnellement, j'aimais bien l'appeler 'AL', du temps où je ne savais pas s'il s'agissait de LUI ou d'ELLE).

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Et parce que nous le valons bien, une petite affiche...
(Bon, hein, Belge, ok, démocrate, ça tombe sous le sens, pour le maintien de la Sécurité Sociale, 100x OK, mais nationaliste non, comprenne qui pourra).

graphisme (c) Pivoine,
texte (c) Jean Nuages;

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Et une pétition en ligne: PETITION.BE

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Les charmes du hautbois (2)

Longtemps, nous avons gardé ce 33 tours dans notre "discothèque" (assez maigre la discothèque, puisque nous empruntions surtout et achetions très peu). "Les charmes du hautbois" était un cadeau destiné à ma cousine, mais je ne sais plus pourquoi, beaucoup de temps a passé avant qu'on puisse le lui offrir. C'était un disque ERATO, une collection particulière, les "Fiori musicali", (j'en suis à peu près sûre, mais je peux me tromper), la couverture était blanche à blanc cassé, avec une couronne de fleurs à l'ancienne. Une peinture un peu à la Redouté.

Nous avions un autre disque de cette collection, une compilation de menuets. Dont un menuet de Mozart, que je voudrais bien retrouver et que je connaissais par coeur.

En traversant la salle de gym déserte de l'athénée d'Uccle, un certain jour de 1972, je l'avais chanté à tue-tête. A ce moment-là, j'avais un assez joli soprano et j'allais encore à l'Académie de musique. Je croyais que j'étais seule, mais non, le frère d'un type de ma classe était là, s'était arrêté et m'écoutait.

Tiens, vais-je publier ici mes textes du marathon ou non ?

Posté par pivoineblanche7 à 16:39 - Mémoires, souvenirs et... Avenir - Commentaires [2] - Permalien [#]

Les charmes du hautbois (1)

"Je me souviens que le premier microsillon que j'ai écouté était le
"Concerto pour hautbois et orchestre" de Cimarosa."

GEORGES PEREC, Je me souviens.

***

Etre adulte, c'est...

Un jour de novembre, avoir envie d'être auprès de sa mère, de sa maman, un jour où elle fait des crêpes.
Dans la cuisine.

Mais voilà, ce n'est pas, ce n'est plus possible.
J'ai bien fait des crêpes ce midi, mais finalement, je les ai mangées sans trop m'amuser.
Mais le chat Bobby les apprécie, d'ailleurs, mes crêpes... Et ça, c'est le PRESENT et d'ailleurs, ce présent-là est 'amusant'...

Pourtant, elle (ma mère) avait (c'est le moins qu'on puisse dire) un drôle de caractère.
Mais c'était ma maman.
Et parfois, elle faisait des crêpes...
Ou des gaufres (qui collaient souvent)...
Ou des quatre-quarts...

Et c'était bon...

Et pour accompagner le parfum des crêpes vanillées à la confiture de framboises: CIMAROSA et les charmes du hautbois.

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27 novembre 2007

Brèves de Pivoine (2)

5 ans plus tard. C'est officiel, j'ai eu tous les résultats.

Mon cancer (qui fut opéré en 2002) est  g u é r i.

Posté par pivoineblanche7 à 00:31 - Journal intime - Commentaires [19] - Permalien [#]

Brèves de Pivoine (1)

Il y a une bonne semaine, la Rose et moi avons visité une expo sur la peinture d'Antoine Wiertz, au musée Félicien Rops, à Namur. J'aurais dû faire cette visite 'calmement'. J'étais calme, en apparence, mais ce n'est jamais qu'une apparence et tout d'un coup, j'ai "vu" mon prochain tableau. Ce sera un autoportrait un peu dans le style de la communiante de mai 68... Mais très spécial.

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(c) WIKIPEDIA, Antoine WIERTZ,
la Belle Rosine.

C'est très joli, Namur. Il y a une belle atmosphère.
Et un excellent salon de thé.

J'ai commencé une toile de 100x80 cm - mon plus grand format jusqu'à présent. Quatre personnages dans un jardin, dont ma grand-mère paternelle (avec toutes ses bouclettes...)

Les migraines de 72 heures ont fait leur réapparition. La peste soit faite de la migraine.
D'ailleurs, ce soir, ça tape encore.

J'ai regardé 'La sirène du Mississipi', de Truffaut.

Le mâtin! Dans ses derniers films, il reprend texto des répliques de scènes anciennement tournées.
On dirait également qu'il 'explore' un personnage. Deneuve est 'Marion' dans 'La Sirène', une fille de la DASS, qui escroque Louis Mahé, planteur à la Réunion. Et Louis Mahé en tombe fou amoureux. Elle est 'Marion' aussi dans 'Le dernier métro', encore plus belle et plus lumineuse, mais beaucoup moins inquiétante.


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Deneuve dans "La sirène du Mississipi".

Dans "La sirène' aussi... Belmondo (qui 'préfigure' assez bien la présence un peu brute d'un Depardieu dans 'Le dernier métro') dit à Catherine Deneuve:

"Vous regarder est une souffrance."
Catherine Deneuve (alias Marion) répond: "Hier, vous disiez que c'était une joie".
Et Belmondo de répondre: "c'est une joie et une souffrance."

Cet après-midi, entre 2 et 3, je me suis 'rendue'.
OK. Je dois me soigner, je vais le faire. Croisons les doigts pour que ce soit efficace.

Mon PC débloque. Une petite visite médicale s'imposera, tôt ou tard.
Donc, je ne serai peut-être plus très régulière sur le Net.
Avant un probable mode 'pause'.

J'ai ouvert un carnet de croquis (un petit format). J'ai croqué:

- un chat;
- Liliane Baels portant sa fille dans ses bras;
- ma main gauche, en train de tenir le carnet (vachement compliqué, le dessin des mains);
- la pointe des oreilles de chat. Une paire de moustaches...

Et puis plus rien, parce que ces salopiots bougent tout le temps !

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Et puis, j'ai envoyé un texte (érotique) pour le blog 'Autour des mots' de Christine. Je ne sais pas s'il est très érotique, mais les treize mots imposés y sont, avec une atmosphère qui doit beaucoup à la Rosine De Wiertz et à ma visite au musée Rops à Namur.

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25 novembre 2007

Jean Van Eyck, 1435-1436

Un de mes VAN EYCK préférés, encore, il se trouve au Louvre, celui-là.

"La Madone au chancelier Rolin". Qu'est-ce qui me fascinait le plus, dans ces oeuvres majeures des maîtres flamands que l'on m'emmenait regarder pour la force et le plaisir?

Bien sûr, j'étais impressionnée par la richesse des tissus, les détails et la beauté du tableau qui vous laisse immobile, tétanisée. Ce qui me fascinait le plus, et m'emportait loin, très loin des musées aux planchers cirés et craquants où je gigotais, c'était la richesse des paysages, bien au-delà des fenêtres ogivales. J'étais dans la bateau qu'une rivière ou un fleuve, achemine vers un port. J'étais dans la campagne, cent fois moissonnée...

Plus tard, cela aurait son importance, oui. Plus tard.
Quand on arriverait aux paysages de Pierre Bruegel l'Ancien.

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Posté par pivoineblanche7 à 00:41 - Art, Culture & histoire - Commentaires [20] - Permalien [#]

Jean Van Eyck, 1434

(on s'en sera rendu compte, j'adore VAN EYCK). Pour le moment, je série les oeuvres (détails compris) qui me plaisent leplus. Titre de l'oeuvre: 'La Madone au Chanoine VAN DER PAELE'.  Là aussi, si l'on pouvait voir les détails, on serait soufflé !

Au moins, voilà un tableau que l'on peut voir à Bruges, au musée communal. Quand je me serai bien laissé pénétrer par l'oeuvre de Van Eyck, je vais petit à petit aller à la recherche de tous ses tableaux avec un regard désormais différent.

(c) photographie WIKIPEDIA - Musée GROENINGE, Bruges. 

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Posté par pivoineblanche7 à 00:34 - Art, Culture & histoire - Commentaires [0] - Permalien [#]

Au-dessus de ma PAL...

Il y a... VAN EYCK.

(PM, lien vers une biographie de Jean Van Eyck par Maurits SMEYERS).

Au-dessus de ma PAL (pile à lire :-) pour le moment, il y a un opuscule sur les peintres primitifs flamands, bien mal surnommés, puisque la renommée aurait dû préférer "Les maîtres de la peinture flamande". Soit, quand on parle de primitifs flamands, je vois directement les Frères Van Eyck, Hubert et Jean (qui a terminé le travail), les Memlinc, Van der Goes,

Pour le moment, je m'absorbe dans mes lectures sur les Frères Van Eyck, et dans ma contemplation de leur peinture.  Evidemment, l'art flamand au XVème siècle est mon 'école' de peinture préférée. L'école 'mère' -géographiquement et culturellement- la plus proche de ma personnalité, si je puis parler ainsi.

Après, il y a bien d'autres choses, bien sûr.

Et comme je travaille toujours le portrait, à l'Académie, je cherche, et voilà ce que je lis: "Van Eyck a ainsi été considéré comme le fondateur du portrait occidental" (Ses modèles sont presque toujours représentés en buste ; le visage, vu de trois quarts, est tourné vers la gauche, et les yeux fixent souvent le spectateur, ce qui constituait à l’époque une innovation radicale. - (c) WIKIPEDIA)

Dès que j'ai contemplé le portrait ci-dessous, j'ai littéralement 'flashé'. On dirait un contemporain. Si on lui enlevait son chapeau et ses habits médiévaux, on pourrait très bien imaginer rencontrer cet homme-là au détour d'une petite rue anderlechtoise (ou gantoise...) Voici, en illustration, le portrait de Jan De Leeuw, datant de 1436, exposé à Vienne (hélas!) au Kunstchistörisches Museum :

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Et c'est tout simplement étourdissant. Tout est d'une telle minutie, d'une telle précision! Le moindre cil du moindre personnage est finement dessiné.  Ainsi, ce possible autoportrait de Van Eyck, (selon WIKIPEDIA), dit 'L'homme au turban rouge', mais pour le voir... Il faudrait aller à Londres, à la National Gallery.

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16 novembre 2007

Pensées magiques

Quand, très petite, je m'étais écorchée,
Elle oubliait un baiser sur mes égratignures.
"Voilà, maintenant, tu n'as plus du tout mal."
Je la croyais, et même si j'avais encore mal
Cela ne pleurait même plus...

***

Un moment de repos.
De trève, de silence, qui ne prend rien, ne demande rien.
Respiration. Ronronnement.
Des crépuscules de novembre
Et des fourrures douces
Toute douleur, anesthésiée, retourne dans l'éther.

***

Elle a envie de supplier, de ronder, marteler, sans se lasser
Aime-moi, aime-moi, aime-moi.

Et l'aimer, l'aimer vraiment, c'est de ne pas le dire.
C'est de ne pas l'écrire.
Ne pas, ne plus, jamais faire de mal.

Mais le penser, oui, le penser, ça, elle peut le faire.
Le penser très fort.
Le penser très haut.
Le penser très beau.

Uniquement le penser.

***

(Pour la Dame aux Haïkus)

Le tramway tout en rond
Martèle la fièvre
Electrique
Et la neige d'acier
D'aiguiller ses ardeurs
En musiquant sans trève
Des blanches et des soupirs
Et des automnes et des étés

Posté par pivoineblanche7 à 23:02 - Proses et poèmes - Commentaires [10] - Permalien [#]
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