Mes carnets

L'image est au bout du pinceau, l'image est au bout du stylo

30 avril 2007

Des amitiés amoureuses...

On en parle, on en parle, Valclair a déjà écrit plusieurs fois à ce sujet... Cela vaut vraiment la peine de lire une "entrée" de Valclair. Et les commentaires qui lui font suite. Je dirais même que c'est le genre d'article que j'attends avec impatience et que je lis et relis avec délectation. Pierre en parle également, (avec ses fines petites remarques en tout petits caractères...) dans son carnet, Alter & Ego.

J'ai toujours beaucoup de mal en ce qui concerne l'amitié amoureuse. Moi qui adore l'ambivalence, et qui me sens incapable de choisir entre la chèvre et le chou, moi qui ne me satisfais d'aucune catégorisation, je me sens en même temps épouvantablement concrète. Des fois, j'ai l'impression de simplifier à l'extrême, jusqu'au dichotomique presque. (Enfin, j'exagère peut-être). Pour moi, c'est simple, il y a l'amitié. (Et il y a des nuances, dans l'amitié). Et il y a l'amour. (Et bien sûr, des amours de caractère différent, là aussi, je nuance).

Dans ma vie, il y a eu des amitiés amoureuses. (Pour continuer mon article, j'ai besoin de m'appuyer sur une expérience personnelle).

Il y a eu une amitié amoureuse au moins, avec attirance au départ (s'appuyant sur de probables affinités, une communauté de ressentis, des centres d'intérêt, voire, une passion commune), dont la dimension amoureuse s'est atténuée avec le temps, dont le jeu de séduction mutuelle (au sens de "amener à soi") a disparu au bout de quelques mois. Je parle pour moi, j'ignore absolument ce qu'il ressentait, et il ne m'en a jamais parlé. Tout ce que je peux dire, c'est qu'il devait apprécier cette relation amicale teintée de merveilleux, puisqu'il lui a toujours réservé une certaine place dans sa vie. J'ai même l'intime conviction, aussi vrai que je ne me prénomme pas Pivoine, que ce que j'éprouvais a été entièrement réciproque.

Cela s'est trouvé remplacé par une amitié, une affection toute simple. Qui a perduré longtemps (même avec des silences de six mois à un an, si pas plus), jusqu'à la mort de cet ami. C'est vrai aussi que sa maladie d'abord, puis sa mort, ont laissé un vide inouï dans ma vie, et que je l'ai pleuré longtemps (même si j'avais l'impression de pleurer surtout sur moi). Mais après tout, pourquoi pas? Tant qu'il était en vie, ce que j'avais vécu, grâce à lui, était en vie. Quand il est mort, ce que j'avais vécu est mort avec lui, et il ne reste que le souvenir. Et je reste relativement incapable de lui consacrer quelques mots... Il est vrai que je redoute surtout de confronter mon histoire personnelle - avec ce qu'elle a de sacré, d'intime - aux regards d'autrui, d'autres personnes qui l'ont connu de très près, et parmi elles, des personnes qui l'ont aimé. En résumé, c'est un trésor intérieur et pour une fois, je ne veux pas le disperser à tout vent...

Donc, pour moi, amitié (sûrement) et amitié amoureuse égalent relation sans partage physique. Amitié sans partage physique = amitié. Amitié amoureuse = on est tenté. Et quand il y a attirance amoureuse, cela devient périlleux. De toute façon, en ce qui me concerne, à partir du moment où il y a un désir et à fortiori, un échange physique, c'est périlleux. Le genre de truc que je peux pas gérer, en somme... Parce que ou bien je suis amoureuse et ce n'est pas réciproque... Ou bien l'autre est amoureux et pas moi, et donc, ça me trouble (au point de me rendre malade physiquement)... Ou bien ça reste une aventure et l'amitié disparaît. Bref. A partir du moment où il y a partage physique, l'attirance amoureuse domine, c'est clair. (Toujours mon esprit net et un peu tranchant...)  Même si l'on sait qu'il n'y aura rien de plus. Je veux dire, que le type de relation ne pourra pas évoluer vers autre chose (une vie commune par exemple). Le coeur et l'esprit se plient à une contrainte, mais je crois que l'esprit se contraint mieux que le coeur et les tripes. Avez-vous déjà essayé de contraindre vos tripes à ne pas ressentir quelque chose de puissant? Si vous en êtes capable, félicitations. Moi, je n'y arrive pas...  Quoique, avec l'expérience, je peux y arriver. Mais il y aura toujours un combat, plus ou moins long, à l'issue duquel l'un ou l'autre capitulera: l'esprit ou les tripes.

Que dire alors d'une amitié, qui commence comme une amitié, et qui, subitement, s'emballe, où l'on éprouve un sentiment fort, passionné - dans ces cas-là, je parle d'amitié passionnelle - mais où l'on sait pertinemment qu'il n'y aura jamais rien de physique (on ne le désire pas d'ailleurs). J'ai vécu une amitié de ce type-là aussi, et nous avons cumulé des moments malheureux ou regrettables, juste avant la fin. Je suis sûre que deux épreuves, au moins, ont contribué à mettre à mal cette amitié. (Enfin, c'est moi qui parle ainsi... Je ne sais pas ce qu'en dirait l'autre personne). Et puis, il y a eu du fusionnel (d'autant que nous échangions beaucoup au moyen de cette passion commune, l'écriture), une amitié basée sur la parole aussi, sur l'échange, et pourtant, un moment donné, tout a capoté. Dans un moment particulièrement difficile pour moi. Mais là, je m'éloigne de l'amitié amoureuse selon mes critères, car, à mon sens, le sentiment d'amitié comme l'amour, ne meurt jamais. Et c'est idiot ce que j'écris. J'ai pourtant l'impression de ne pouvoir mettre de fin à mes sentiments (sauf la haine, car ce n'est pas vivable, donc, là, je travaille à y mettre fin). Je peux écrire une fin en-dessous d'une relation, oui, et alors, je décline toute la gamme du désespoir, du manque, puis du long travail vers l'oubli... Bref, du deuil, au bout duquel il reste une cicatrice autour de laquelle on rebâtit sa vie - que ce soit une vie, une vie amoureuse ou une vie amicale...

Quant aux amitiés (amoureuses) virtuelles - j'aime autant quand on passe à la réalité. Cela permet de réorganiser l'approche de la personne. Certains emballements virtuels - comme on en connaît, au début qu'on pratique l'internet - ont du charme, certes. Et un charme puissant. Mais ça reste virtuel - deux fantasmagories qui se reconnaissent, et s'adoptent - deux esprits, deux intellects, deux intelligences se parlent, - et donc, la confrontation à la réalité vient étayer le phénomène ou le fait basculer. Mais décidément, rien ne vaut la réalité.  Parfois, je me demande si cela ne complique pas aussi nos vies. Tant qu'internet et les portables n'existaient pas, les ruptures étaient plus claires, plus physiques, plus définitives. Avec Internet et les mails, les sms, certaines ruptures n'en finissent pas de finir. Et ce n'est pas vivable.

Toute la gamme des sentiments est certes possible, entre une liaison paisible d'une part, (parlera-t-on alors d'amitié amoureuse?) et une amitié passionnée de l'autre (passionnelle comme l'amour, mais platonique, serait-ce aussi de l'amitié amoureuse?) Et qu'est-ce qui fait la différence ? Puisque normalement, on imagine que c'est l'amour qui sera passionné, et l'amitié, paisible...

Et autre chose, qui me reste mystérieux. Prenons deux personnes libres - libres dans leur vie. Qui éprouvent un sentiment l'une pour l'autre. Peut-être pas équilibré le sentiment (plus d'un côté, moins de l'autre? Ou autrement?) Ne vaut-il pas mieux préserver l'amitié - et donc la construction-reconstruction permanente de la relation, plutôt que de tout faire sauter? Mais cela ne tient pas non plus, ce que j'écris là.

Sinon, il n'y aurait jamais de divorce.

Pour qu'on puisse parler d'amitié amoureuse, d'amitié tout court, d'amour aussi tout court, je crois qu'il faut qu'il y ait réciprocité - et surtout - équilibre dans les sentiments, les attentes, les envies. Et la parole doit être là, je pense, pour que chacun puisse vérifier qu'il est toujours en phase avec cet équilibre, et se le dire. Bref, qu'il n'y a pas une des deux parties qui est partie ailleurs, plus loin, ou qui s'enfonce plus profondément... Ou qui reste en rade.

Mmmh, ai-je convenablement disserté, Docteur? Je n'en sais trop rien.

Car j'ai l'impression de ne pas avoir abordé non plus ces amitiés qui, miraculeusement, se construisent et se solidifient -parfois- quand une relation d'amour est terminée. Ce n'est plus de l'amour et c'est plus que de l'amitié - car il y a une connivence tellement forte - peut-on dès lors parler de fraternité? Ou de sororité? Tout ce que je sais, c'est que, dans ce cas-là, l'autre fait désormais partie de la famille.

Une chose est sûre, c'est que les sentiments tièdes et moi, ça fait deux. Et pourtant, la tiédeur est rudement plus facile à vivre que la passion... Mais hélas, quand mes sentiments sont tièdes, souvent, (pas toujours), ils ressemblent à un électro-encéphalogramme plat.

Et ça, c'est un vrai problème, parce que je déteste tout ce qui est plat... Même cette conclusion, qui l'est terriblement, je trouve, plate et archi-plate.

Posté par pivoineblanche7 à 14:44 - Toute la blogosphère - Permalien [#]


27 avril 2007

Abstrait versus figuratif ?

Hier, j'avais déjà donné quelques coups de pinceaux, (installé les plans, étudié les proportions, etc. tracé une esquisse), quand une autre élève m'a demandé si j'allais faire un abstrait ou un figuratif.

Je l'ai regardée un peu de travers parce que je trouve qu'on est là pour apprendre et donc, je pense qu'on doit nécessairement se colleter avec des sujets concrets, natures mortes ou bouts d'atelier, ou n'importe quoi, même le plus bête pot des bêtes pots, (Spilliaert ne faisait pas autre chose, je n'en démordrai jamais ;-) avant de penser abstrait ou figuratif. Je dirais même, Spilliaert dessinait ou peignait sa table de nuit, avec quelques fioles dessus, (ou un simple saladier en faïence), et il atteignait à l'universel. C'est ça que j'appelle l'art. (J'ai eu un ami -avec qui j'avais beaucoup d'affinités sur ce (seul) plan artistique- qui m'a dit quelque chose de cet ordre-là, à propos de Bruegel l'Ancien et du Païottenland).

A la rigueur, on peut se lancer dans l'abstrait comme exercice, au bout d'un certain temps. Le prof m'avait fait faire ça l'an dernier. Au bout de plusieurs esquisses sur papier A4 et trois grands formats au moins, il m'avait suggéré d'aller vers l'abstraction. Pour dire que l'abstraction ne naît pas d'une fantaisie de l'artiste, mais est l'aboutissement d'un cheminement. Il y en a qui sont d'ailleurs "abstraits" jusque dans la figuration même. Ou symbolistes. Dans ce cas, quand il m'est arrivé d'écrire sur certaines oeuvres d'artistes figuratifs, j'employais plus volontiers le terme de "formes stylisées".

Mais là, elle me présentait l'abstrait comme une solution de remplacement au cas où le figuratif ne me plairait pas (ou pire, serait raté).  Je n'ai rien répondu, je suis restée évasive. Mais ce genre de commentaire me désespère. (Je manque d'humour quand on parle de l'art, ou alors, je suis féroce...) Et je me suis obstinée à peindre ce que j'avais décidé de peindre, en éliminant certaines choses qui ne pourraient apparaître dans la peinture sans la rendre "oeuvre rikiki à mettre dans un salon rustique au-dessus de la cheminée". (Mes cops profs de peinture ou de dessin parlaient toujours, d'un air entendu, de l'anecdotique en peinture).

Bon, je sais que je devrais "prendre" tout ça avec plus de légèreté, me dire que peindre joliment des choses décoratives, est tout aussi légitime, mais ce n'est pas ça que je recherche. Pas ça du tout... (Même si je suis très contente de mettre certains de mes travaux au mur - ce que je ne peux pas faire avec un poème, hélas). Ce qui me fait penser à ce moment où, après avoir atterri dans mon logement précédent, sans meubles ni rien, ma mère m'a donné deux ou trois de ses dessins à mettre aux murs, "puisque" m'a-t-elle dit... "tu n'as plus rien comme portraits ni peintures..."

***

Je suis en train de lire "Une vie" de Maupassant. Un des bouquins que j'ai promis de lire pour venir en aide à mon fils. J'aime beaucoup Maupassant, qui est un des rares romanciers du XIXème que je n'avais jamais lu. Les deux premiers contes que j'ai lus de lui, étaient deux contes qui se passaient dans le milieu de la marine, à Boulogne-sur-Mer. Et qui ont été réédités par un éditeur boulonnais, Christian Navarro (j'avais acheté deux ou trois petits bouquins brochés dans une librairie-journaux, à Wimereux). Après, j'ai emprunté les "Contes" à la bibliothèque et j'en ai lu pas mal - mais pas tous. Puis, "Bel-Ami" (que je devrais emprunter à nouveau pour le terminer). Et enfin, "Une vie". Pourquoi je parle de "Une vie" ? Parce que chez cet écrivain, je trouve des descriptions assez classiques dans la forme, mais pas lourdes, ni conventionnelles. Chez Flaubert par contre, les descriptions et évocations peuvent être du grand art. Ado, pendant le cours de français, je feuilletais mon L&M et je relisais toujours le même passage de Mme Bovary... Un dîner dans un château.

En littérature comme en peinture, il faut arriver à rendre une atmosphère sans lourdeur. Sans fioritures. Le style doit claquer sec ou couler tendre. C'est une synthèse (non un procès-verbal...) Avec des dimensions poétiques ou plutôt narratives ou réalistes ou... Là, on a affaire au style plus personnel de l'auteur. mais si je commence à disserter là-dessus, j'en ai pour toute la nuit. Et la peinture est aussi une synthèse, ce n'est pas une photographie.

Bien que la photographie soit déjà elle-même une interprétation de quelque chose que le photographe - et le photographe seul - a vu et pu saisir...

Posté par pivoineblanche7 à 23:36 - Je peins. Je dessine. - Permalien [#]

Au cours du soir...

Ce soir, je suis retournée au cours de peinture - je ne peux pas abandonner une toile en cours. Là, elle est presque finie, il reste un voile blanc à retoucher (glacis, gloss...) - Et le fond du tableau à retoucher. Après une année de lassitude, de questionnements, de ras-le-bol, une peinture déchirée, (ça fait partie de l'apprentissage, je pense), quelques autoportraits vraiment très véridiques et deux peintures ratées et/ou inachevées, le plaisir est de nouveau là. Comme quoi, faut jamais renoncer. Faut dire aussi que j'en avais marre de peindre sur du papier.

Le pinceau glisse sur la toile.
Je n'entends plus les commentaires des autres élèves.
Je recule, je regarde.

J'essaie de me familiariser avec ce que j'ai peint. On met la toile au mur (je peins sur une petite toile bon march'), on y découvre un clair-obscur. Je ne sais pas si je reconnais ce que j'ai déjà peint. C'est différent. J'ai mis moins de matière. La toile est accueillante. J'aime le bruit du pinceau sur la toile. Dans la peinture, il y a un effort physique à faire. Et surtout, il y a aussi un plaisir physique qui n'existe -forcément- pas dans l'écriture. (Sauf peut-être, dans l'écriture pratiquée en groupe et en atelier, parce que là, il y a un échange d'énergies créatrices, et l'écoute...) Il y a le bruit léger et les odeurs (même si l'acrylique ne sent pas). Devient-on peintre rien que par amour de l'odeur de la toile et des huiles? Non, ce serait absurde. Et pourtant, pour moi, j'ai l'impression que c'est l'odeur même du bonheur.

Il y a une perspective, mais la perspective n'est pas tout à fait juste et c'est ce qui (paraît-il), donne son dynamisme au tableau. Je gratte patiemment les croûtes qui se sont formées au bord des tubes. Je gratte la peinture sur les doigts (je finis toujours par peindre avec les doigts, ce qui n'est pas très bon pour la peau).

Je regarde la toile au mur, j'essaie de comprendre comment je peins (je suis tellement familiarisée avec l'écriture, là, je sais ce que je fais, je sais où je veux aller, mais je n'y arrive pas toujours... Notamment dans l'écriture narrative.) Tandis que lorsque je dessine, je me lance, j'agis sans réfléchir, non pas sans réfléchir - parce que je regarde intensément. Longuement. Et je rectifie. Et puis, je nettoie soigneusement mes pinceaux, je m'assois sur un tabouret et je  m'octroie enfin le plaisir de regarder sans avoir envie de jeter le tout à la poubelle. Et je me demande, en passant, si je dois quelque chose à celui que j'ai regardé peindre si souvent. Peut-être. En tout cas, je dois beaucoup à certains peintres dont j'ai vu des oeuvres exposées. Bonnard, l'an dernier, à Paris, et Jacob Smits, à Ostende, cette année. Enfin, l'envie me revient de dessiner. Parfois, j'aimerais choisir un modèle et aller jusqu'au bout du dessin et de la peinture - au moins rien qu'avec un seul et même modèle.

Cette année, Félix (non pas mon chat mais notre ex-prof de peinture) ne sera pas dans le jury. Normal. Faut que notre prof actuel soit seul maître à bord et prenne entièrement possession de son cours et de ses étudiants. Il faut dire aussi que changer de prof n'était pas facile. Beaucoup ont carrément abandonné. L'année prochaine, je serai en troisième année de peinture. Et j'ignore quand je peux commencer les cours d'histoire de l'art. Je pense aussi que je vais faire un ou deux stages aux AAC cet été. J'ai envie !

Pour la première fois depuis l'été 2005, j'ai envie de refaire un stage ou deux à l'Aca.

Eh.. Eh... Je dois remercier tout spécialement mon amie la pivoine Rose qui m'a secouée à heure et à temps pour que je sorte de chez moi, que ce soit pour marcher 5 km, avec des jambes en plomb, ou pour retourner au cours de peinture...

Posté par pivoineblanche7 à 22:30 - Je peins. Je dessine. - Permalien [#]

Une anecdote...

Une anecdote me revient tout d'un coup en mémoire, en lisant une histoire de chaises, chez un ami, FC Plume.

Comment vais-je m'y prendre pour raconter ça? C'est un sujet que je n'aborde pas souvent.

Dans le domaine religieux et philosophique, j'avais envie de tracer pour mon fils quelque chose rappelant un peu mon chemin à moi. (Mais je ne l'aurais jamais mis à l'école chez les Jésuites...) J'ai fait pour un mieux. Je voulais lui donner la possibilité du choix.

Bref, il a préparé sa profession de foi. Tout en étant dans une école bruxelloise qui était un vrai bastion laïque de chez laïque. Encore quelque chose d'ambivalent... Mais je pense que ça ne lui a pas posé de problèmes, et ça n'en a en tout cas pas posé à ses parents.

Toujours est-il qu'il devait suivre le catéchisme, dans l'église bruxelloise la plus proche, qui avait à nouveau le statut de paroisse. L'équipe pastorale organisait une catéchèse pour les parents également. Une fois par mois, ou deux dimanches par mois, nous allions donc au catéchisme, mon fils, son père et moi. A partir d'un certain moment, j'ai un peu relâché, j'y suis encore allée lors d'une journée organisée pour les enfants et leurs parents. Détail amusant, nous avons visité la nouvelle église Ste Anne, à Koekelberg, ce que j'ai bien aimé, parce que je connaissais déjà un peu cette église. Je crois que c'est sur le même site, mais dans l'ancienne bâtisse, qu'on avait célébré la messe de funérailles de mon grand-père paternel, en 1968.

Un des derniers dimanches, notre vicaire catéchuméne (pour les adultes donc) a proposé de faire la séance dans la cour du presbytère - de là, on voyait même un large morceau de l'ancienne enceinte de Bruxelles, avec sa tour.

pleban

On devait donc prendre nos chaises et les transporter dans le jardin. Toujours un peu à la traîne, je me suis fait souffler mon siège par un parent plus-pilier-d'église-que-ça-tu-meurs (c'était aussi un patron dans le privé et j'attrapais des boutons, comme on dit familièrement, rien qu'à le côtoyer). En néerlandais, on appelle ça un "pilaarbijter" (littéralement, qui ronge les colonnes) J'étais dépitée et furieuse. Il l'a installée pour le vicaire. En vrai manche à balle qu'il était. Très philosophiquement, j'ai pris une autre chaise... Et toute contente j'ai constaté qu'il y avait un petit coussin dessus. Dans le même temps, notre vicaire-catéchumène (qui était un homme charmant), a paru soulagé, mais le manche à balle n'avait pas dit son dernier mot. Il a proposé ma chaise, avec le coussin, au vicaire...

Qui m'a regardée. A vu mon air pas content. Et a dit avec un petit sourire: "laissons ce siège pour la personne qui l'a pris, les derniers seront les premiers..."

Et, avec un sourire sardonique, mais audiblement, j'ai marmonné, entre mes dents, une remarque du style:

"Eh, eh, le manche-à-balisme n'a pas réussi..."

Posté par pivoineblanche7 à 00:31 - Mémoires, souvenirs et... Avenir - Permalien [#]

26 avril 2007

Retour du cours du soir...

Aujourd'hui. Pour la première fois depuis longteeeeemps, je suis partie de là contente. J'ai vraiment peint, j'ai vraiment regardé ce que je peignais, j'ai vraiment travaillé les textures et les couleurs... Et le prof a même rajouté quelques touches de blanc, et ma foi, quand le prof regarde un travail et s'arrête devant le chevalet, c'est qu'il y a tout de même un petit quelque chose de pas trop, trop mauvais, ou, comme ils aiment à le dire...

Un petit quelque chose d'intéressant !

Posté par pivoineblanche7 à 23:23 - Je peins. Je dessine. - Permalien [#]


24 avril 2007

Objectif minceur...

Et voilà, retour de réunion wéwé aujourd'hui... Moins 1 kilo !

Moins 1 kilo ! Du coup, j'allais beaucoup mieux. J'ai fait une tonne de ménage (ordre, vaisselle, pschiiit-pschiiit contre les insectes, balayage, secouage de nappes...) J'ai surveillé la digestion de Félix (heureusement que j'ai adopté ce chat à Hurtebise, je ne savais pas qu'un jour il mangerait mes cafards...) Un bon point pour lui !

Et j'ai peut-être même perdu un tout petit peu plus que ça car je portais des vêtements plus lourds que la semaine passée !

Voilà qui m'encourage à continuer.

J'ai une amie des blogs qui vient boire un verre demain. Je vais lui concocter un bon petit apéritif avec olives, chou-fleur, légumes, tomates cerises, petits cubes de fromage, petits morceaux de surimi, et quelques chips quand même (faut rester humain - sinon, si elle me lit, elle va prendre la fuite! Elle adore les douceurs et les pralines! Et les pâtisseries orientales...), mais je prévoirai du jus de tomate pour moi et des machins light.

Dans deux semaines... Je serai en-dessous d'un premier palier. Mettons que j'aurai perdu de 2 à 3 kilos au total? Au fur et à mesure que les jours passent (les premiers sont les plus dramatiques), la faim devient moins torturante. Je sais qu'à ce moment, on entre dans la phase agréable du plan alimentaire.

Comme c'est la saison des fraises, et que ça compte pour 0 points, je remange des fraises... (J'avais supprimé ces fruits, ces dernières années). Des melons. Des bananes aussi. Les pommes sont trop dures. Mais j'essaie de choisir de beaux fruits. Je me suis à peine remise aux laitages (yaourt) et du coup, j'ai envie de lait et de laitages. Je me rends compte que c'était aussi un aliment sur lequel j'avais fait l'impasse. Bon, le lait, ça c'est pas trop dans mes goûts, surtout le stérilisé, UHT et cie. Je n'aime que le lait frais, mais il faut du demi-écrémé. D'ailleurs, il y a une ferme à Ophain-bois-Seigneur-Isaac qui, le samedi, vend du lait parfumé à la noisette. J'en meurs d'envie. Des légumes, ça j'ai toujours mangé.

Mais la salade liégeoise que je me suis fait ce midi, c'était avec une poignée de lardons (pour le goût) et surtout, du blanc de poulet... Et des haricots et un oignon et des pdt, bien sûr, et du persil, et la sauce au vinaigre (cuisinée à la Pivrose), et j'ai rajouté de la salade. Je n'ai même pas pu tout manger.

La coach wéwé est dynamitée. Pendant la réunion (après la pesée), les dames se jettent sur les crasses wéwé (chips etc.) et là, je retrouve mes automatismes de jeune fille dans sa chambre (quand ma mère me rationnait, lol), pas de chips, pas de chocolat, juste des bonbons à la réglisse (j'aime bien). Je me refais des théières complètes de thé vert, de thé rouge ou de tisane. Et le matin, j'adore petit déjeuner.

Le plus dur cette semaine a été de gérer les moments de fatigue, de découragement. Je ne pouvais plus me jeter sur mon frigo. Je devais m'arracher de l'ordinateur pour me faire à manger. Il y a eu quelques accidents, puisque j'ai laissé brûler des pâtes. Sans compter le cafard de hier soir - j'aurais bien vidé mon frigo entier, rien que de stress...

Je veux maigrir, je maigrirai.

Seulement, l'ennui, c'est que j'ai 20 kilos à perdre. D'abord 2,5, + 5 = 7,5, là, je serai revenue à mon poids de l'été 2005. Et puis la descente dans la dizaine inférieure... Quand j'aurai perdu 10 kilos (ça ne se fera pas en un mois, oh non ! Peut-être en trois - avril, mai, juin), je serai au poids que j'avais quand j'ai été opérée du cancer, en 2002. Or, déjà à l'époque, on m'avait dit que je devais surveiller ma ligne. Hélas...

A ce moment là, on verra à faire une stabilisation et quand le moment sera venu, j'attaquerai la dizaine suivante. Je veux devenir une petite vieille chic et mince...

Je veux faire des marches Adeps de 10 et 15 km...

Je crois que la solution de l'amaigrissement était la bonne. Il était nécessaire que je change d'habitudes. Cela me force à changer de vie. Et à bouger...

Les salades de Mariegolote me viendraient bien à point tiens... Ouh ! Ouh ! Marie ??? Je vais aller visiter sa serre...


legumes

Posté par pivoineblanche7 à 23:42 - Journal intime - Permalien [#]

La phobie des insectes.

Il y avait un gros cafard brun (blatte) sur mon évier. Il a couru sous une éponge. Félix l'a attrapé et conduit, entre ses crocs sur le tapis de mon salon. Mordu, griffé, joué avec (mais ces bêtes ont une carapace). Il l'a ramené à leur mangeoire, et là, il l'a achevé. Et il l'a mangé. Le supportera-t-il ? Ce ne doit pas être le premier qu'il mange. Cet immeuble est insalubre, (sur le plan de l'insectisation uniquement), les cafards courent (rampent dit-on) dans les communs et les colonnes d'eau. Je voudrais déménager. Dans un truc avec jardin ou cour, pas à Bruxelles de préférence, (trop cher), et sans cafards, fourmis phararons, coccinelles, araignées, mouches transmutantes, et cloportes. Et poissons d'argent. Même un logement social...

Où est mon bazooka ?

Posté par pivoineblanche7 à 01:55 - ETRIMO 1966 - Permalien [#]

23 avril 2007

Idées reçues

Quand je donnais cours à mes fonctionnaires, nous abordions beaucoup de sujets d'actualité (qui formaient l'essentiel de leurs épreuves d'examen).

J'avais fort à faire pour pourfendre certaines idées toutes faites, exemple: "commençons par nous occuper de nos problèmes, on s'occupera des problèmes des autres après."

Après quoi je leur faisais remarquer que quand on déforeste en Amazonie, ça a une incidence sur l'équilibre écologique planétaire, sur le climat en général et donc sur notre climat en particulier. J'essayais toujours de trouver des arguments simples, concrets et d'introduire la notion d'esprit critique, de questionnement.

Ensuite, j'ai dû longuement combattre leurs idées souvent incurablement pro-peine de mort (ils y revenaient toujours).

Par analogie d'idées...

A voir chez Nuages, ses cartes de répartition des votes pour quatre candidats à la présidence, selon les régions de France.

Et enfin, mes nouveaux verres sont en commande. Je verrai enfin clair.

Et j'ai laissé brûler mes pâtes wéwé ce soir ! Enfer et damnation !

Posté par pivoineblanche7 à 22:23 - L'actualité - Permalien [#]

L'Europe

L'Europe, le monde, nous. L'Europe est malade, légèrement ou en profondeur?
Qu'est-ce qui est atteint, les membres ou le coeur ?

Encore plus qu'en 1976, quand je refaisais le monde au sortir de la Régence, place Fernand Coq.
Et je suis un de ses membres malade, malade au sens social du terme.
Bien que lucide.
Et j'assiste, impuissante, à cette déliquescence, à ce détricotage, bien qu'il ait peut-être toujours existé.

Comment agir?

J'ai voulu agir. Individuellement. Je suis allée au clash. Là aussi. Alors, que faire? Puis-je me contenter d'assister, impuissante, à cette déliquescence?

Je suis désespérée. Non pour des raisons personnelles, mais parce que je ne veux pas, je n'accepterai jamais de faire le deuil de mes valeurs les plus essentielles. Seulement, que suis-je ? Un petit rien du tout. Et qui doit aller s'acheter une paire de lunettes d'ailleurs. Au moins, après ça, je verrai plus clair. Au sens propre du terme. Au sens figuré, on peut toujours y travailler...

Posté par pivoineblanche7 à 11:32 - L'actualité - Permalien [#]

Ce que...

Je devrais faire maintenant, c'est sortir...

1) aller chez l'opticien avec ma prescription pour de nouvelles lunettes;
2) manger
3) aller à mon rendez-vous.

Et surtout, d'abord et avant tout, sortir de chez moi... Aussi bizarre que ça puisse paraître, c'est le plus dur.

Posté par pivoineblanche7 à 11:02 - Permalien [#]


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